Adiva AD 200 – 2010

L’adiva ou la diva ?

Apparu il y a dix ans sous la griffe Benelli et même commercialisé un moment dans le réseau Renault, l’Adiva revint en 2008 avec de nouvelles ambitions commerciales. Le voici importé en Belgique, et fort d’un tout nouveau moteur Sym. Rencontre avec un cas à part…

Adiva AD 200 – 2010
La diva des villes

Les premiers Adiva, contemporains du BMW C1, s’équipaient d’un bloc Piaggio 125 ou 150cc. Avec le passage au propulseur Sym 200cc équipant le Joyride du constructeur taïwanais, l’Adiva gagne peu en puissance (16cv contre 15 auparavant) mais voit son couple grimper d’une vingtaine de pour cent. Et le fait est qu’avec ses 15,5Nm à 6500rpm, l’Adiva 200 se montre nettement plus réactif et énergique à bas régimes qu’une moto de 125cc qui peut pourtant être presque aussi puissante tout en étant plus légère. Ce bénéfice de couple d&ucirc. à la cylindrée supérieure est évidemment le bienvenu . il se double aussi de la belle réputation de fiabilité dont jouissent les moteurs Sym. Par rapport aux anciens Adiva Benelli/Renault, et outre des améliorations stylistiques, on notera surtout une finition en hausse sensible, des suspensions plus costaudes (la fourche passe par exemple de 33 à 41mm) et un réservoir plus grand, qui embarque désormais 14,3L.

Adiva AD 200 – 2010

 

 

Deux-roues ou cabriolet ?

Adiva AD 200 – 2010
Scooter-cabriolet

La finition générale de l’Adiva satisfera même les exigeants . certes les plastiques ne sont pas au niveau de ce qui se pratique en automobile, mais ils s’ajustent précisément et l’on apprécie quelques attentions comme les vérins facilitant l’ouverture des coffres, la finition intérieure du coffre principal qui vaut bien celle d’une voiture, ou la durite métallique du frein arrière.Naturellement, l’atout phare de cet Adiva est son toit escamotable, qui se replie avec aisance dans le coffre arrière (une vingtaine de secondes suffisent). Impossible d’être surpris par une ondée, car le remettre en place est tout aussi aisé, deux charnières venant solidariser l’ensemble en haut du pare-brise. Sans son toit, l’impression de se trouver dans un cabriolet est renforcée par la protection au vent qui reste excellente puisque le pare-brise monte haut. Cette configuration décapotée est évidemment fort appréciable par beau temps et, d’un point de vue pratique, la place perdue dans le coffre peut être -en partie- compensée par les nombreux rangements et vide-poches dont le plus important, situé sous la selle conducteur, peut encore abriter un casque jet à condition que ce dernier ne soit pas trop volumineux (le nôtre, en taille XL, n’y rentrait pas.)

Adiva AD 200 – 2010Adiva AD 200 – 2010

Lorsque le toit est déployé, le coffre arrière se révèle  » immense « , bien plus grand en tous cas que les tops-cases les plus spacieux . à vue de nez, il doit avoir une contenance d’au moins 85 litres, soit l’équivalent de deux grosses valises latérales. C’est fou tout ce qu’on peut y faire rentrer. Avec encore quatre rangements supplémentaires dans le tablier avant, on peut dire que l’Adiva soigne ses côtés pratiques. Signalons d’ailleurs que l’un de ces rangements, obturé par un clapet, peut recevoir une radio en option . deux emplacements sont du reste prévus, dans le tablier, pour accueillir deux haut-parleurs. Vous remarquerez aussi la présence d’ouïes d’aération : c’est que l’Adiva peut également s’équiper en option d’un système de chauffage ! Ajoutez-y la présence d’une prise 12V, une planche de bord correctement fournie (avec horloge, jauge et température extérieure) et un essuie-glace efficace (dommage toutefois qu’il ne propose pas de vitesse intermittente), et vous obtiendrez un tableau flatteur en termes d’équipement.

Adiva AD 200 – 2010Adiva AD 200 – 2010

 

 

Pas si pataud !

L’Adiva reste fondamentalement un scooter. Ce constat tout naturel implique des prestations routières au diapason d’une telle architecture : on ne peut décemment en espérer la vivacité d’un roadster et l’efficacité d’une sportive. Ceci posé, avec ses suspensions renforcées par rapport à l’époque Benelli et le passage à des jantes de 14 pouces (13 et 12 auparavant), l’Adiva se défend mieux que son gabarit et son surpoids ne le laissent supposer a priori. Le temps d’adaptation qu’il requiert de son conducteur est étonnamment court : il suffit de s’habituer à l’inscrire en courbe pour vaincre son inertie et en faire un engin somme toute pas si pataud qu’il en a l’air. Autre élément qui nécessitera un rien d’expérience : le tribut que l’Adiva doit payer à l’aérodynamique. Avec sa surface frontale (très) importante, il est évidemment sensible aux masses d’air en mouvement, ce qui explique qu’il louvoie dans le sillage des véhicules volumineux tels que camions ou autocars. Encore nous faut-il faire deux remarques : le phénomène peut surprendre au début mais ne s’avère aucunement dangereux parce qu’il est aisément ma&icirc.trisable, et il ne se fait sentir qu’à  » haute  » vitesse sur voies rapides ou en cas de fort vent latéral. Rien de tout cela en milieu urbain, bien entendu. En l’occurence, sa maniabilité s’avère satisfaisante, et l’Adiva se faufile avec pratiquement la même aisance qu’une moto. On prendra juste garde aux rétroviseurs des 4X4 et autres SUV, souvent situés à la même hauteur que les vôtres.

Adiva AD 200 – 2010
Prestations

Outre cela, on mentionnera que les suspensions filtrent plutôt efficacement les irrégularités routières pourvu qu’elles soient isolées. Les successions de bosses sont, quant à elles, négociées moins efficacement, comme sur tout scooter… Les selles, se leur côté offrent ce qu’il faut d’espace et de moelleux (surtout à l’arrière) pour assurer un confort réel à vos fessiers. Et en matière de freinage, une fois que l’on n’a plus peur d’empoigner fermement les leviers, l’Adiva décélère avec vigueur. Son disque arrière, notamment fait merveille, et donne envie de greffer d’emblée une durite métallique à l’avant également.

Adiva AD 200 – 2010

 

 

200cc : un bon choix

Ce 200cc taïwanais conforme à la norme Euro3 est finalement une bonne surprise : discret dans les bas régimes, il acquiert une sonorité rauque bien agréable lorsqu’il prend ses tours, ce qu’il fait avec d’autant plus d’allant que son variateur se montre réactif. Bien que notre AD 200 d’essai n’affichât que 240km à son compteur, nous avons été surpris par sa vigueur dès les basses rotations. En dépit de la surface frontale et du poids relativement important, l’AD 200 accélère en vous gratifiant d’une poussée inaccessible à tous les 125cc, ce qui suffit à justifier l’existence de cette cylindrée longtemps délaissée. Jusqu’à 60km/h, la poussée est franche . elle diminue un peu jusqu’à 80km/h et la vitesse de pointe est atteinte avec un peu plus de paresse, mais c’est bien normal. Sur le plat, on atteint 110km/h que l’on soit seul ou accompagné du reste. Même si l’Adiva se sent le mieux dans les contextes urbains, nous l’avons quant à nous trouvé tout à fait suffisant pour circuler sur les grands axes. En ne roulant pas à l’économie, notre consommation moyenne s’est stabilisée à 5,1L/100km, ce qui lui procure une autonomie appréciable grâce aux 14,3L contenus dans le réservoir.

Adiva AD 200 – 2010

On s’en serait douté, le confort est, avec les aspects pratiques, au nombre des qualités primordiales d’un tel véhicule. En la matière, on peut dire que la protection est ce qui se fait de mieux sur deux roues et, à ce titre, nous vous incitons fortement à choisir l’option des déflecteurs latéraux retenue sur notre Adiva d’essai . ces déflecteurs accentuent indéniablement le  » cocooning  » ressenti à bord et vous isolent fort bien du vent et de la pluie.

Adiva AD 200 – 2010

Seule une grosse pluie tombant latéralement vous atteindra . et encore, avec la vitesse, le phénomène reste limité. A noter que, depuis l’époque Benelli, l’arrière du toit est passé d’une surface pleine à une surface ajourée, ce qui permet à l’air de mieux s’évacuer vers l’arrière et évite ainsi les turbulences dans l’habitacle. Les seuls bémols à souligner en termes de confort concernent des contraintes de taille : plus il est grand, plus le pilote aura les jambes pliées, entra&icirc.nant ainsi des contraintes au niveau des chevilles. De même, le casque d’un passager de plus d’1m70 risque de toucher le toit, ce qui l’obligera à adopter une position  » vers l’avant  » assez peu naturelle.

Adiva AD 200 – 2010Adiva AD 200 – 2010

 

 

Sans équivalent

Vendu 5.190&euro., cet Adiva AD 200 n’est pas bon marché mais se trouve aussi sans concurrent réel. Si l’on prend en compte la fiabilité reconnue du moteur Sym, les aspects pratiques et le confort difficilement comparables, on en vient à considérer l’investissement comme justifié. Idéal comme  » deuxième voiture « , il peut aussi se targuer d’un comportement routier sain et du côté ludique lié au concept de scooter-cabriolet, à vivre en ville mais aussi au dehors.

Adiva AD 200 – 2010Adiva AD 200 – 2010

 

Fiche technique

Adiva AD 200, 5190&euro. en mars 2010

Adiva AD 200 – 2010Adiva AD 200 – 2010

ENGINE TRANSMISSION Engine: single cylinder four-cycle Bore/stroke: 61 x 58,6 Displacement: 171,2 cc Max power: 11,8kw a 7500 rpm Max torque: 15,5 Nm a 6500 rpm Gasoline: unleaded petrol Lubrification: wet carter Engine start: electric start Cooling: water-cooled Gear: CVT with automatic clutchWHEELS Tyres: front 120/70 x 14 », rear 140/70 x 14 » tubeless Rims: 5 spokes aluminium rims, front 3.50 x 14 », rear 3.50 x 14 » Front brake: 260 mm disc brake Rear brake:240 mm disc brakeFRAME Frame: high-resistance steel pipe and traily mixed frame Windscreen frame: aluminium composite frame Front suspensions: telescopic hydraulic front forks &oslash. 41 mm Rear suspensions: engine behaving structural, double rear two-ways shock absorbers preload adjustable on 5 positionsSIZES Length: 2180 mm Width: 720 mm Height: 1759 mm Seat height: 700 mm Wheel base: 1560 mm Dry weight: 172 kg Gasoline tank: 14,3 litres (2,2 litres reserve)HOMOLOGATION Fuel consumption on bench: 25km/l. Distance on bench: at 60 km/h 32 km/l Homologation: Euro 3

Adiva AD 200 – 2010Adiva AD 200 – 2010

Importateur : Fesial SA, Avenue Lavoisier 5, B1300 Wavre Nord, +32 (0)10/ 24.24.04, www.fesial.be
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Rude42
Je suis motard et rien de ce qui est motard ne m'est étranger.

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