YAMAHA FJR 1300 – 2013

Upgrade indispensable
Ces derniers mois, les GT de dernière génération se multiplient sur le marché. BMW, Triumph, Kawazaki, ont compris l’importance de ce segment. Yamaha n’est pas en reste avec la FJR. Même s’il ne s’agit pas d’un modèle inédit, la marque aux diapasons a su faire évoluer le modèle qui, depuis son apparition en 2001 et deux liftings en 2003 et 2006, s’est imposé comme une référence parmi les GT sportives. Esthétiquement, la Yam s’adapte aux standards actuels : elle s’affine quelque peu, ses lignes deviennent plus saillantes et elle gagne en aérodynamisme. Les phares et de clignotants à led, les rétroviseurs design, la bulle redessinée et équipée d’ouà¯es antiturbulences réglables et les valises bien intégrées lui confèrent une touche résolument actuelle. Soulignons également le souci du détail dans la finition. Aucun câble superflu, aucun plastique disgracieux. L’impression ressentie est celle d’une machine fiable et d’excellente qualité.
YAMAHA FJR 1300 – 2013

Le plein d’électronique
Le premier contact est positif. L’assise est ergonomique, quel que soit le gabarit du pilote. Pour les plus grands, il sera nécessaire de régler la selle en position haute. Manipulation accomplie en quelques secondes et sans outil. Le buste est légèrement penché vers l’avant et les mains tombent naturellement sur le guidon. Le rétrécissement du réservoir permet d’avoir la machine bien en jambes. La selle en deux parties procure un confort qui permet d’envisager les longues distances. Au niveau du tableau de bord, à  gauche un compte-tour analogique, au centre un compteur digital bien lisible et à  droite, l’ordinateur de bord qui affiche une foule d’informations : un compteur kilométrique, deux totalisateurs journaliers affichant la distance parcourue depuis leur dernière remise à  zéro, un totalisateur de la réserve, une montre, un témoin du niveau de carburant, de la température du liquide de refroidissement, un afficheur du rapport engagé, un thermomètre, la consommation de carburant instantanée et moyenne, un système embarqué de diagnostic de pannes. Au premier abord, les commodos semblent bien chargés, surtout celui de gauche. Cependant, les commandes simples et intuitives permettent au pilote de se sentir rapidement à  l’aise.

YAMAHA FJR 1300 – 2013YAMAHA FJR 1300 – 2013

Evolution mécanique également
Côté mécanique, les nouveautés sont également au rendez-vous : Traction Control, double mapping (sport et touring), Cruise Control, nouvelle injection, cylindres sans chemise grâce à  un traitement spécial, nouvelle boîte à air, catalyseurs et système électronique de dernière génération. La FJR gagne 2 chevaux de manière à  amener la puissance à  146 chevaux à  8.000 tours. Un bémol toutefois : l’absence d’une boîte 6 rapports, évolution incontournable pour une GT. La difficulté de béquillage reprochée au modèle précédent a été corrigée gr âce à  un meilleur positionnement de la béquille centrale. Cà´té pratique, outre les valises d’origine de 30 l chacune et un top case de 39 ou 50 l en option, signalons le vide-poche sécurisé muni d’une prise 12 V, la bulle réglable électriquement avec mémoire de position et une multitude d’options (protège-pieds, protège-mais, bulle haute, support GPS (Garmin), top case, selle confort, protection latérale, .)

YAMAHA FJR 1300 – 2013

Le plaisir en plus
Avec ses 289 kg, on peut craindre un certain manque de maniabilité. Il n en est rien ! Une fois en mouvement, la FJR se montre très souple et facile à manoeuvrer grâce à son centre de gravité relativement bas et à son train avant particulièrement bien étudié. Le bruit du 4 cylindres à double arbre à cames et 16 soupapes est un vrai régal pour les oreilles. Mais pas seulement ! Les 146 ch sont maîtrisés sans problème grâce à la poignée de gaz ride by wire, une poignée d embrayage précise et un couple disponible dès les bas régimes. Les deux cartographies (Sport et Touring) viennent compléter la panoplie. En mode  » Sport « , la conduite est forcément plus physique et les accélérations musclées obligent le pilote mais surtout le passager à s accrocher. Sans atteindre les sensations d une sportive, elle permet tout de même de se faire plaisir. Le mode  » Touring  » est un peu trop mou. Il faut d ailleurs se méfier de la différence de punch lors des dépassements. Il sera apprécié lors de balades en duo ou sur revêtement humide. Il est possible de passer d un mode à l autre en roulant à condition de couper les gaz. La FJR se montre à la hauteur aussi bien sur les petites routes sinueuses grâce à sa maniabilité et son équilibre général que sur autoroute où elle se transforme en vaisseau au long cours grâce à une excellente protection. Rien à redire au niveau de la boîte si ce n est que l étagement de la 5ème soit un peu décalé. On aura également souvent tendance à chercher un hypothétique 6ème rapport. Le Cruise facile à enclencher et à désactiver est un réel  » plus  » lors des longs trajets. En ce qui concerne la consommation, elle peut être maintenue sous les 6,5 l à condition d adopter une conduite calme. Dans le cas contraire, vous atteindrez le 7 à 8 l sans problème. Les 25 l du réservoir permettent une autonomie d environ 350 km.

Partie cycle
La partie cycle se montre à la hauteur. Le châssis périmétrique en aluminium confère un très bon équilibre à l ensemble. Le train avant est composé d une fourche téléscopique de 48 mm réglable en détente et d un amortisseur arrière réglable en précontrainte. Le modèle  » AS  » sans embrayage est équipé d une suspension électronique réglable (voir ci-dessous). Aux dernières nouvelles, le modèle à boîte manuelle le sera prochainement également. Côté transmission, le cardan reste discret. Les doubles disques flottant avant de 320 mm avec étriers à 2 pistons et le simple disque arrière de 282mm couplés à un ABS efficace assurent un freinage sans reproche. Le freinage combiné améliore l efficacité de l ensemble (chaque disque est équipé de deux plaquettes plus petites actionnées par la pédale et de deux grandes commandées par la poignée de droite). Pour les situations d urgence, le Traction control permettra d éviter le pire. En configuration suspension mécanique, un freinage tardif ou un peu trop appuyé en début de courbe aura comme conséquence de durcir la suspension avant et donc de modifier la trajectoire. Phénomène naturel certes mais qui m a paru plus prononcé sur la Yamaha que sur une Pan par exemple. Les Metzeler Roadtec Z8 Interact se montrent également irréprochables.

Dominique
Enseignant tombé dans le monde de la moto très jeune

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