BMW NINE-T Le plaisir avant tout

Habituellement une BMW c’est plutôt fonctionnel, surtout avant l’arrivée des S1000.

Avec la Nine-T, la marque bavaroise a voulu revenir à l’essentiel, retrouver le plaisir de conduire une moto.

BMW NINE-T Le plaisir avant tout

Ne le comprenez pas mal, on peut très bien prendre du plaisir au guidon d’une K1600 ou d’une GS 1200 par exemple mais il faut avouer qu’entre les aspects pratiques et la technologie de plus en plus envahissante (tant mieux diront certains) on ne les utilise plus toujours juste pour le plaisir mais elles deviennent parfois de vrais utilitaires. Une fois de plus, rien de péjoratif là dedans.

Notre présentation vidéo :

 

La philosophie de la Nine-T est tout autre, elle fait l’impasse sur toute aide électronique hormis l’ABS quand-même. Côté look, c’est la même idée qui prédomine, on élimine tout le superflu : des jantes à rayons, fourche anodisée or et un arrière de la moto réduit à sa plus simple expression.

Le monobras arrière offre aussi une vue dégagée sur la jante arrière à peine cachée par le silencieux. De plus, il renferme la transmission par cardan, pas de vilaine chaine remplie de graisse pour salir votre belle !

Notre modèle d’essai avait toutefois quelques options qui lui vont comme un gant : le réservoir alu avec soudure centrale apparente, le capot de selle et le silencieux Akrapovic. En parlant de ce capot de selle, on est plutôt surpris de voir qu’il peut servir de petit vide poche mais qui ne ferme pas à clé, que du contraire, le dosseret se clipse simplement, ça fait un peu cheap quand même.

C’est rare de voir une BMW d’origine aussi dépouillée et le charme opère, la Nine-T attire les regards même à l’arrêt quand l’appel de l’Akra ne fait pas tourner les têtes.

Le tableau de bord est aussi assez sommaire, un compte-tour et un compteur analogique prennent en sandwich un LCD qui est peut-être la seule touche visible de modernité avec le rapport engagé, l’heure, les trips et la consommation. Dommage quand-même de ne pas avoir ajouté une jauge.

Forcément, les goûts et les couleurs ça ne discute pas mais en toute simplicité, je la trouve belle et réussie même dans les détails. Un plaisir que vous devrez garder pour vous vu la selle solo mais la selle arrière peut bien entendu être laissée à la place du capot.

La surprise ne s’arrête pas au visuel mais seul un essai pourra vous en dire plus.

Mise en route et le twin à plat se réveille… ça y est, il est là le fameux balancement latéral du boxer.

BMW NINE-T Le plaisir avant tout

Sur une moto comme la RT par exemple, le poids atténue grandement cette sensation.

Annoncée à seulement 222 kg, la Nine-T vit, tangue à chaque rotation de la poignée et on y prend vite goût.

L’Akrapovic est juste infernal, ça ne devrait pas être permis d’appeler ça un silencieux ! Quelle mélodie et plus on accélère vite, plus le grondement est présent, un régal pour les ouïes.

BMW NINE-T Le plaisir avant tout

Je n’y tiens plus, il faut l’essayer. J’enclenche la première qui a parfois un peu de mal à se verrouiller et je démarre. La position est plutôt sympa, pas en appui sur les poignets, la selle à 775 mm (785 mm selon la fiche technique) est juste assez confortable et forcément, ne parlez pas de protection, ce n’est pas le sujet ici.

Ce qui surprend directement, c’est l’impression de facilité. Elle se balance d’un virage à l’autre à la moindre demande et le moteur n’incite pas à rouler pépère. Il perd certes quelques chevaux par rapport à la R1200R en affichant 110 cv à 7500 tr/min. mais la moto est 10 kg moins lourde aussi.

Alors forcément, une moto maniable et avec un moteur à la hauteur, on en profite et on a vite fait de vider les 18 litres du réservoir. J’ai allumé la première fois la réserve à pile 200 kms, oups ! Quasi d’une traite en plus, deviendrais je accroc ?

N’exagérons rien, 200 bornes, c’est bien et on profite du ravitaillement pour se poser un peu. Le pilote n’est forcément pas à l’abri derrière une bulle et on prend bien le vent ou la pluie. D’ailleurs, si vous roulez sous la flotte, pensez au sac à dos à coque dure comme le Boblbee. Pourquoi ?

Quelques kilomètres sous une averse ont suffi à le maculer de tâches de boues, heureusement qu’il a protégé la veste.

Les suspensions sont d’ailleurs plutôt sportives avec une fourche inversée de 46 mm et un système Paralever à l’arrière avec un amortisseur réglable en précharge et amortissement.

Tout bénéfice pour la tenue de route et la conduite plutôt musclée mais le confort en souffre, surtout sur les raccords plus marqués qui se font méchamment sentir dans le guidon. On ne peut pas tout avoir.

Le freinage est aussi à la hauteur avec des doubles disques flottants de 320 mm, étriers radiaux à 4 pistons et un 265mm avec étrier à deux pistons à l’arrière. Ils se montrent à la fois efficaces et endurants sans être trop agressifs. Forcément direz vous, avec le poids plutôt contenu de la Nine-T, c’est assez logique.

Mais BMW ne la présente pas comme la moto des hipsters modernes ? Si ?

Tant pis pour les codes et la barbe ! C’est vrai qu’elle arbore un look Café Racer des plus tendances !

Vrai aussi qu’on pourrait se contenter de parader à son guidon et de siroter une petite mousse en terasse en la laissant admirer.

Mais qu’est ce que vous ratez !

C’est pour ça que je l’ai essayée aussi avec l’intégral et la veste sport, une vraie moto pour se faire plaisir. Elle roule, elle peut faire des bornes ou elle peut se la jouer polissonne dans les virolos.

Quel gâchis ça serait de la cantonner au rôle de faire-valoir pour l’assortir à une chemise à carreaux !

Ceci dit, la veste vintage et le jet lui vont tout aussi bien. Limite, tout dépendra de la sortie que vous avez prévu ce jour là.

Tout ça a un prix et chez BMW, les options sont légions. Au prix de base de 15.400 €, on ajoute le réservoir alu, les poignées chauffantes (on peut s’en passer bien entendu) et le système d’alarme et on est déjà à 16.090 €.

A celà il faut ajouter le prix du silencieux Akrapovic, de la selle avec le logo Nine-T (au passage un peu moins rembourrée que celle d’origine), les clignos LED… Hé oui, la note devient salée mais quand on aime…

Vous pouvez même choisir une ligne d’échappement qui vient placer le silencieux juste en dessous du niveau de la selle, façon Scrambler.

Parlant du Scrambler, c’était justement cette version que nous espérions essayer mais elle n’est pas encore disponible et BMW m’a convaincu de d’abord tester la Nine-T classique pour en saisir tout le sens : le plaisir de conduire une moto tout simplement, sans artifice superflu (autant utiles peuvent ils être)

Il n’est donc pas improbable que vous retrouviez l’essai de la version Scrambler plus tard sur le site.

Résumons : pas d’aspect pratique, une fourche avant un peu dure, une consommation qui peut être élevée si vous êtes trop généreux avec les gaz, pas d’aide à la conduite… Oui mais un look inimitable, un moteur vivant, des possibilités de personnalisation, une moto maniable et attachante, une mélodie avec l’Akra qui vous donne juste envie de rouler avec votre Nine-T.

Un essai qu’on ne peut que vous recommander !

Parlant d’essai, vous retrouverez aussi ceux des vestes Alpinestars, du jet Scorpion Belfast et du HJC R-Pha 11 sur le site !

BMW NINE-T Le plaisir avant tout

Sylvain R
Sylvain roule depuis qu'il en a l'âge, deux ou trois roues (voir même 4) et un moteur et il est parti pour un essai. Sportive, roadster, custom, trail ou autre, rien ne l'arrête. Sa maxime préférée : "Brûle la gomme, pas ton âme". Si vous le croisez, n'hésitez pas à le saluer, il ne mord pas... enfin normalement

Articles similaires

Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

[fbcomments url="http://peadig.com/wordpress-plugins/facebook-comments/" width="375" count="off" num="3" countmsg="wonderful comments!"]

Suivez-nous

15,375FansLike
202FollowersFollow
2,530SubscribersSubscribe
Publicité

Populaire cette semaine

Publicité