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Yamaha Tricity 125, mobilité et sécurité.

Drôle d’engin, drôle d’essai me direz-vous peut-être. Ce n’est pas faux mais je suis curieux et je voulais tester ce petit scooter trois roues sauce Yamaha.

Quand je dis petit, c’est surtout en parlant de son moteur puisqu’il s’agit ici d’un 125cc. Non, ne partez pas, il est sympa ce Tricity, à condition de l’aborder convenablement.

Yamaha Tricity 125, mobilité et sécurité.

Côté look, pas de doute possible, on est bien sur un scooter sauf que celui-ci a deux roues devant. Pour le reste, les lignes sont fluides et relativement dynamiques, en témoigne par exemple sa petite bulle qui forcément n’offrira pas non plus la protection d’un maxi-scooter GT.

Son truc, c’est la ville surtout. Son public, les débutants en scooter, les automobilistes qui en ont marre de faire la fille et tous ceux et celles qui ne se sentent pas à l’aise sur deux roues. Oui, vu comme ça, c’est un peu mal formulé… Disons que le système 3 roues apportera plus de confiance au pilote hésitant à rouler par tous les temps.

Vu l’équation de départ, on comprend le choix du moteur, un monocylindre 4 temps de 125 cc à refroidissement liquide. Avec seulement un peu plus de 12 cv, il ne faut pas s’attendre à des prestations décoiffantes. Avec son système à trois roues, il accuse quand même 164 kg en état de marche, c’est presque 40 kg de plus qu’un Nmax qui propose la même puissance.  Mais comme on le disait, ce n’est pas ce qu’on cherche ici.

Qui dit scooter, dit aussi aspects pratiques et le Tricity ne fait pas défaut avec un vide poche à droite équipé d’une prise 12 Volts (attention, il n’y a pas de sortie prévue si vous comptez alimentez un GPS), un crochet dans le tablier avant, un plancher plat assez grand pour accueillir mes 46-47 fillettes et un coffre sous la selle, éclairé s’il vous plait, qui peut contenir un grand jet comme le Arai SZ Ram-X et quelques autres affaires. Par contre, la selle ne tient pas en place toute seule si le guidon n’est pas droit et vous devez aussi l’ouvrir pour faire le plein. Ça a l’air bête comme critique mais sous la pluie, on aurait apprécié ne pas avoir le contenu du coffre mouillé parce qu’on doit remettre de l’essence.

Yamaha Tricity 125, mobilité et sécurité.

La selle se montre large et accueillante et la passagère (ou le passager) pourra déplier les pose-pieds pour profiter de la sienne, plus petite mais suffisante.

Yamaha Tricity 125, mobilité et sécurité.Devant soi, on trouve un tableau de bord entièrement digital et complet avec l’heure, les trips, la jauge et la vitesse. Pas d’indication de la consommation mais un voyant qui passe au vert pour vous signaler que vous roulez de façon économique.  Je ne vous cache pas que ça surprend la première fois avant de voir qu’il s’agit d’un voyant « Eco ».

 

 

 

 

Difficile maintenant de vous parler de ses suspensions sans parler de l’essai en même temps.

Deux roues à l’avant et un système de suspension entièrement mécanique. Pas de lock du train avant, autrement dit, le scooter ne reste pas en position droite quand vous vous arrêtez à un feu par exemple, vous pouvez toujours le pencher comme un scooter normal… Euh oui, tombez aussi donc.

Pour l’amortissement, on trouve carrément deux tubes de fourche par roue.  Sans entrer dans les détails trop techniques, ils sont placés l’un derrière l’autre face à la route, côté intérieur dévoilant ainsi entièrement les jantes avant. Evidemment, le but n’est pas qu’esthétique. Ce qui est justement le point fort du Tricity, ce système offre une très bonne tenue de route au scooter. Si au départ, je dois avouer que j’étais un peu hésitant, surtout que sa conduite est différente des modèles concurrents italiens que j’ai déjà pu tester. Il se conduit en fait comme un scooter classique, il ne faut rien changer à sa conduite. Il est aussi maniable que n’importe quel scooter, en ville et en dehors.

Yamaha Tricity 125, mobilité et sécurité.

Et c’est une fois sur les petites routes qu’on remarque vite l’avantage apporté par les deux roues, le Tricity colle à la route. Et si on n’était pas aussi limité par son moteur, on pourrait vraiment se taper de gros délires, on peut rentrer assez vite dans les courbes et après plusieurs jours, parfois aussi vite qu’à moto. Attention, je ne parle pas de comparer avec une moto plus puissante mais sur un trajet quotidien, il n’y aura vraiment que les endroits où on peut ouvrir un peu que la différence sera flagrante.  On arrivera aussi rapidement aux limites physiques du scooter avec la béquille centrale qui vient frotter le bitume dans les ronds-points.

En ville, les trois roues permettent aussi d’affronter les éventuelles embûches, les pavés, les casses vitesse, les bandes blanches sans craindre de perdre l’avant. Vraiment, c’est un plus pour un scooter qui pourra être utilisé toute l’année pour aller bosser ou se déplacer en ville.  Ça ne vous met par contre pas à l’abri de tous les chocs et là c’est un peu décevant, plus d’une fois sur certaines routes en mauvais état les chocs remontant dans le guidon ou dans la selle se sont montrés peu agréables.

Là où on gagne aussi c’est au freinage : deux disques de 220 mm à l’avant et un 230 mm à l’arrière. Yamaha ajoute en plus l’ABS et un freinage couplé UBS. Autrement dit, la poignée droite freine sur l’avant et la gauche commande l’avant et l’arrière pour pouvoir freiner encore plus fort. Et avec la stabilité accrue avec les deux roues, on peut tirer fort sur les deux poignées en cas d’urgence. A éviter toutefois en virage, on peut certes freiner mais il ne faut toutefois pas exagérer non plus, ça ne vous pardonne pas toutes les conneries.

Vous l’aurez compris, le système 3 roues apporte en effet un vrai plus côté sécurité, surtout si les conditions climatiques sont médiocres.

On regrette encore plus que le moteur ne soit pas plus puissant. Si pour la ville, c’est largement suffisant en atteignant assez rapidement les 50 km/h, il faut déjà un peu plus de temps pour passer à 70 km/h mais si vous arrivez sur les grands axes, les 12 cv se montrent vite très limite. On peut atteindre les 90 km/h mais il faut prendre son temps. Bon, c’est vrai que notre modèle d’essai sortait à peine de rodage et qu’il a même pu dépasser les 100 mais n’en espérez pas beaucoup plus et si vous empruntez souvent les grands axes sur de longues distances, ça ne sera vraiment pas une partie de plaisir. En heure de point par contre, en interfile, il se montre tout à fait à la hauteur par contre, ils ont oublié de vous monter les "warnings", dommage.

Yamaha Tricity 125, mobilité et sécurité.

En plus, il a beau avoir un petit réservoir de 7.2 litres, il permet d’aligner pas mal de kilomètres avant de devoir passer à la pompe. Avec une consommation moyenne tournant autour des 3 litres aux cent, le Tricity est peu gourmand et on apprécie de ne pas devoir ravitailler trop souvent, enfin tout est fonction de vos trajets aussi.

Et scooter oblige, la protection des jambes contre les intempéries est très bonne, la bulle aurait pu être un peu plus haute histoire de dévier encore un peu plus le vent mais vu les performances du scooter, ça se montre suffisant. Par mauvais temps par contre, on appréciera sans doute une version plus haute.

Les habitués de scooter auront par contre remarqué l’absence de frein de parking, un choix surprenant vu le poids. Ça s’avère bien pratique pourtant, même si le train avant ne se bloque pas à l’arrêt.

Reste à passer à la caisse et débourser les 4.799 € pour le faire vôtre. Le Tricity reste bien moins cher qu’une petite voiture et offre une réelle alternative à celles et ceux qui voudraient se rendre au boulot sans devoir subir les files et en plus, il vous permettra de ne pas trembler à la première goutte de pluie. Ne nous le cachons pas, pour certains, même des motards habitués, un sol trempé est une hantise et certaines motos n’ont jamais eu de douche naturelle. Ici, pas de souci de ce côté-là, les trois roues se montrent vite rassurantes même si elles ne pardonnent pas tout.

https://www.yamaha-motor.eu/be/fr/products/scooters/urban-mobility/tricity.aspx

Yamaha Tricity 125, mobilité et sécurité.

 

Sylvain R
Sylvain roule depuis qu'il en a l'âge, deux ou trois roues (voir même 4) et un moteur et il est parti pour un essai. Sportive, roadster, custom, trail ou autre, rien ne l'arrête. Sa maxime préférée : "Brûle la gomme, pas ton âme". Si vous le croisez, n'hésitez pas à le saluer, il ne mord pas... enfin normalement

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