Suzuki Burgman 650 Executive

Le roi

Suzuki Burgman 650 Executive

En lieu et place de bourgeois, le Burgman aurait franchement pu s’appeler le Roi, tout chez lui est royal et avec ses démarrages rock’n’roll il supporterait très bien aussi le surnom du  » King « Suspicious MindsEst-ce encore un scooter ? On est en droit de douter quand on l’aperçoit pour la première fois, il est immense, on dirait une Goldwing ! Sa fiche technique renseigne bien 244 kg à sec, un poids lourd donc ?(Let me be your) Teddy bearPrenons place sur le trône, la selle est ferme sans être dure, sa faible largeur sur l’avant permet de poser les pieds bien à plat sur le sol pour tenir son altesse en parfait équilibre. Le  » grand  » se fait docile et se veut rassurant pour les personnes de petite taille. Le guidon est proche du buste, il permet de garder les bras presque à angle droit et le dos droit, ajoutez le petit dossier très chic et vous obtenez une position très ergonomique. Le repose-pied permet de rouler jambes pliées ou légèrement tendues, mais ont aurait souhaité pouvoir les étendre davantage, comme sur un T-Max par exemple.

Are you lonesome tonight ?

Suzuki Burgman 650 Executive

Si je suis seul ? Pas pour longtemps car le Burgman est accueillant comme une chambre d’hôte. Le fauteuil passager fait réellement envie, large, confortable, agrémenté d’un dosseret, de poignées et de repose-pied idéalement placés, il encourage la conduite accompagnée.Burning LovePour une fois le volume extérieur profite à l’intérieur. Sous les deux selles, on trouve un grand coffre dans lequel deux casques prennent place sans peine ou un casque et une veste. Ce dernier cas de figure étant idéal pour l’utilisation quotidienne en habits de ville : une fois le scoot stationné, vous tombez la veste et le casque et vous voilà fringant à moins d’une minute de votre destination, c’est bien pour cela qu’on adore les scooters ! Très pratique, le barillet de contact sert aussi à ouvrir le coffre. Nous avons aussi apprécié les nombreux vide-poches (dont un à fermant clé), le cale-guidon et la présence d’un frein à main, cela n’a l’air de rien, mais comme il n’y a pas moyen d’embrayer, pour le stationnement dans une rue en pente, un frein à main ça aide.Fun in AcapulcoComme chez tous ses cousins, le poids du Burgman est situé très bas, gage de maniabilité. Dès les premiers tours de roues, l’impression de lourdeur dispara&icirc.t, une inclinaison du bassin suffit à donner la direction, très intuitif, le Burgman vous donne vite l’impression d’être ma&icirc.trisé, il ne tombe pas dans les virages et ne renvoie pas d’efforts particuliers dans le guidon qui reste très léger.

Jailhouse Rock

Suzuki Burgman 650 ExecutiveSuzuki Burgman 650 Executive

On en vient inévitablement à révéler notre côté rock’n’roll et la poignée des gaz part en triple vrille. Le 650 répond immédiatement, ici pas de transmission qui glisse, le démarrage est direct et projette en avant comme un boulet d’un canon. Vous allez adorer les départs arrêtés d’autant plus qu’il est virtuellement impossible de caler. De mémoire, le démarrage du Burgman est le plus solide de tous les scooters que nous avons essayés. Une fois  » catapulté « , la poussée reste soutenue, idem pour les reprises, le coup de pied en moins. La bo&icirc.te séquentielle passe automatiquement les rapports en s’occupant aussi de l’embrayage, c’est rapide sans être brusque. Pour les reprises, l’effet quick-down enclenche un rapport inférieur pour améliorer le couple et donner de la pêche. La fonction  » Power  » actionnée par un bouton sur le commodo gauche permet de forcer la bo&icirc.te à rester un rapport en dedans, gage de plus de nervosité et de bruit aussi. Le frein moteur est plus présent, la conduite plus  » hâchée « , franchement le mode normal dépote déjà très bien et ménage s&ucirc.rement mieux les entrailles mécaniques de son altesse. L’injection est bien réussie, elle ne produit pas d’à-coups et nous a permis de réaliser un 6 litres aux 100 km plutôt pas mal étant donné l’énergie que nous avons dépensée dans les démarrages.

Suzuki Burgman 650 ExecutiveSuzuki Burgman 650 Executive

 

Love Me Tender
Suzuki Burgman 650 Executive

Les suspensions parviennent à encaisser tous les défauts de la route sans renvoyer de chocs dans les bras et encore moins dans le dos. Elles ne pompent pas exagérément au freinage ni à l’accélération. Le moteur n’est pas solidaire du bras oscillant, ce dernier est léger et réagit bien. Le châssis a évolué, il apporte un bon niveau de stabilité, le Burgman ne donne jamais l’impression de flotter, même dans les virages rapides. La fourche avant a tout de même tendance à redresser la moto lors des freinages, cela pourra être minimisé par anticipation ou en privilégiant le frein arrière dans les ralentissements en virage. La bo&icirc.te de vitesses peut aussi être commandée manuellement, deux boutons sur le commodo gauche permettent de monter ou de descendre de rapport, un indicateur de la vitesse engagée bien lisible permet de savoir où on en est. Dans tous les cas, l’embrayage est automatique. Mais nous n’avons pas utilisé ce mode si ce n’est pour l’essayer. De plus, tous ces boutons à gauche donnent vite dans la confusion, surtout quand après un freinage d’urgence vous vous retrouvez en 6 ème à 10 km/h, pas évident de relancer… Le mode automatique nous a convaincu d’autant plus que l’embrayage est particulièrement réussi, il évite les glissades interminables entre deux rapports et reste souple même sous l’effet du kick-down.It’s now or neverSur cette version  » Executive « , l’ABS est présent. Encore une dotation royale ? Certainement, à condition que ce dernier fonctionne correctement. C’est le cas. Sensible au moindre départ de glisse, il libère rapidement et finement la pression sur les plaquettes. C’est très efficace. Cet ABS ajoute à la puissance de freinage déjà disponible, l’assurance d’obtenir le maximum en toutes circonstances et vu la santé de la cavalerie ce n’est pas superflu. Voilà qui invite à sortir par tous les temps. L’aérodynamique préserve des remous même dans le sillage des camions ou monovolumes, elle protège si bien qu’il est permis de sortir en tenue de ville, paré selon la saison d’une veste imperméable. Le tableau de bord est complet, presque tout est digital, compte-tours à graduations, vitesse, heure, niveau d’essence et de température. Il manque une indication de la température extérieure bien pratique l’hiver.

Fever
Suzuki Burgman 650 Executive

La version Executive est equipée de rétroviseurs escamotables électriquement. C’est le genre de détail qui fait sourire en lisant la brochure. Mais ce qui ressemble à un gadget pour enfant attardé pourrait bien devenir un argument décisif. Le mode opératoire est le suivant : à l’approche d’une file de voitures, vous appuyez sur la commande et les rétros s’escamotent en deux secondes. La largeur du scooter est alors à peine plus importante que celle de vos épaules. Le soi-disant gros Burgman se faufille comme une mobilette et le soi-disant gadget devient votre plus fidèle allié contre les pièges de la circulation. Sorti des files, vous déployez les rétros et bénéficiez d’une des meilleures vision sur l’arrière, les miroirs étant grands et situés bien à l’extérieur.Can’t help falling in loveLes sensations apportées par ce bicylindre de 650 cm3 et 55 ch le placent sans conteste aux côtés de bon nombre de motos. Reprises, vitesse de pointe (180 km/h, donnée à titre purement informatif) avec en bonus l’association de la bo&icirc.te séquentielle et ses départs éclairs. Les seuls défauts qu’il faut bien lui avouer concernent la sonorité décevante du bicylindre qui n’échappe pas à la malédiction qui frappe les scooters. Au moins elle est silencieuse à régime constant et si elle ne flatte pas les sujets de la cour, elle garantit au moins une ambiance de compartiment première classe au Roi. La deuxième confession concerne son prix qui passe le cap imaginaire des 5 chiffres pour se fixer à 10.499 &euro., soit 1.000 &euro. plus haut que son petit frère, mais arriverions-nous à nous passer de l’ABS et des rétros électriques après y avoir go&ucirc.té ? Ce Burgman conna&icirc.t toutes les bonnes manières, il est fougueux sans être rebelle (sauf en mode Power peut-être), il freine comme s’il avait quatres roues, sa tenue de route précise, ses suspensions souples mais jamais floues, une sonorité polie même si un peu morose, une aérodynamique de jet privé ainsi que des costumes de circonstance (gris, bleu ou noir métal), nous avons tout simplement à faire au Roi de la catégorie.

Fiche technique
Suzuki Burgman 650 Executive 2004 MécaniqueBiclylindre de 638 cc, alésage 75,5 mm x course 71,3 mmTaux de compression 11.2:14 soupapes par cylindre50 cv (37 kW)/ 7.000 rpm, 54 Nm/ 5.500 rpmRefroidi à eau , injection électroniqueBoite de vitesse séquentielle à 5 vitessesChâssisSuspension av. fourche hydraulique &oslash. 41 mm débattement : 110 mmSuspension ar. 2 combinés amortisseur, réglables en précharge, débattement : 100 mmFrein av. double disque &oslash. 260 mm, étriers 2 pistons, système ABSFrein ar. simple disque &oslash. 250 mm, étrier 2 pistons, système ABS120/70R-15 tubeless AV 160/60R-14 tubeless AR ChiffresPoids à sec: 244 kg Longueur: 226 cmLargeur: 81 cmHauteur: 1 43.5 cmHauteur de selle:75 cm Garde au sol 130 mm

Suzuki Burgman 650 Executive

Chasse 26&deg.10’Réservoir 15 lConsommation 6l/100km ImportateurSuzuki BelgiumSatenrozen 82550 KONTICH Tél. : 03/450.04.11http://www.suzuki2wheels.be/
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Geoffroyhttp://www.Objectif-moto.Com
Motard et SimRacer passionné, j’aime partager avec vous mes découvertes au travers d’Objectif-moto et Objectif-Racing!

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