Suzuki Bandit 1250 SA – Bandit Dry, à consommer sans modération

La fin d’une époque
Eh oui, l’arrivée de ce nouveau moteur sonne le glas du dernier bloc air-huile, héritier des gsxr d’antan. Comme certains en mettent dans leur vin, Suzuki ajoute de l’eau au refroidissement de la grosse Bandit: les normes anti-pollution ont enterré les anciens blocs.

Du coup, quitte à le transformer, les ingénieurs ont apporté pas mal d’autres modifications dont une augmentation de cylindrée à 1255 cm³ contre 1157 précédemment.

On souhaite donc la bienvenue au radiateur d’eau, à l’injection avec système à double papillon qui remplace les carburateurs, et à un nouveau système d’actionnement des soupapes silencieux et moderne.

Toujours côté mécanique, les cylindres ont subi un traitement de surface afin de réduire les frottements et la consommation d’huile. L’échappement est lui équipé d’une sonde lambda, couplée au boîtier d’allumage qui, à son tour, commande le système PAIR, chargé d’injecter de l’air frais de la boîte à air dans les conduits d’échappement.

Les mécanos trouveront aussi un balancier d’équilibrage qui élimine les vibrations que l’on pouvait trouver sur l’ancienne 1200.Vous serez peut-être étonné de constater que la puissance ne change pas, elle reste à 98 cv, mais elle a gagné du couple pour atteindre 10,8 daNm à 3700 tr/min.

Suzuki Bandit 1250 SA – Bandit Dry, à consommer sans modérationA l’arrêt, le moteur en impose, sortant du cadre comme si on l’avait gonflé pour une course de dragsters et ce n’est pas que du show comme chez certaines petites machines bombant le torse pour faire comme les grandes.

 

Avec un tel moteur, les ingénieurs ont préféré une chaîne de distribution centrale plutôt que latérale, surtout pour conserver son esthétique bestiale.La Bandit 1250 reste méchante, l’injection répond à la moindre sollicitation de la poignée et prenez garde: peu importe le rapport, ouvrir en grand risque d’allonger vos bras de quelques centimètres ou, à défaut, de vous faire perdre l’adhérence si le sol n’est pas sec, méfiance aux débutants qui s’y risqueraient.

Ceci risque aussi de vous côuter votre permis, protégé derrière la tête de fourche, on se retrouve très vite à des vitesses prohibées sans même s’en rendre compte.

Un des gros points forts de ce moteur, c’est aussi sa polyvalence. Il peut montrer les dents si on le lui demande mais aussi se contenter de rouler sagement en profitant du couple passant de la ville à l’autoroute sans même user du sélecteur. Evitez quand même le démarrage au feu vert en 6ème, ça risque de ne pas passer.

Oui, elle a désormais 6 vitesses bien utiles sur les grands axes, abaissant le régime moteur à 4000 tours à 120 km/h tout en gardant la possibilité d’accélérer sans devoir passer en 5ème. Toujours au rayon boîte de vitesses, l’embrayage est hydraulique: la poignée en devient très facile à utiliser sans devoir forcer, même en usage fréquent comme en ville.

 

Plus de rigueur
Suzuki Bandit 1250 SA – Bandit Dry, à consommer sans modération

Sur la balance, la 1250 accuse un embonpoint de presque 10 KG: une augmentation conséquente qui porte le poids à sec à 229 Kg avec ABS. Ce surplus s’explique non seulement par les modifications moteur mais aussi par le cadre: Suzuki a en effet augmenté les sections des tubes du cadre acier pour offrir plus de rigueur et encaisser le surplus de couple.

Il faut l’avouer, pour les manoeuvres à l’arrêt, ce n’est pas un cadeau mais une fois en route on l’oublie rapidement.La 1250 reste un exemple de maniabilité pour son gabarit plutôt imposant. Seul un usage très sportif vous rappellera que vous n’êtes pas sur une supersport, mais ça ne vous empêchera pas de rouler vite.

En ligne droite ou en courbes rapides, elle reste stable comme sur un rail. Il vous faudra juste tenir compte de son poids et de son inertie à l’approche d’un virage plus serré et adopter un rythme plus coulé pour ne pas la brusquer.

 

Suzuki Bandit 1250 SA – Bandit Dry, à consommer sans modérationLes freins avant, soumis à l’abs, comme à l’arrière d’ailleurs, se montrent très convenables, mordants mais pas extrêmes. Les disques AV 310 mm et étrier 4 pistons procurent un bon feeling mais il ne faut pas oublier le poids de la moto et freiner assez tôt ou suffisamment fort. Le frein AR se contente lui de 240mm et deux pistons. il sert juste à équilibrer et mériterait plus de mordant, il déclenche aussi plus rapidement l’abs qu’à l’avant.

 

Voyage, voyage
Suzuki Bandit 1250 SA – Bandit Dry, à consommer sans modérationLe tableau de bord reste inchangé, seul un témoin FI, pour l’injection, s’invite à la fête. On est un peu déçu, tout est neuf et lui ne gagne qu’une petite led. Au moins il est complet lisible, avec compte-tours analogique et compteur digital.

 

La selle reste accueillante et confortable, invitant clairement au voyage. On comprend un peu moins la perte de 1 litre en capacité du réservoir, certes l’injection ne se montre pas trop gourmande: une escapade sur les grands axes de 160 kms nous a soulagés de 9 litres, soit une moyenne de 5,6 litres à un rythme soutenu. Les 19 litres offrent ainsi une autonomie de plus de 300 kms, de quoi se promener.

Suzuki Bandit 1250 SA – Bandit Dry, à consommer sans modération

Les suspensions, une fourche de 43mm réglable en précharge et le mono amortisseur AR réglable en précharge également, ne souffrent d’aucune critique. Elles proposent un bon équilibre entre confort et tenue de route et ce même sur des routes en mauvais état. Une fois de plus, il faudra vous prendre pour un pilote pour qu’elle vous rappelle à l’ordre.

 

Qu’en conclure?
Suzuki Bandit 1250 SA – Bandit Dry, à consommer sans modération

Que dire d’autre sur cette Bandit qui semble arrivée à maturité avec son look inchangé et un moteur remis à neuf?

On pouvait espérer un peu plus d’audace esthétique, histoire de ne pas la voir confondue avec l’ancienne mais resterait-elle alors une Bandit?

On pouvait rêver à un tableau de bord plus moderne avec par exemple un shift light et un indicateur de rapport engagé.

Mais franchement, là on pinaille.La 1250 est bien finie, remplit son cahier des charges en tous points, offrant confort pour les balaes et sensation avec son gros coeur.

Notons toutefois que nous espérions essayer la Bandit en version GT, soit la même machine mais avec un bas de carénage et un ensemble valises et top- case, ce qui lui donne un air de vraie GT, offrant sans doute une bonne protection. Si elle est bien présente au catalogue, elle ne l’était pas à l’essai.

La Bandit 1250 SA est proposée à 8.950 €, pour cette cylindrée, elle est tout à fait abordable.

Importateur
Suzuki Belgium
Satenrozen 8
B-2550 Kontich
03/450.04.11
www.suzuki2wheels.be

Sylvain R
Sylvain roule depuis qu'il en a l'âge, deux ou trois roues (voir même 4) et un moteur et il est parti pour un essai. Sportive, roadster, custom, trail ou autre, rien ne l'arrête. Sa maxime préférée : "Brûle la gomme, pas ton âme". Si vous le croisez, n'hésitez pas à le saluer, il ne mord pas... enfin normalement

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