Moto Guzzi Breva 1100 ABS

Le raffinement italien version roadster
Repris dans le groupe Piaggio, Moto Guzzi possède à présent les moyens pour investir dans le développement de modèles aux normes actuelles et bien entendu, avec ce souci du détail qui crée le charme unique de ces italiennes.

Moto Guzzi Breva 1100 ABS

Grâce à de nouveaux moyens financiers, de nouvelles motos telles que la Norge 1200 sont sorties des cartons, d’autres développements ont pu avancer, comme pour la Breva. Sans renier ses origines et ne pas décevoir les fidèles de la marque, cette belle italienne nous revient avec un niveau de prestations qui pourra séduire un large public. Vous aviez comme nous décelé des similitudes avec la BMW R1150R, Moto Guzzi ne s’en cache pas et c’est tant mieux car cela ouvre les possibilités dans le créneau des gros roadsters.Une grosse cylindrée…

Moto Guzzi Breva 1100 ABS

On peut trouver amusantes et le plus souvent bien assez puissantes les petites et moyennes cylindrées, mais il y a une aisance que seules les grosses cylindrées possèdent. Si vous souhaitez rouler en 850, n’essayez surtout pas la 1100, ce serait fatal. Le 1100 est bien plus disponible dès 3.000 t/min et transforme chaque ouverture des gaz en poussée réjouissante. Le tirage long permet d’accélérer tranquillement alors que le surcro&icirc.t de couple propulse en avant sans effort. Monter dans les tours devient facultatif, la poussée évolue certes encore un peu mais c’est pour se dégourdir les jambes car il y a tout ce qu’il faut en bas. L’allonge s’étend jusqu’à plus de 7.000 t/min pour permettre de rester sur un rapport lors d’un dépassement par exemple, un shift-light prévient l’entrée en service du rupteur qui intervient sans brutalité.La Breva n’est pas un poids plume et ses kilos sont sensibles dans les manoeuvres, heureusement dès que la moto roule, ils sont oubliés. Sans être une sportive, elle peut tenir un rythme élevé et encha&icirc.ner les courbes en prenant des angles plus que respactables, elle se redresse d’une simple pression sur le guidon et s’engage dans le virage suivant en faisant preuve d’un équilibre rassurant. Suivre la trace d’une moto plus légère se fait avec décontraction et beaucoup de plaisir. La monte d’origine fait appel aux Metzeler Roadtec Z6 qui conviennent parfaitement à ce rythme.

… très légère à  emmener…
Moto Guzzi Breva 1100 ABS

Le buste est homéopathiquement basculé vers l’avant dans l’esprit d’un roadster, grâce aux repose-pied légèrement reculés et aux poignées du guidon placées sur deux grandes rehausses qui tombent bien sous les mains, la position autorise une attitude dynamique sans jamais devenir contraignante. Elle ne charge pas les mains, ne plie pas trop les jambes et permet au dos peut rester droit. Ce confort dynamique est relayé par d’excellentes suspensions, réglables à l’arrière par une simple molette, bien pratique pour configurer un duo en une seconde. Et à l’avant par vis et écrou sur les tubes de fourche. Ces suspensions travaillent sur un mode « douceur » et ne paraissent jamais molles, sauf l’avant lors de gros freinages. Elles restent sereines sur routes dégradées, royales sur routes pavées et protègent parfaitement le dos grâce à un débattement important du mono-bras. La fourche ne bénéficie pas d’une technologie aussi sophistiquée que sa cousine BMW avec son ‘Telelever’, mais il faut bien reconna&icirc.tre que la Breva réussit à offrir un confort tout aussi convaincant. Seul le freinage donne l’avantage au système BMW qui ne plonge pas et ne durcit pas le guidage.Nous préférons d’ailleurs nous reporter sur le frein arrière qui possède une puissance rare et plus que suffisante pour assurer la majorité des freinages, l’assiette reste alors inchangée. Le frein avant se veut sportif de part sa couleur dorée, la taille de ses disques copieusement dimensionnée, il permet des arrêts puissants quelle que soit l’allure. L’ABS installé sur ce modèle fonctionne indépendamment à l’arrière et l’avant, il empêche efficacement les roues de se bloquer, ce qui ajoute à la tranquillité…. mais pas en villeSeule ombre au tableau, une injection qui tape dans le cardan à la coupure des gaz et à la réouverture. La sérénité dont nous profitions se trouve perturbée dans les encha&icirc.nements de virages lents et davantage encore en ville. C’est d’ailleurs la portion du voyage que nous apprécions le moins sur la Breva, même si la hauteur de selle permet de bien trouver son équilibre lors des arrêts, elle est rendue bruyante par son cardan, sa boite de vitesse claque sur les premiers rapports et son embrayage à sec produit un son de casserole si peu enjoué, le tout avec une poignée d’embrayage dure, la ville n’est pas sa tasse de thé.Le moteur dégage une chaleur toujours sensible au niveau des pieds et il conviendra pour les grands de vérifier la position du genoux par rapport au cylindre gauche, en effet, il est saillant et chaud évidemment. Un pantalon de ville et certainement un pantalon de pluie pourraient ne pas le supporter. Les poignées de frein et d’embrayage s’adaptent à toutes les mains puisqu’elles sont réglables, il y a un espace disponible sous la grande selle mais il est compté et ne permettra pas de se passer de valises.Ce roadster est taillé pour la route et embarque un tableau de bord ultra complet fait de plusieurs cadrans entourés de cercles chromés: un à gauche avec aiguille pour le compte-tours, un central avec la vitesse et le niveau d’essence à droite, des voyants lumineux en nombre et un écran digital en bas à droite avec l’ordinateur de bord qui reprend l’heure et la température extérieure ainsi que les indications de vitesse moyenne, maximale, consommation, kilométrage total et partiel complète le tableau. L’ordinateur enregistre dans les partiels 1 et 2 toutes ces informations et il se commande depuis le commodo gauche.

Raffinement italien
L’usage des chromes est présent et savamment dosé, pour le cerclage des cadrans du tableau de bord, du phare avant à verre clair qui laisse voir le réflecteur ainsi que le verre loupe du phare, les tubes de fourches et deux languettes qui parcourent le réservoir sur toute sa longueur. Ces dernières reflètent le paysage et le ciel dans un effet panoramique des plus réussi. Les verres de clignotants sont clairs aussi et donnent à la moto un air parfaitement contemporain, de même que le frein arrière qui se signale par des leds. Seuls les rétroviseurs semblent avoir été oubliés par la plume du designer, ils sont en contrepartie très efficaces.La peinture est un gris métallisé foncé plut&ocirc.t discret. La selle bicolore et composée de deux plastiques de textures différentes, assemblés par une couture de fil rouge. Par temps de chaleur, ce revêtement se détend et devient inconfortable pour l’assise qui a tendance à glisser vers l’avant.Le moteur se la joue discret également avec sa couleur noire, y compris pour le sabot qui atténue l’effet de masse du bloc vertical, le radiateur d’eau présent sur la version 1100 cm3 est habillement dissimulé par le haut carénage, de sorte que cette grande est à peine plus imposante visuellement que la 850. Marque de fabrique oblige, les cylindre sont de couleur métallique pour signaler leur présence et sont chapeautés par une culasse couleur bronze, les bougies sont à présent invisibles. Les tubes d’échappement suivent un parcours très simple vers le catalyseur bien dissimulé sous la moto, dommage que la position et la taille du silencieux poli ne permette pas mieux d’apprécier la très légère jante à bâtons. La sonorité produite est qualitative, bien grave, elle n’est pas envahissante, sauf en pleine accélération où elle exprime la volonté du 1100, de même que les vibrations qui apparaissent alors et disparaissent aussitôt revenu le régime constant.

Moto Guzzi Breva 1100 ABSMoto Guzzi Breva 1100 ABS
A la fois dénudée comme un vrai roadster, la Breva distille avec beaucoup de raffinement et un minimum d’artifices une impression très chic et valorisante pour son propriétaire.Cardan et béquille centrale plairont aux rouleurs, de même que le confort de selle et les deux grandes poignées plairont au passager. Sans une bulle, il est difficile de tenir un 140 km/h plusieurs minutes et même un 120 km/h s’avère exigeant pour les cervicales sur un long parcours. Le plaisir de rouler en roadster s’exprime pleinement en dehors des autoroutes, sur routes sinueuses où l’équilibre de cette Breva et le confort de ses suspensions permettent de prendre un maximum de plaisir, ainsi que des sensations grâce au couple du 1100.Retour gagnant pour Moto Guzzi et choix plus large pour les amateurs de beaux roadsters. Nous attendons d’essayer la R1200R à présent…

Fiche Technique
Moto Guzzi Breva 1100 ABSMoto Guzzi Breva 1100 ABSMoto Guzzi Breva 1100 ABSMoto Guzzi Breva 1100 ABS
Moto Guzzi Breva 1100 ABS – 12.590 &euro. (11.590 &euro. sans)MoteurType&nbsp.: bicylindre en V à 90&deg. refroidi par air, 4t, culbute, 4 soupapes par cylindreCylindrée (al. X cse)&nbsp.: 1064 cm3 (92 x 80 mm)Puissance maxi&nbsp.: 85,5 ch (63 kw) a 7 500 tr/minCouple maxi&nbsp.: 8,6 m.kg (85 n.m) a 6 800 tr/minDémarreur&nbsp.: électriqueTransmissionBoite de vitesses&nbsp.: 6 rapportsTransmission finale&nbsp.: par cardanPartie-cycleFrein AV (étrier x pist.)&nbsp.: 2 disques &oslash. 320 mm (4 opp.)Frein AR (étrier x pist.)&nbsp.: 1 disque &oslash. 282 mm (2 opp.)Réservoir (réserve)&nbsp.: 23 litres (4)Consommation: 6 litres/100kmPoids à sec&nbsp.: 231 kgImportateurMOTOTRICOLORE Lange Dreef 13b4131 NJ VIANENwww.mototricolore.com&nbsp.

Geoffroyhttp://www.Objectif-moto.Com
Motard et SimRacer passionné, j’aime partager avec vous mes découvertes au travers d’Objectif-moto et Objectif-Racing!

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