MonkeyGP

Avec le Super Cub et le Monkey, on roule vintage dans toute l’acception du terme puisque les histoires de ces deux trublions remontent respectivement à 1958 et 1961. En selle pour une présentation pas comme les autres…

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Deux de ces trois fiers chevaliers finiront au tapis, mais on ne vous dit pas lesquels…

Un jour de mai gris et pluvieux dans la banlieue gantoise. Honda a convié la presse belge et hollandaise pour un événement à l’originalité affirmée qui mettra en exergue les spécificités de ces deux véhicules atypiques mais qui résonnent comme de grands succès dans la riche histoire du géant nippon. Au menu de ce Honda Monkey Cub Event: enduro et cross au guidon de l’étonnant Monkey et rallye urbain perché sur les grandes roues du Super Cub.

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Un brin d’histoire

Dans la lignée des Beach Bikes ou motos de plage, le Monkey (4099€) remonte à 1961. Le tout premier du nom avait des jantes de 5 pouces ( !) et réjouissait les visiteurs d’un parc d’amusement japonais avant de devenir une vraie moto deux ans plus tard et d’épauler la Dax dans les années 70. Aujourd’hui, cette machine atypique de 9,4cv pour moins de 100kg à sec dispose de l’injection, de l’ABS, d’une fourche inversée, de LEDs omniprésentes, d’une instrumentation LCD et d’une alarme.

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Dans ces conditions difficiles, les suspensions du Monkey étonnent

Emoi et respect pour le Super Cub (3599€): il est le puîné d’une lignée qui en fait la moto la plus produite de tous les temps avec… plus de 100 millions d’unités! C’est en 1956, au retour d’un voyage en Europe et aux States, que Soichiro Honda eut l’intuition qu’il fallait concevoir un véhicule universel qui serait à l’aise dans tous les contextes et siérait à n’importe quel utilisateur. Le premier Cub, un 50cc de 4,5cv, sortit à l’été 1958 et le succès fut tel que les Beach Boys lui dédièrent même leur chanson Little Honda en 1964. Sacré pedigree, convenons-en.   

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Un zeste de folie

A travers un florilège de sous-bois, sentiers et chemins dont certains marqués de profondes ornières, nos Monkeys se sont aussi frottés à trois épreuves chronométrées: un enduro où il s’agissait d’être le plus lent possible, un cross sur le (petit) circuit privé d’un pilote local et une épreuve de maniabilité et d’équilibre sur la pelouse glissante d’un verger. Eh bien autant vous dire que dans ces contextes spécifiques, le Monkey a révélé un potentiel inattendu parce qu’il était à l’aise partout. Ce véhicule qui semble a priori plus futile qu’utile, se pare ainsi d’une homogénéité et d’une polyvalence étonnantes: maniable et confortable sur route, il affiche aussi grâce à ses pneus mixtes et au travail plus qu’honorable de ses suspensions de vraies aptitudes à une conduite off-road légère. Sur cailloux, sur sols meubles, et même dans des loops, voilà que le Monkey garde la tête étonnamment haute et apparaît donc d’autant plus comme la moto pur fun qu’il ambitionne d’être. Chapeau donc pour ce Monkey qui a épaté tout l’aréopage de journalistes présents. Confort de selle, transmissions exemplaires, freinage suffisant et intuitif, consommation ridicule; tout y est parfaitement calibré. Il n’y a que les plus profondes ornières qui pouvaient avoir raison de son petit gabarit. Respect!

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Ouf, enfin l’arrivée!

Un soupçon de tourisme culturel

Pour la seconde partie de la journée, on s’offre un rallye culturel dans le centre de Gand au guidon du Super Cub. Une pluie battante s’est invitée et compliquera singulièrement la tâche de votre serviteur (consulter une carte sous la drache, quelle galère!) qui… finira par se perdre dans la ville et abandonnera l’épreuve. Qu’importe, cela n’empêchait pas la découverte de ce monument qu’est le Super Cub. Outre son look tout aussi craquant que celui du Monkey -mais avec selon nous quelque chose de plus féminin-, le nouveau Cub se distingue par une maniabilité de vélo et donc une très grande facilité en milieu urbain. Cela est encore accentué par la transmission semi-automatique (sans embrayage, il suffit de couper les gaz pour changer de rapport); le confort est au rendez-vous, le freinage est bien suffisant et la modernité est de la partie avec les LEDs, l’instrumentation LCD et le système de démarrage sans clé. On regrettera néanmoins l’absence de tout rangement et les mensurations de l’engin assez peu adaptées à un conducteur d’1m80 ou davantage.

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Ben oui: quand on n’achève pas le rallye, on n’a droit qu’à une photo statique…

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Le Super Cub et les deux trophées du jour
Rude42
Je suis motard et rien de ce qui est motard ne m'est étranger. Motard dès l'âge de huit ans et journaliste/essayeur moto depuis 1988. Une expérience tout à votre service...

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