La Harley-Davidson Road Glide Spécial aux 500 kms

Vous commencez à me connaître et à les connaître ces 500 kms du MTC. Quoi ? Tu ne sais pas ce que c’est ? Bon vite fait, le MTC regroupe des clubs de motards et la plupart organise leur balade pendant la saison. Le MTC propose aussi ses propres sorties dont les 1000 kms, 500 en Wallonie et 500 en Flandres et l’année suivante, on démarre de l’autre côté du pays. On commence le samedi matin, on passe par plusieurs points de contrôle et on finit la première partie fin de journée. Les plus téméraires repartent  ensuite pour les 500 suivants.

La Harley-Davidson Road Glide Spécial aux 500 kms

Bref, il me fallait une moto assez confortable, avec une belle autonomie et tant qu’à faire sympa à regarder 😉

L’année passée, c’était une BMW qui s’y collait mais cette fois, c’est Harley-Davidson qui aura la lourde tâche de me mener à bon port. Et ça tombe plutôt bien, les touring profitent désormais du nouveau moteur 107, plus puissant, plus coupleux et forcément, on devait le tester.

Un rouge pailleté accompagné de flaming, une tête de fourche imposante avec sa double optique, des valises et deux silencieux chromés, elle est là, posée sur ses jantes… et moi qui voulais un truc qui se fait remarquer, c’est gagné. Diantre, quel engin !

Ses mensurations feraient presque peur. Il faudra éviter les sentiers non asphaltés cette fois !

Petit coup sur le starter, l’imposant V-Twin se met en branle dans une sonorité si chère à la marque. Il faut dire que pour une fois, on triche un peu chez H-D, la belle a hérité d’un kit stage 1 qui la rend un peu plus véloce encore et moins discrète aussi et ce n’est pas moi qui m’en plaindrai.

A l’allumage, le grand écran s’illumine. Le système multimédia offre tout ce dont vous aurez besoin : radio, gestion d’un MP3 et surtout GPS. D’autres informations sont aussi distillées par les autres cadrans donnant ainsi un savant mélange entre le côté très moderne de l’écran couleur et les autres sur fond blanc.

Bon, ce n’est pas tout ça mais il faut se mettre en route, assez tôt même puisque le point de départ se donne à Tongrines. Pas de souci pour tout ce que je veux emporter, les deux valises offrent déjà pas mal de place et en plus s’ouvrent facilement d’une seule main, pratique quand on veut prendre ou charger quelque chose et qu’on a déjà quelque chose dans les bras.

Il y a aussi un petit vide poche dans la tête de fourche, côté droit mais là, je vais juste y mettre les clés et le MP3. Oui, la radio, je n’y compte pas trop, surtout que pour la première partie en Wallonie, en général, on évite les villes. Malgré la grande antenne, la réception semble toujours poser problème.

La Harley-Davidson Road Glide Spécial aux 500 kms

J’encode l’adresse dans le GPS, pas le plus rapide que j’ai pu tester par contre mais je commence à le comprendre et j’ai même trouvé comment le paramétrer pour éviter les grands axes, sympa l’option « tournants » mais on verra par la suite.

Ce qui me surprend d’entrée de jeu, c’est la maniabilité et la facilité à tourner, en roulant parce qu’à l’arrêt, c’est une vrai séance de body pour la rentrer et la sortir du garage.

En effet, contrairement à la Street Glide, l’imposante tête de fourche n’est pas solidaire de votre guidon, elle tient au reste de la moto ce qui donne ce sentiment de légèreté. Sentiment, on est bien d’accord, avec ses 388 kg, elle demandera un peu de pratique et d’attention.

Les plateaux pour les pieds sont larges, les doubles commandes sont un peu justes si vous avez des grandes bottes mais ça passe, la position est plutôt confortable, la selle moelleuse comme il se doit et la petite bulle fait son office. Pour sûr, on s’en prend quand même bien plein le casque, si vous espériez roulez avec un jet et le nez au vent, vous finirez avec les mouchettes entre les dents.

Mais rassurez-vous, j’ai utilisé mon Roof Desmo en le laissant la plupart du temps avec la mentonnière relevée.

Après un petit imbroglio au départ, la première étape n’a pas grand intérêt en nous menant vers Purnode, par les grands axes pour récupérer un peu du temps perdu.

Ah oui, il faut pointer dans une tranche horaire mais rassurez-vous, ce n’est pas un rallye sur route ouverte, on y arrive sans souci en respectant les limitations. Ensuite, direction Rochefort, les paysages sont déjà plus sympathiques, les routes aussi et la garde au sol de notre Road Glide Spécial permet déjà un rythme intéressant là où la Street obligeait de rendre la main sous peine de frotter copieusement.

Le GPS me mène via des petits chemins à travers les forêts, pas des sentiers, bien des routes roulables et surtout avec les fameux tournants tant demandés. La musique m’accompagne aussi mais quand la vitesse augmente, le volume suit sauf qu’à partir d’un certain seuil, les paroles deviennent peu audibles.

La Harley-Davidson Road Glide Spécial aux 500 kms

J’entame sans doute une des parties les plus jolies de la journée, sans vouloir vexer les autres régions bien entendu mais le tracé arrive au Luxembourg, direction Esch sur Sûre. Des routes splendides, en bon état, des virages des plus affriolants où les plus sportifs ont du s’en donner à coeur joie. Mais ce parcours au Grand Duché me confirme deux choses : la Road Glide en a sous la poignée et tient la route même si on la mène a vive allure et surtout, les luxembourgeois sont bien mieux lotis que nous !

Si ce n’était pas si loin, nul doute que j’irais y prendre des photos et des vidéos plus souvent.

Le pointage suivant se fait à Martelange, histoire de faire le plein et se désaltérer pour ceux qui n’auraient pas encore pris leur repas. La Harley-Davidson n’a pas vraiment besoin de la pause, 232 kms au compteur et seulement 11,8 litres de remis. Bah oui, le tarif plus bas m’a quand-même convaincu de tanker.

Comment ont ils fait pour qu’une moto de ce gabarit consomme si peu avec en plus un moteur aussi coupleux et en stage 1 en prime ? A peine plus de 5 litres au cent et avec son réservoir de presque 23 litres, il y a fort à parier que le pilote demandera une pause avant que la moto ne doive faire le plein.

Oh pas que le confort ne soit pas de la partie, les suspensions font un bon boulot, la tête de fourche a été améliorée, le guidon changé pour que les commandes soient plus près du pilote. Parlant des suspensions, imaginez la taille de la fourche : 49 mm !
Tout a été revu y compris les amortisseurs arrière, abaissée de 2,5cm et offrant de 15 à 30 % de précharge en plus. Le pneu arrière, assez étroit en 180 profite grandement à la maniabilité aussi.

La Harley-Davidson Road Glide Spécial aux 500 kms

Le freinage aussi a reçu toute l’attention des ingénieurs, signé Brembo et avec l’ABS forcément. Ce n’est pas tout, l’action sur la poignée sera répartie sur les deux roues pour vous garantir un arrêt rapide, un système qui se montre rassurant. On est bien loin des customs sur lesquels il fallait freiner des deux pieds pour s’arrêter.

Il y a tant à dire que je pourrais vous écrire des pages et des pages mais l’heure tourne et il faut continuer la balade.

Les prochaines étapes nous mèneront à Florenville, Anthée, Beaumont, Ecaussinnes pour terminer les premiers 500 kms à Basècles. Et tout ça, presque comme dans un fauteuil. Oui presque, la selle a beau être confortable, mon séant commence à souffrir de sa journée. Les bras eux, tiennent le coup, c’est vrai que le poids en moins de la tête de fourche est un plus.

La Harley-Davidson Road Glide Spécial aux 500 kms

La journée se termine avec un bon 600 kms au compteur sur la journée, pas vraiment fatigué sauf mon arrière train qui demande grâce.

Une chouette découverte cette Harley-Davidson Road Glide sauf quand il faut la reculer ou la bouger, vu le poids conséquent, et accessoirement, son prix : de 27.500 à 29.160 € selon les coloris choisis, et cela d’origine, sans le stage 1 donc. Oui quand on aime, on ne compte pas mais mon banquier ne doit pas aimer la moto, et le vôtre ?

Sylvain R
Sylvain roule depuis qu'il en a l'âge, deux ou trois roues (voir même 4) et un moteur et il est parti pour un essai. Sportive, roadster, custom, trail ou autre, rien ne l'arrête. Sa maxime préférée : "Brûle la gomme, pas ton âme". Si vous le croisez, n'hésitez pas à le saluer, il ne mord pas... enfin normalement

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