Dunlop GP Racer

Will you qualify *? (*Vous qualifierez-vous?)

Dunlop GP Racer

Dunlop, qui a gagné plus de GP que tous les autres manufacturiers réunis, a convié la presse et quelques pilotes à la présentation de sa nouvelle enveloppe hypersport, baptisée GP Racer. Dans des conditions pourtant difficiles, ce nouveau pneu a démontré un grand potentiel.Initialement prévue à Assen, cette présentation se déroula finalement au Luxembourg, sur le site de Colmar-Berg, puisque les aménagements du circuit néerlandais n’étaient pas terminés. On ne perdit pas au change, car la petite ville grand-ducale abrite à la fois une unité de production pour pneus de camions et d’engins de chantiers, un centre de recherches et d’ingéniérie pour pneus de voitures et… le circuit d’essais privés du groupe Goodyear-Dunlop.Le GP Racer en piste

Dunlop GP Racer

Voici venu le moment de s’équiper. Si nous parlions plus haut de  » conditions difficiles « , c’est qu’en ce début avril, il gèle encore toutes les nuits au Grand-Duché. De surcro&icirc.t, le circuit d’essais Goodyear-Dunlop chapeaute une colline et est donc constamment balayé par un vent fort. Enfin, c’était la première fois que des motos allaient investir son asphalte qui offre un bon grip, mais très abrasif. Bref collants, sous-gants et tour de cou sont indispensables pour ne pas souffrir du froid…Pendant que nous visitions le centre de recherches, Didier Jadoul lui-même reconnaissait la piste pour pouvoir jouer les ouvreurs de luxe. En réalité, ce tracé tourmenté s’est révélé extrêmement sympathique, présentant de nombreux points communs avec la piste de GP de Valencia : belle ligne droite en descente, virages serrés, montées et descentes, … Tout ce qu’il faut pour étalonner un pneu.Positionnement et technologie

Dunlop GP Racer

En réalité, le GP Racer vient combler une niche vide dans l’offre Sportmax de Dunlop : alors que le GP et le Redline se destinent exclusivement à la compétition, tandis que le D208RR et le Qualifier sont orientés route tout en offrant d’excellentes prestations sur piste, le GP Racer présente les caractéristiques globales d’un pneu course (chauffage rapide, grip) sans négliger les exigences d’une gomme routière (tenue sur le mouillé, feed-back). S’agissant de la concurrence, le nouveau Dunlop s’attaque au Michelin Pilot Power Race, au Pirelli Dragon Super Corsa, au Bridgestone BT 002 ou encore aux Metzeler Rennsport/Racetec (voyez nos tests 2005). Il s’agit donc d’un pneu ultrasportif, certes homologué pour la route, mais qui donnera tout son potentiel sur une piste.Tout comme le slick Redline, le GP Racer profite d’une ceinture aramide à 0&deg. et du brevet CTCS (Carcass Tension Control System) permettant des niveaux de tension différents suivant les zones de la carcasse, non seulement pour une répartition plus homogène des forces auxquelles est soumis le pneu (donc moins de déformations et d’échauffement) mais aussi pour une zone de contact optimisée sur les différents angles. De leur côté, les sculptures sont réparties à raison de 11% sur la bande centrale (un atout pour les performances sur routes) et 4% à l’épaulement (pour plus de grip sur l’angle). Notons encore que, comme sur le Sportmax GP, ce sont de fines particules de carbone qui assurent la montée en température et le grip. Enfin, trois mélanges de gommes sont disponibles pour une adaptation fine aux conditions de piste : tendre et medium pour l’avant, medium et dur pour l’arrière.Bien entendu, le GP Racer est disponible immédiatement dans les dimensions dévolues à la majorité des sportives. Exemple de prix bruts : 120/70-17 = 189€ . 180/55-17 = 245€.

A donf…
Et en dehors de l’exposé didactique, ça donne quoi ? On l’a dit, la piste luxembourgeoise est complète et exigeante. Dans la configuration retenue pour les motos (environ 3km), il y a trois vrais freinages dont un gros en bout de ligne droite, où nous arrivions à 270km/h au guidon de notre ZX10R 2006. Par ailleurs, le tracé nécessite plusieurs réaccélérations sur l’angle. Comme c’est un circuit de trajectoires, il convient d’être précis et rapide dans la prise d’inclinaison . enfin, par endroits, le circuit est bosselé par le passage des voitures.Le GP Racer chauffe-t-il vraiment vite ? Oui, mais à l’instar du Bridgestone BT 002, il chauffe surtout là où il est sollicité, ce qui explique que quelques pilotes ont connu des dérobades à l’accélération en début de session. Cecit dit, la glisse est suffisamment progressive pour vous donner le temps de relâcher les gaz et de repartir sereinement (nous roulions en medium avant et arrière). Après quelques tours cependant, le pneu nous a semblé bien chaud sur toutes ses zones, malheureusement nous avions oublié notre thermomètre laser pour une analyse plus poussée. Et comme notre ZX10 de test a fini la journée radiateur percé (il y a aussi pas mal de gravillons à cause des voitures), nous n’avons plus pu effectuer après ces mesures de température…Malgré les gravillons et le revêtement douillet comme une banquise, nous pouvons affirmer que le GP Racer nous a séduit. Une fois qu’on a pris le temps de le chauffer sur toutes les zones, il offre un grip à toute épreuve : jamais une réaction douteuse n’est venue ternir les remises de gaz sur l’angle ou les enfilades avalées gaz en grand. De même, il s’est montré d’une grande stabilité au freinage, permettant en outre de prolonger la décélération jusque dans la courbe si on a été un peu optimiste. Très neutre dans les pifs-pafs, il apporte encore un surcro&icirc.t de vivacité à une ZX10 qui n’en manque déjà pas. Contrairement à la monte d’origine (190), nous avions opté pour un 180 à l’arrière en prévision de ce tracé sinueux : un choix dont nous n’avons qu’à nous réjouir et qui permet presque à la surpuissante 1000 de taquiner les 600 dans les portions virevoltantes.Sur une ZX10, il ne convient pas seulement d’avoir du grip, il faut aussi digérer une sacrée cavalerie. Là encore, et en dépit de la faible température, le GP Racer a donné tous les apaisements : sa motricité s’est avérée tout simplement parfaite. Jamais de patinage, malgré des remises de gaz de plus en plus précoces à l’attaque de la ligne droite. Et sur l’angle ? Serein qu’il est le nouveau Dunlop, rien à dire. Nous étions un peu réticents au début en tâtant la froideur de l’asphalte, mais au fil des tours, les chronos sont tombés, les angles se sont accentués et les trajectoires se sont peaufinées en satisfaisant tout le monde. On est bien calé, et on râcle les pose-pieds en confiance. Un plus pour finir : comme l’annonçait Dunlop dans son dossier de presse, le GP Racer accorde une remontée d’informations très précise en provenance du revêtement, ce qui vous permet de piloter plus en finesse quel que soit votre niveau. Et un moins, tant qu’on y est : ce feed-back précis nous a semblé atteint au détriment du confort accordé par la carcasse. Mais ce n’est qu’une impression qu’il aurait fallu valider sur la route, si on n’avait pas souffert d’un radiateur incontinent.Un dernier mot sur la longévité. Un GP Racer n’est pas conçu pour durer longtemps . après quatre sessions de 20 minutes, et en considérant l’état du pneu sur un revêtement frais mais abrasif, nous pensons cependant qu’il devrait offrir une espérance de vie légèrement supérieure à celle d’un BT002 et légèrement inférieure à celle d’un Rennsport.Quoi qu’il en soit, une chose est s&ucirc.re à la lumière de ce test : le Dunlop GP Racer est un excellent pneu pour les motards sportifs qui pratiquent aussi la piste. Il fera assurément de l’ombre à la concurrence.

Dunlop GP Racer
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Geoffroyhttp://www.Objectif-moto.Com
Motard et SimRacer passionné, j’aime partager avec vous mes découvertes au travers d’Objectif-moto et Objectif-Racing!

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