Le nouveau Scrambler 900 de Triumph séduit

0
174

En 2026, le Triumph Scrambler 900 revient dans une nouvelle édition avec pas mal de nouveautés et on s’est fait le plaisir de le tester pour vous.

Pas mal de choses changent sur cette nouvelle version avec une position plus droite au guidon, un guidon large, des suspensions long débattement, une roue avant plus large, des silencieux hauts modifiés, le carter revu également. La liste est longue et vous avez vraiment une machine qui vaut le détour si vous aimez ce genre de machine.

Evidemment, il faut aimer le style rétro et scrambler sans quoi vous n’y jetterez même pas un regard. Des roues à rayons de 19 et 17 pouces, c’est un must le style et vous permettre de sortir de l’asphalte. Une selle pas trop haute à 790mm offre assez de confort pour de belle étape et n’est pas trop large pour vous permettre de vous mettre debout comme son guidon assez large et pas trop bas.

Casque Nexx X.Rally 2026 aussi en essai !

Il faut bien entendu des suspensions pour un peu de franchissement et c’est Showa qui se charge de l’avant avec une fourche inversée de 43mm et deux amortisseurs avec réservoir séparé et précharge réglable. Les deux offrent 120mm de débattement, ce n’est pas énorme mais suffisant pour emprunter des sentiers et petits chemins. Les pneus Metzeler Tourance permettent sans excès de mixer route et hors route sans exagération.

Plus étonnant, on n’a droit qu’à un seul disque à l’avant. Certes un 320 mm avec un étrier radial 4 pistons et secondé par un 250mm 2 pistons mais on est mitigé entre le look d’un seul disque et le mordant du freinage. Attention, ça ne veut pas dire que ça ne freine pas bien mais forcément avec un disque au lieu de deux, c’est toujours moins puissant. Bien entendu, Triumph n’a pas oublié l’ABS, mieux, c’est une nouvelle version variable selon l’inclinaison de la moto et pour ceux qui le souhaitent, il peut désactiver l’arrière en mode off-road.

Oui mode Off-road, il vient s’ajouter à côté des modes Route et Rain pour plus de confort au quotidien et la possibilité comme on le disait, de s’attaquer à quelques sentiers. Ceci dit, on n’est pas sur une moto de cross non plus et avec 221 kg plein fait, elle ne sera pas la plus facile à emmener sur les pistes, surtout si vous n’avez pas l’habitude.

Le moteur n’est bien entendu pas en cause avec un fameux bicylindre de 900 cc qui développe 65 cv à 7250 tours, largement suffisant pour se faire plaisir et partir en balade. Mais il a aussi et surtout un couple de 80 NM à seulement 3250 tours; c’est dire comme c’est bas et qu’il ne faut pas monter dans les tours. Rien ne vous y incite d’ailleurs, ni la position relax mais face au vent, ni la boîte 5. Oui vous avez bien lu, il n’y a que 5 rapports et je dois avouer qu’au début, j’ai tenté plus d’une fois de passer la 6 qui n’existe pas. La bonne nouvelle, c’est qu’en plus de vous inciter à rouler relax, il se montre peu gourmand avec environ 4 litres au cent. C’est peu et tant mieux vu que le scrambler n’embarque que 12 litres ce qui fait que la réserve sera allumée assez tôt. En parlant du moteur, ne vous y trompez pas, c’est bien un refroidissement liquide même avec ses belles ailettes usinées.

Triumph est même tellement prévoyant que le voyant de réserve s’allume plus tôt que prévu, vous laissant le temps de trouver une pompe pour faire le plein. Idem pour l’entretien qui vous est signalé bien à temps. Tout comme le phare rond, l’écran TFT est rond et séparé en deux parties comme beaucoup de Triumph actuellement. Et il sera toujours aussi diviseur que divisé. Complet mais pas en un coup d’oeil, cette disposition ne permet pas d’afficher une carte ou de grandes icônes en couleurs même s’il peut se connecter en bluetooth et que nous avons même droit à une prise USB sur le côté, bien intégrée d’ailleurs. Vous avez par contre le rapport engagé, la jauge, le compte-tour, la vitesse, pas besoin de plus, surtout sur un scrambler même si quand on a goûté à une navigation intégrée, on s’en passe difficilement.

J’enfourche facilement la selle avec ses 790mm seulement, accessible à beaucoup. Un coup de pression et le bicylindre démarre dans un poum poum poum des plus sympathiques. Il chante bien à l’arrêt et mieux encore en roulant, chaque belle accélération vous donnera envie d’en avoir plus. C’est marrant, pas trop bruyant mais suffisamment pour plaire aux oreilles d’un motard.

Pour la ville et la balade, c’est vraiment au top. On profite la truffe au vent, on enfile les virages sans difficulté profitant de la bonne maniabilité offerte par le large guidon. Scrambler oblige, il n’y a pas de protection et forcément, prendre l’autoroute ne sera pas son exercice favori, encore moins avec une boite 5. Le Scrambler vous accompagnera là aussi sans difficulté mais on sent bien que ce n’est pas ce qui lui va le mieux.

Par contre, dès que vous quittez les grands axes, on se régale. On est bien assis, il se faufile partout et quand je dis partout, j’ai bien évidemment testé une petite sortir en dehors de l’asphalte. Oui, on trouve encore quelques chemins et sentiers accessibles sans risquer de se prendre une prune, une gamelle par contre, ça dépend de votre niveau. Bon, il faut rester prudent, même en mode off-road parce que quand-même 221 kg, ce n’est pas le plus léger. On peut se mettre debout sans aucune difficulté ou presque. Pourquoi ? Parce que l’échappement haut c’est beau mais ça prend de la place et on sent clairement qu’on pousse un peu dessus quand on se met debout.

Pas trop gênant mais assez pour que je le signale. Il faut reconnaître que Triumph a bossé sur la question pour le rendre plus discret et surtout moins chauffant. Enfin discret, pas en sonorité comme je vous l’ai dit plus haut mais en température, il y a du mieux. Je ne vais pas vous dire qu’on ne le sent plus du tout. C’est surtout en ville avec des arrêts fréquents ou des bouchons que vous risquez de sentir votre cuisse droite chauffer. Mais si vous avez connu la version précédente, nous noterez comme moi que c’est beaucoup mieux sur cette version 2026.

Veste Furygan Kalahari en essai

Je ferai la même remarque pour la selle qui permet de belles balades sans trop en souffrir à condition de supporter le vent de face bien entendu. Le moteur pousse bien et sans en faire trop se montre plutôt sympa à piloter. Il a aussi la bonne idée de rester dosable quand on dans des plus petits chemins. On peut même y passer sans forcément passer par le mode offroad. Les suspensions font un bon travail assurant sur route une bonne tenue de route mais aussi assez de débattement pour ne pas craindre le premier trou ou bosse que vous croiserez.

Le freinage pouvait faire craindre un peu avec un seul disque mais après nos quelques sorties pendant l’essai, il se montre aussi à la hauteur de la moto. Il ne faudra pas hésiter à utiliser l’arrière si besoin est mais le Scrambler freine suffisamment bien sans plonger de l’avant.

Bref, vous l’avez compris, j’ai vraiment bien aimé ce Triumph Scrambler 900 nouvelle version. Oui, ça chauffe un peu à droite, oui la boîte 5 ça surprend et l’écran me laisse sur ma faim mais à part ça, c’est une moto attachante qui fonctionne au coup de coeur. On aime on on n’aime pas mais elle embarque tout ce qui fait le charme d’un Scrambler. Affiché à 12,295 €, il n’est pas le moins cher de la famille Scrambler puisque vous avez aussi le 1200 (à partir de 14,995 €) mais vous pouvez aussi opter pour un budget bien plus réduit pour les 400X dès 6845 € même si ma préférence va clairement à la nouvelle XC, un peu plus chère mais terriblement néo-rétro avec ses roues à rayons et ses différents accessoires.

A noter que cette 900 peut être disponible en permis A2.