Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Pour sûr, si il y avait une Triumph que j’attendais avec impatience, et je ne devais pas être le seul, c’était bien la version 1200 du Scrambler.

Le Scrambler 800 adoptait un look sympa, une maniabilité à toute épreuve et se montrait très sympathique à piloter mais manquait rapidement de puissance et de punch. Ici en 2019, Triumph a remis la petite à jour et vous la découvrirez plus tard mais a aussi sorti une nouvelle Scrambler 1200, en XC ou en version luxe XE.

Comme un gamin devant un cadeau, j’étais impatient de la prendre en main depuis que Triumph m’avait confirmé l’essai.

Le look n’offre que peu de surprises et reprend tous les codes du genre : des jantes à rayons (21 pouces à 36 rayons à l’avant et 17 pouces 32 rayons derrière), un garde boue court, un phare rond à l’avant et un petit derrière, un guidon droit et large et des protège-mains, une selle plutôt plate, deux silencieux placés sur le côté droit et en hauteur et pour cette Triumph, deux amortisseurs arrière. La seule touche de couleur sur la XC, le réservoir ici dans sa livrée vert avec un liseré jaune. La XE gagne en plus une fourche dorée de marque Showa, ce qui lui va plutôt bien.

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Oui, tout y est pour déjà sentir le goût de l’aventure avant même de l’avoir démarrée.  Notre version d’essai était en plus équipée d’un gros sac à l’arrière et d’une valise latérale.

Hop, je saute sur la selle, à 840 mm, elle reste accessible et bam ! Deux surprises ! Un tableau de bord entièrement digital mais aussi, et surtout, une moto toute fine entre les jambes. Comment ont-ils fait pour la rendre si fluette, on dirait une petite moto mais avec un gros moteur ?

Le réservoir de 16 litres est déjà une réponse mais on en a connu d’une même contenance plus volumineux. Alors là, je sens déjà que je vais bien me marrer pendant une semaine.

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Pas besoin de sortir la clé pour allumer l’écran TFT, un tableau de bord original avec un gros cercle au milieu pour les informations les plus importantes mais aussi de part et d’autres de celui-ci deux colonnes aussi digitales qui afficheront d’autres données en fonction des menus que l’on parcourt.
L’utilisation du petit joystick est simple et intuitive, certains menus ne sont pas accessibles en roulant, il vaut mieux pour la sécurité.  

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Mieux encore, vous le verrez dans la vidéo, vous pouvez choisir entre deux types de compteur, comme pour une montre connectée. Tout est gérable au commodo gauche et le Scrambler regorge de données paramétrables à souhait. Vous pourrez même avec un module bluetooth en option connecter votre smartphone et pas que… même une GoPro peut-être couplée à la moto et vous pourrez utiliser les commandes de la moto pour piloter la caméra… Il peut même vous donner la navigation pas-à-pas avec Google.  Incroyable !

On pourrait y passer du temps à tout vous décrire tellement les choix sont nombreux mais je vous invite à regarder la vidéo dans laquelle, je passe en revue les différents affichages et informations visibles. Les commodos sont en plus rétroéclairés pour un usage nocturne ou simplement dans des endroits plus sombres. Sous la selle, vous trouverez aussi une prise USB pour recharger un GPS ou votre smarpthone.

C’est bien simple, c’est pour moi un des plus beaux et complets tableaux de bord que j’ai sur les dernières années et non Triumph ne m’a rien promis en retour 😉

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Petit coup sur le starter, les deux éclairages LED s’allument et le bicylindre parallèle de 1200 cc fait entendre son sympathique poumpoum (oui vas-y toi pour décrire la mélodie d’un moteur).

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Je fouille dans les menus pour le choix du tableau de bord et des informations à afficher (ça m’évitera de chipoter à tout en roulant) et j’opte pour le mode de conduite Road afin de faire connaissance en douceur avec la belle.

La première passe sans bruit et l’embrayage assisté fait merveille pour une conduite en ville et en douceur.

La première chose qui frappe, c’est que sa finesse n’est pas une impression, le Scrambler 1200 donne l’impression de pouvoir se faufiler partout, se montre maniable comme un gros vélo.
Il faut dire que Triumph n’a pas juste placé un plus gros moteur dans le petit Scrambler mais a bien développé un châssis spécifique avec une nouvelle colonne de direction et une géométrie pour plus de confort.

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

La position droite vous permet de vous mettre facilement debout pour les passages en tout-terrain mais vous pouvez bien entendu profiter de la selle pour y rester assis, elle est assez confortable et les suspensions vous épargnent même sur les mauvaises routes. A l’avant, on trouve une fourche inversée Showa de 45 mm, réglables  alors qu’à l’arrière, le Scrambler garde deux amortisseurs séparés mais ce n’est pas que pour le look, pour l’amortissement aussi, ils se montrent à la hauteur. Avec une garde au sol de 20 cm sur la XC et carrément 25 sur la XE, il y a de la marque pour passer en hors-piste. Sur route évidemment, ça sera surtout pour plus de confort quoique certains casse-vitesses peuvent vite devenir assez fun.

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Dans les virolos, les pneus mixtes (des Metzeler Tourance) ne gênent pas du tout la tenue de route, les suspensions la collent à la route et on se retrouve vite à prendre des angles plutôt sympas. Et comme notre première impression d’une moto facile se confirment, ça devient un réel plaisir à piloter.

Le premier gros freinage me surprendra un peu mais bon, je quitte juste le Paralever de la bavaroise et l’ensemble Brembo avec des étriers radiaux monoblocs M50 4 pistons et ses disques de 320 mm mord plutôt fort et fait légèrement plonger l’avant. Logique et en rien surprenant en temps normal, le temps de se réhabituer à piloter une moto classique.

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Enfin classique, c’est vite dit, on a beau être sur un scrambler au look vintage, un freinage pareil, on le retrouve plus souvent sur des motos bien plus sportives.  Avec ça, pas de souci pour stopper les 205 kg de la XC, on la croyait même plus légère. L’ABS est bien entendu déconnectable pour l’enduro et le reste du temps, il reste plutôt discret alors que le freinage assure des arrêts courts. Alors oui, dans la vidéo, je dis que je l’aurais aimé plus mordant… ce n’est pas exactement le bon terme. C’est peut-être juste une question de réglage du levier, j’aime une réponse directe dès que je tire dessus et ici, il y avait une petit garde qui ne me permettait pas de juger au mieux quand les freins entraient en action.

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

J’ai gardé le meilleur pour la fin, son moteur. Le bicylindre offre 90 cv à 7.400 tours et un couple de 110 Nm à 3950 tours seulement. Un moteur coupleux à souhait et qui répondra présent même dans les bas régimes, c’est un vrai plus pour ce nouveau Scrambler et c’est ce qui manquait à la  800. Le nouveau 1200 est un vrai jouet pour les grands, pétillant et qui n’est pas avare en accélération tout en restant utilisable au quotidien. Il se montre aussi docile dès qu’on quitte les routes asphaltées et il est vraiment un atout majeur pour cette moto. En plus, il se montre peu gourmand et les 16 litres du réservoir permettront de belles étapes. On peut aussi profiter du régulateur de vitesse, très simple avec un seul bouton pour fixer la moto à l’allure voulue.

Je dois bien avouer que je n’ai pas grand-chose à lui reprocher à ce nouveau Scrambler qui répond à ce que je pouvais espérer sauf une chose : son échappement. Ah pour sûr, il est beau, il chante bien et fort mais il est haut, juste sous votre cuisse droite et le catalyseur est à hauteur du genou… Si quand on roule, ça passe presque inaperçu, quand on s’arrête à un feu, on sent directement la chaleur du moteur et de l’échappement et tout de suite, ça devient moins confortable. Bon, comme je vous disais, il suffit de rouler pour que ça passe, heureusement, une moto ne reste jamais très longtemps coincée.

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Affichée de base à 14.680 €, la XC reste abordable même si c’est déjà un beau budget. Elle n’est par contre disponible qu’en noir ou en vert comme celle essayée. La version bleue est réservée à la XE.
Pas d’option à choisir mais Triumph propose un immense catalogue de pièces pour personnaliser votre moto. Une petite bulle, des crash-bars, un silencieux sport Arrow, un porte paquet, un contrôle de pression des pneus…

Au final, on ne s’en plaindra pas, on peut ainsi les rajouter par après si le budget est trop serré.

En tout cas, une moto bien chouette à piloter, au quotidien et en balade.

Triumph Scrambler 1200, tellement attendue

Sylvain R
Sylvain roule depuis qu'il en a l'âge, deux ou trois roues (voir même 4) et un moteur et il est parti pour un essai. Sportive, roadster, custom, trail ou autre, rien ne l'arrête. Sa maxime préférée : "Brûle la gomme, pas ton âme". Si vous le croisez, n'hésitez pas à le saluer, il ne mord pas... enfin normalement

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