Yamaha Xmax 400 – 2015

Rien à envier à Mister T

Yamaha Xmax 400 – 2015
Une plastique flatteuse

S’il n’arbore pas l’aura prestigieuse du Tmax, le Xmax 400 n’en présente pas moins son lot de caractéristiques flatteuses pour un tarif nettement plus démocratique. Et pour savoir ce qu’il vaut par rapport au Xmax 250, nous vous offrons l’avis d’un lecteur qui totalise déjà 50.000km à son guidon.
Le petit ou le gros?
Avec le Xmax 400 sorti en 2013, on a un peu le choix du positionnement: gros Xmax ou petit Tmax. En tout état de cause, l’engin peut séduire un large public. Yamaha s’enorgueillit de proposer, avec ce nouvel Xmax, une finition digne du monde de l’automobile. On n’en est peut-être pas encore là, mais le 400 se place néanmoins en haut de l’échelle en termes de qualité perçue. Du reste, le rapport à l’automobile se retrouve dans l’instrumentation complète voire dans la capacité de chargement: outre les deux vide-poches présents dans le tablier avant, la soute sous la selle nous a paru à la fois spacieuse et bien conçue: même un gros intégral en taille XL y rentre sans anicroche. Un bon point revient également à la sellerie, agréable à l’oeil et accueillante pour deux. De son côté, le design général se situe dans les registres du dynamisme et de l’agressivité contenue, avec des couleurs disponibles qui ne rebuteront personne (blanc, noir et gris) mais qui manquent peut-être un brin de fantaisie. Dans la dotation d’origine, on note encore des feux de position avant LED et deux disques flottants de 267mm.

Yamaha Xmax 400 – 2015
Avec ce Xmax 400, la convivialité n’est pas un vain mot

Quant à la motorisation, elle ne gagne pas moins de 54% de puissance (31,5cv) et 60% de couple eu égard au Xmax 250. Si vous ajoutez qu’avec 211kg tous pleins faits, le 400 est à peine plus lourd que son prédécesseur de 250cc, vous comprenez que la nouveauté entend jouer dans un autre registre. Route, autoroute, ville, campagne, quel que soit le parcours retenu, on n’a aucun mal à étalonner le potentiel à la hausse de ce 400 qui ne manque pas d’allant. A ses commandes, on découvre un scooter bien suspendu dont le confort est sans conteste une qualité marquante, que l’on soit seul ou en couple; du moins tant que le revêtement reste suffisamment plan. Avec plus de 2.000km à son compteur, notre Xmax d’essai, libéré, offrait un beau potentiel de performances: rien de commun ici avec les accélérations et les performances d’un 250 ni d’un 300. le Xmax 400 prend vigoureusement de la vitesse et ne rend les armes qu’après avoir vaillamment combattu. A tel point que le Tmax 530 qui nous ouvrait un moment la route a dû tirer le dernier carat de son moteur pour se débarrasser du 400 déboulant à plus de 160km/h… Et, quand vient le moment de s’arrêter, les freins sont à la hauteur et nous ont semblé pouvoir faire référence dans la catégorie, d’autant plus qu’ils sont à présent bien secondés par un ABS discret et néanmoins performant dont on apprécie l’office sur chaussées humides. Des moins? En cherchant bien, un guidon un peu haut qui vous fait reculer légèrement le buste, et une protection perfectible pour les grands gabarits. Remarquez, vous compenserez en équipant votre Xmax de la bulle haute disponible dans la large gamme d’options prévues par le constructeur. Reste un prix de vente qui situe le Xmax 400 dans les eaux de la concurrence coréenne ou taïwanaise. Un dernier bon point…

Yamaha Xmax 400 – 2015
D’inspiration automobile, l’instrumentation s’avère complète

L’avis de Michael, 50.000km au guidon d’un Xmax 250: un Max de différences!

Le verni que je suis ! S’offrir un Yamaha X-Max 400 flambant neuf, à l’oeil…
A l’idée d’enfourcher cette belle bête dans la grande famille des maxi-scooters, il est malaisé de ne pas mettre les gaz de l’impatience. Surtout si l’on roule au quotidien, depuis près de sept ans, en X-Max 250. Alors, passer de l’un à l’autre, ça fait quel effet ? Le progrès roule vite: mon X-Max 250 de 2008 a été acheté pour ne plus perdre mon temps dans les embouteillages de Bruxelles, l’une des pires capitales sur ce terrain-là. Un maître-achat d’ailleurs ce 250. Performant, fiable, maniable, sécurisant, économique, mais aussi très inconfortable, la moindre aspérité venue. L’apparition du 400 fait l’effet d’une révélation. Son design fait un bond en avant sur le chemin de la modernité: ligne acérée, personnalité racée, avec l’agressivité qui sied à la monture, en accord avec son identité sportive, revendiquée par le constructeur. Sans s’en soucier, on a même l’impression qu’il aimante pas mal de regards.

 Yamaha Xmax 400 – 2015

Yamaha Xmax 400 – 2015

Pas de pot: un pot XXL

La qualité des matéraiux, le soin appporté au compteur et à la sellerie ou, dans une moindre mesure, l’équipement (le 400 gagne notamment un compte-tours) montrent que l’on a changé de catégorie. Un bémol, et de taille, comme celle du silencieux de l’échapppement démesuré et très peu pratique pour se faufiler entre les voitures. Est-ce un moyen détourné d’imposer au client le pot Akrapovic disponible en option ?
Ceci dit, si l’on ne jure pas que par les motos viriles, le X-Max 400 a des vertus capiteuses. Loin du bruit de crécelle du X-Max 250, son grand frère cultive un don certain à donner quelques frissons. Son ramage se rapproche bien plus de celui du T-Max. Et son comportement entretient la même descendance avec une prise en mains sans prise de tête et une conduite aussi aisée que précise avec un très bon rendu de la route.

Yamaha Xmax 400 – 2015
Un tel pot, c’est pas de pot!

Mécanique pétillante, suspension cassante

Et là, précisément, s’impose le deuxième défaut du 400: le confort. La moindre aspérité du bitume s’imprimera dans la mémoire de votre fessier. On le regrettera d’autant plus que le moteur enchante: de franches accélérations, une disponibilité constante et des reprises assez bluffantes, en particulier à mi-régime; de quoi survoler le trafic urbain. Il faut d’ailleurs doser l’accélérateur pour ne pas (se) faire peur. Là aussi, entre le 250 et le 400, il y a comme un gouffre. Le progrès est aussi sensible sur les petites routes sineuses que sur les grands axes. Alors que le brave X-Max 250 de 2008 s’époumonne à 135 km/h au compteur, le 400 croise alors en toute sérénité, aux alentours de 6000 tours/minute. Et le pare-vent est assez efficace, du moins pour ma petite taille. Les moyens trajets sont faits pour ce 400. Le freinage offre le répondant qu’imposent les performances, avec ou sans l’ABS. Là encore, la différence par rapport au petit frère de première génération est très nette. Gare toutefois: en freinage appuyé, l’avant se plaît à plonger.

 Yamaha Xmax 400 – 2015

Côté consommation, elle semble ne pas s’envoler, si l’on se réfère aux quelque 220 kilomètres parcourus: on doit rester en-deçà des 5 litres. Dernier éloge à ne pas négliger, surtout pour ce scooter au dynamisme affirmé: l’espace sous le selle, encore plus généreux, où deux casques intégraux sont toujours les bienvenus. Les hommes (ou femmes) aux jambes courtes ne sont toutefois pas à la fête: la selle est aussi haute que sur le 250 mais aussi plus large. Pour toucher terre, il faut donc se déhancher. Mais le X-Max 400 a le don de se voir accorder des pardons: côté prix, il est bien plus proche du 250, dont il est pourtant si éloigné, que du T-Max. Certes, ce n’est pas du tarif Kymco. Mais est-ce comparable ?
Mic

Yamaha Xmax 400 – 2015

Yamaha Xmax 400 – 2015

Yamaha Xmax 400 – 2015

Yamaha Xmax 400 – 2015

Yamaha Xmax 400 – 2015

Rude42
Je suis motard et rien de ce qui est motard ne m'est étranger. Motard dès l'âge de huit ans et journaliste/essayeur moto depuis 1988. Une expérience tout à votre service...

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