Yahama SR 400, retour vers le passé.

Rassurez-vous, on connaît le titre de la série ! Ce n’est pas une erreur mais faites un essai de la Yamaha SR 400 et vous comprendrez !

Le néo-rétro, on aime ou on n’aime pas mais beaucoup s’accordent à dire que ces motos qui font généralement dans la simplicité sans course à la puissance vous redonnent souvent le plaisir de rouler en deux roues. Un look ancien mais une mécanique moderne, oubliés le chrono et le nez dans la bulle, on prend le temps de rouler et d’admirer le paysage.

Yahama SR 400, retour vers le passé.

Vraiment d’époque

En voyant les photos de la Yamaha SR 400, on est bien dans cette catégorie, pas de doute. Campée sur deux grandes roues à rayons, on pourrait presque la croire sortie d’une caisse 35 ans après sa production et pourtant, elle est bien le modèle 2014.

Yahama SR 400, retour vers le passé.A l’avant, on détaille un garde boue chromé, un seul disque de frein, des soufflets de fourche, le classique gros phare rond avec ses clignos assortis et au-dessus, deux cadrans tout de chrome vêtu. Même l’affichage est classique en poussant même le vice d’installer un trip à rouleaux avec une molette à tourner pour le remettre à zéro.

Yahama SR 400, retour vers le passé.On poursuit la visite avec un réservoir en goutte d’eau et on est plus surpris par le bouchon d’huile coincé juste avant le guidon. Le cadre fait office de réservoir d’huile, faites attention les distraits, il ne faut pas confondre les deux bouchons. La selle est forcément d’une seule pièce, longue et rembourrée et même la poignée passager ne dénote pas. Dommage par contre que la pièce sous l’arrière de la selle soit faite d’un plastique peu flatteur de près et il ne semble pas très costaud.

La moto se termine par le garde boue arrière lui aussi chromé et surmonté par un bloc phare carré… comme les anciennes on vous disait.

Yahama SR 400, retour vers le passé.

Mieux encore, Yamaha a poussé le vice jusqu’au commodos avec des gros boutons et un design comme on en fait plus.

Yahama SR 400, retour vers le passé.

Un coup de kick ou deux ou trois et ça démarre

On croyait cet accessoire oublié, remisé dans l’histoire de la moto mais c’était sans compter sur l’originalité de Yamaha. La SR 400 doit être une des seules routières modernes et de grande production a encore utiliser un kick.

Yahama SR 400, retour vers le passé.

Et ne croyez pas qu’il fait de la figuration, cherchez bien ! Il n’y a pas de bouton start, préparez votre mollet droit !

Disons le tout de suite, prévenez vos compagnons de route pour qu’ils vous attendent au démarrage. Le temps de mettre la compression avec le pied, décompresser en tirant le levier au guidon et en abaissant juste un peu le kick, le laisser remonter et pour finir lui filer un grand coup… ils sont déjà loin et encore, ça, c’est si vous la démarrez du premier coup.

Ah pour sûr, vous vous êtes fait remarquer. Les ingénieurs ont même prévu un œillet pour vérifier si le piston était en bonne position avant de kicker mais entre nous, on ne l’a pas utilisé et quand on penche la moto, il disparait sous le réservoir.

Petite moto cherche balade tranquille

Bon, vos potes vous attendent au départ, c’est bien mais pensez aussi à leur demander d’y aller molo. Le moteur de la ST est un petit monocylindre de 399cc qui développe à peine 23 cv à 6500 tr/min. Ce n’est pas non plus son couple de 27.4 Nm à 3000 tr qui va vous décoiffer. Quand on vous disait qu’au guidon d’une néo-rétro on prenait le temps de profiter du paysage, ici vous n’avez même pas le choix.

Yahama SR 400, retour vers le passé.

A fond de 5 et bien lancé, on peut espérer accrocher le 120 km/h, autrement c’est plutôt 100 -110 à fond. Heureusement que la boîte de vitesse est agréable parce que dans certains cas il faudra tricoter et ne pas hésiter à retomber un ou deux rapports pour une meilleure reprise. Un dépassement en cote par exemple peut vite devenir un exercice périlleux. Prévoyez large, la marge de manœuvre est quasi nulle et on ne dépasse plus à l’improviste… voir mieux, on ne dépasse pas du tout.

Tranquille et détendu

On se cale donc à 90 km/h (tant mieux, c’est la limite hors agglomération) , on profite des suspensions plutôt molles qui offrent un bon confort. Avec sa fourche traditionnelle au débattement de 150 mm et ses deux amortisseurs, la plupart des bosses sont bien amorties. Pas besoin de plus de rigueur ou de rigidité, la SR 400 n’a aucune vocation sportive.

La tenue de route et la maniabilité sont par contre exemplaires. Balancer les 174 kg (tous pleins faits) de la petite Yamaha se fait sans difficulté et avec le sourire.

Et quand il faut freiner, vu les performances et son poids, on n’est même pas inquiet de trouver un frein tambour à l’arrière. Le disque avant de 298mm à commande hydraulique est la plupart du temps suffisant pour s’arrêter. Classique et sans fioriture, le freinage de la SR 400 est à la hauteur.

Une bonne nouvelle en plus de ne pas trop faire prendre de risque à votre permis (quoiqu’en ville…), c’est l’appétit de moineau du monocylindre. On ne l’a pas ménagé et pourtant on a mesuré la consommation après le premier plein à 138 kms : on avait remis 4.6 litres, soit 3.33 l/100.  Comme on n’y croyait pas, on a roulé et au deuxième arrêt à la pompe, on a recalculé : 145 kms et 5.4 litres, soit 3.7 l/100, super économique !

Avec 12 litres de réservoir, on peut quand même prévoir de belles sorties sans devoir prévoir une pompe tous les 100 kilomètres et au quotidien, la SR 400 se veut ainsi très économique.

A quoi ça sert ?

Yamaha présente la SR 400 comme une moto facile à transformer en Scrambler, en Bobber ou en tout ce qui vous passe par la tête.

Comme en témoigne ces quelques photos, il y a effectivement moyen de la tuner, Deus et Benders nous montrent ici leurs versions Scrambler. (photos Yamaha)

N’empêche, à 6290 € on aurait aimé avoir quelques chevaux de plus, ne serait-ce que pour avoir plus de sécurité pour dépasser et pour pouvoir envisager l’autoroute sereinement.

Rétro et sympa, originale avec son démarrage au kick, authentique par son look dans les moindres détails mais avec un moteur limité, il est difficile de se prononcer sur la SR400.

Avec une hauteur de selle accessible ( 785 mm), une bonne maniabilité, facile à prendre en main dès qu’on a trouvé le coup du démarrage, elle peut s’adresser à un très large public mais uniquement si celui-ci n’est pas à la recherche de sensations, à un nostalgique qui prend son temps ou un fan de customisation.

On n’a bien entendu pas raté l’occasion de réaliser une petite vidéo:

Yamaha Belgique
Parc Industriel de la vallée du Hain, 37
1440 Wauthier Braine
info@yamaha.be

Sylvain R
Sylvain roule depuis qu'il en a l'âge, deux ou trois roues (voir même 4) et un moteur et il est parti pour un essai. Sportive, roadster, custom, trail ou autre, rien ne l'arrête. Sa maxime préférée : "Brûle la gomme, pas ton âme". Si vous le croisez, n'hésitez pas à le saluer, il ne mord pas... enfin normalement

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