Triumph Trident, le missile anglais fait mouche

On ne l’attendait pas vraiment mais la petite dernière de Triumph risque de bien bouleverser le marché des roadsters moyenne cylindrée. Impossible de faire sans cet essai même s’il est arrivé assez tard dans la saison. Plus on roule avec, plus on l’appréciait et c’était même un petit pincement au coeur de devoir le rendre mais ainsi va la vie de l’essayeur. A mon tour maintenant de vous partager ce nouveau venu, le Triumph Trident.

Triumph Trident, le missile anglais fait mouche
Le Arai Quantic à découvrir aussi en vidéo sur Youtube et en article sur le site.

Commençons par le look ! C’est le roadster typique. Pas de carénage superflu, un petit garde-boue à l’avant, un feu rond, deux écopes plutôt discrètes, un beau réservoir avec un bel espace pour placer les genoux, des caches pour les flancs et la coque arrière est comme moulée sous la selle. Le feu arrière est intégré dans celle-ci et les clignotants et la plaque prennent place sur un support qui vient flirter avec la roue arrière. C’est beau, c’est bien fini et comme les mots ne vous en diront pas plus, regardez donc les photos !

On ne doute pas un instant que certains vont remplacer certaines pièces par du carbone par exemple, fermez les yeux et imaginez là avec les pièces avant en carbone, c’est beau, non ?

Je me pose facilement sur la selle à 805mm et je prends le guidon direct en main, juste à la bonne hauteur sans devoir se pencher sur la moto. La position semble bonne, on la vérifiera en roulant. Devant moi, le compteur s’éclaire avec deux écrans. Etonnant, je vous l’avoue mais effet garanti avec sur le haut le compte-tour, la vitesse, la jauge et le rapport engagé dans une demi-lune et dans le bas, un autre écran couleur, rectangulaire qui reprend les trips, la consommation et le mode de conduite.

Et oui, mode de conduite puisque vous avez le choix entre deux cartographies ; route ou pluie. Ridicule sur une moyenne cylindrée ? Non pas vraiment et pour cause, le moteur du Trident déborde d’énergie. Ce coeur, c’est un trois cylindres de 660 cc qui développe carrément 81cv à 10.250 tours/min. Dans cette cylindrée, autant vous dire que ça risque de faire du bruit, quand on sait que la MT-07, sa concurrente la plus directe ne propose que 73 cv… Quand je vous disais que le Trident allait bousculer la donne ! Vous avez même droit à un antipatinage qui dépendra aussi du mode choisi.
Côté couple, le match s’équilibre un peu plus avec 64 Nm à 6250 tours alors que la Yamaha à 3 Nm de plus 25 tours plus haut, peanuts quoi !
Mais, et là c’est un point important, le Trident a bien un trois cylindres avec sa sonorité typique et cet agrément moteur que procure cette architecture moteur. De balade à arsouille, il vous suffit de tourner la poignée et le moteur répond sans sourciller. Ceci dit, avec notre moto quasi neuve, la consommation s’en est aussi ressentie avec plus de 5 litres au cent… Avec un réservoir de 14 litres, ne comptez pas faire de longues étapes ! En même temps, on doit avouer qu’on a largement profité de son caractère pétillant. Quel plaisir de conduire cette moto !

Triumph Trident, le missile anglais fait mouche

Quelle facilité et maniabilité ! Accusant seulement 189 kg sur la balance, le Trident se balance d’un virage à l’autre sans forcer. Les suspensions Showa s’accordent à merveille avec son comportement joueur. La fourche inversée de 41mm encaisse bien les irrégularités et colle la moto à la route, c’est un peu sportif c’est certain mais avec un amortisseur arrière réglable qui équilibre bien le roadster, le résultat est à la hauteur.

Comme vous le voyez dans la vidéo, si vous avez une bonne poigne, on sent les bosses dans les bras mais je n’ai pas eu une seule fois un coup dans le dos comme c’est parfois le cas. Quand l’arrière talonne, la remontée des coups à la roue arrière peut vite devenir un calvaire alors qu’ici, même sur des routes pas franchement prévues pour la moto, je n’ai peu eu à m’en plaindre.

Au freinage, Nissin se charge du travail avec un double disque de 310mm et un 245mm à l’arrière. Un peu surpris de trouver des étriers avec seulement 2 pistons. J’avoue que vu les aptitudes sportives du Trident, je m’attendais à plus. Ceci-dit, ce n’est que par habitude de voir du matériel plus haut de gamme parce qu’en roulant, je n’ai pas eu à me plaindre. Le Trident freine bien, sans être trop mordant ni en faisant plonger l’avant qu’on tire plus fort sur le levier. L’Abs est bien entendu présent mais pas trop intrusif. Il faut dire que son poids plus que modéré joue en sa faveur et en même temps, je ne prétends pas tester les motos à leurs limites non plus. Je sais que certains ne jurent que par le chrono, les performances, le genou au sol mais perso, je préfère donner un avis comme un moteur lambda l’utiliserait. Oui, pas mode kéké inside si vous voyez de quoi je parle.

Triumph Trident, le missile anglais fait mouche
Le blouson Alpinestars Rhod Windstopper à découvrir aussi sur le site.

Avec tout ça, le Triumph Trident a de sérieux arguments à faire valoir face aux concurrentes et selon moi, sa plus directe, la MT-07. Son tarif pourrait par contre faire pencher la balance parce que la Triumph est affichée à 8.295 € alors que la Yamaha commence à 7500 €. Une différence de presque 800 € mais un cylindre de plus et une moto qu’on ne voit pas encore partout (hé oui, pour certains, ça compte). Et si au moment de faire votre choix, vous hésitez encore (on vous comprend), demandez un essai de ce Trident et faites vous votre avis ! Pas certain que ça facilitera le choix mais au moins, vous aurez eu le plaisir de la piloter. On est bien installé avec une moto facile à piloter, accessible à tous les motards et qui ne devrait pas vous lasser rapidement tant on peut profiter à la fois de son moteur et de sa partie cycle.

Triumph Trident, le missile anglais fait mouche

Pas officialisée, il se dit que ce moteur trois cylindres pourrait être décliné dans d’autres versions comme un trail par exemple. Bien entendu, on vous tient au courant et si ça se confirme, on sera sur les starting blocs pour planifier un essai.

A noter aussi que vous pouvez avoir cette moto en permis A2 avec un kit qui comprend une poignée APS spéciale A2 et un réglage moteur qui limite la puissance à 47.8 ch à 8 750 tr/min et le couple à 59 Nm à 5 250 tr/min.

Triumph Trident, le missile anglais fait mouche

Sylvain R
Sylvain roule depuis qu'il en a l'âge, deux ou trois roues (voir même 4) et un moteur et il est parti pour un essai. Sportive, roadster, custom, trail ou autre, rien ne l'arrête. Sa maxime préférée : "Brûle la gomme, pas ton âme". Si vous le croisez, n'hésitez pas à le saluer, il ne mord pas... enfin normalement

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