Ride 3: presque un must have…

Si le premier opus de Ride nous avait laissé sur notre faim en raison de bugs persistants et d’une physique invraisemblable, Ride 2 sorti en 2016 avait gagné ses galons de Gran Turismo de la moto. Ride 3 peaufine le concept et gagne en qualité sans être exempt de critiques.

Ride 3: presque un must have…
Ride 3 inaugure avec brio les courses de nuit

Et pourquoi ne pas sauter d’emblée à nos conclusions? Ride 3 progresse surtout grâce à l’adoption d’un nouveau moteur graphique, le désormais reconnu Unreal Engine 4. La conséquence immédiate en est une physique des motos nettement plus proche de leur comportement réel. A titre d’exemple, il est désormais impossible d’accélérer à fond sur une 500cc 2-temps sans que sa roue arrière perde de l’adhérence. Ce réalisme accru sera apprécié de chacun, quel que soit le degré de difficulté (très finement paramétrable d’ailleurs) retenu par le joueur. Si on y ajoute les 230 machines présentes dans le jeu, la pléthore d’équipements disponibles tant pour le pilote que pour sa monture et les nouveaux circuits (très finement) modélisés grâce au recours à des drones, on obtient un jeu d’excellente facture. Donc, si vous avez acheté Ride 2 voici deux ans, l’achat de cette nouvelle mouture n’est sans doute pas obligatoire parce que le concept reste globalement identique. Par contre, si vous ne connaissez pas Ride, ce troisième opus est un must!

Ride 3: presque un must have…
De nouveaux circuits finement modélisés font leur apparition

OK

Dans Ride 3, les aspects positifs ne manquent pas. Ainsi, tout motard appréciera le soin apporté par les développeurs italiens du studio Milestone à la restitution fidèle de la sonorité des motos; on met gaz rien que pour s’en délecter car, de la TZR 250 à la RC45 en passant par la R1 Crossplane ou par des supermotos, chaque machine est reconnaissable rien qu’à sa bande son. Ensuite, la modélisation des motos et de leurs différentes textures fait un bond en avant; à titre d’exemples, les pneus et les phares, traditionnellement problématiques, sont maintenant parfaitement réalistes. De même en matière de circuits, où l’on note l’apparition bien venue de quelques tracés spectaculaires issus du British Superbike. Certes, Milestone n’atteint pas encore le degré de réalité du studio français Kylotonn dans le mémorable TT Isle of Man – Ride on the edge, mais les circuits existants sont proches de la réalité, notamment pour qui les connaît, en matière de restitution des déclivités. Grâce à l’emploi de drones scanneurs, les décors des alentours sont également plus soignés que par le passé et, à part des groupes de spectateurs encore visiblement clonés, l’impression globale de réalisme est clairement présente.

Ride 3: presque un must have…
Un exemple de ce que permet de faire l’éditeur de livrée…

On l’a dit, le pilote et sa moto peuvent être équipés à l’envi puisque toutes les grandes marques ont accordé leur licence au jeu: de la tête aux pieds, on pourra choisir l’équipement adapté au type de course à venir ou à la moto qu’on s’est choisie. Pour cette dernière, l’optimisation pourra être purement esthétique ou aller vers une préparation technique poussée (jusqu’au polissage des cylindres et à l’adoption de pistons spéciaux!) Nouveauté offerte par ce troisième opus, un éditeur de livrée est désormais disponible pour offrir un look racing personnalisé à sa machine. Il ne s’agit pas que de couleurs puisque les autocollants de sponsors sont également présents, c’est un peu Pimp my ride pour des motos et sans Xzibit. Bien entendu, la moindre durit coûte de l’argent et se permettre cette kyrielle d’améliorations nécessitera de faire des résultats dans les multiples et très diverses épreuves possibles. Le mode Carrière nous semble à ce propos très cohérent en proposant une gradation raisonnée; car il suffit de passer d’une 250cc 2-temps à une 500cc pour se rendre compte que la grosse à cylindres à trous va bien plus vite qu’un quart-de-litre, obligeant le joueur à être parcimonieux avec les gaz. Encore un réalisme de bon aloi…

Ride 3: presque un must have…
Immersif, le mode « Cockpit » requiert plus de dextérité pour contrôler ses trajectoires

KO

Graphiquement parlant, on ne peut pas dire que Ride 3 ménage une claque visuelle aux joueurs; le jeu est beau mais ne fait pas vraiment exception. Encore faut-il rappeler qu’en statique, les motos sont splendides, à l’exception parfois de certaines proportions qui ne sont pas conformes aux originales, et c’est spécialement le cas avec les petites cylindrées. Si, à l’instar de ce que nous disions plus haut, la physique des machines est en net progrès, il n’en va pas de même de celle des pilotes qui ont encore trop tendance à adopter une gestuelle identique. De même, la gestion des chutes doit encore progresser pour ressembler à la pénible réalité, mais ça, c’est un constat récurrent dans tous les jeux de motos. Rien de rédhibitoire donc jusqu’ici. Reste à traiter le cas de l’I.A. (intelligence artificielle) gérant le jeu. Là, on reste dubitatif car Ride 3 aurait mérité mieux.

Ride 3: presque un must have…
La modélisation des motos atteint un sommet

Ainsi, on se retrouve fréquemment en course avec 11 adversaires dont la plupart portent identiquement le même équipement que vous. Pfff, et moi qui croyais être un original! Dans la même veine, on constate que les 11 pilotes contrôlés par l’I.A. ne font virtuellement jamais d’erreur; résultat, le seul pilote qui chute, c’est vous… Voilà qui peut être horripilant à la longue, comme la fluidité du mouvement dans les virages qui n’est pas toujours optimale non plus: au lieu d’y rouler sur un filet de gaz, les motos  y adoptent plutôt un comportement on/off qui est tout sauf naturel.

Ride 3: presque un must have…
Malheureusement, l’I.A. n’est pas des plus convaincantes dans la gestion des autres pilotes

Bon alors?

On peut ajouter à ces désagréments celui de temps de chargement qui restent longs, une caractéristique commune aux trois Ride. Ceci dit, avec 27 circuits réels et fictifs, avec une pluie enfin convaincante et l’arrivée des courses de nuit (la gestion des reflets est impeccable!), Ride 3 dispense une flopée d’expériences diverses qui se déclinent au guidon de 230 motos différentes sans compter les diverses DLC (extensions téléchargeables) qui paraissent régulièrement. Donc, avec sa bande son exceptionnelle (les échappements, pas les musiques du jeu plutôt quelconques), sa physique réaliste,  ses circuits très bien modélisés et son garage pléthorique, Ride 3, mérite davantage que ses prédécesseurs le titre de Gran Turismo des deux-roues. Tout motard aura plaisir à y jouer, ne fût-ce que pour y piloter des motos mythiques, d’aujourd’hui et de naguère, ou pour les faire profiter d’améliorations techniques qui, dans la réalité, seraient hors de prix. Bref, si vous ne connaissiez pas encore l’univers de Ride, celui-ci est un must qui cependant, et d’après nous, ne déclasse pas Ride 2.

Ride 3: presque un must have…
Piloter un V4 2-temps sous la pluie est un défi; merci Unreal Engine 4!

Ride 3: presque un must have…
Les volumes de cette Aprilia 250 ne sont pas réalistes…

Ride 3: presque un must have…
Ride 3 ne snobe pas les vieilles gloires

Ride 3: presque un must have…
Vous rêvez d’un tour au guidon de la mythique RC45? Ride 3 vous l’offre!

Ride 3: presque un must have…

Ride 3: presque un must have…

Ride 3: presque un must have…

Ride 3: presque un must have…

Ride 3: presque un must have…

Rude42
Je suis motard et rien de ce qui est motard ne m'est étranger. Motard dès l'âge de huit ans et journaliste/essayeur moto depuis 1988. Une expérience tout à votre service...

Articles similaires

Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

[fbcomments url="http://peadig.com/wordpress-plugins/facebook-comments/" width="375" count="off" num="3" countmsg="wonderful comments!"]

Suivez-nous

15,364FansLike
201FollowersFollow
2,530SubscribersSubscribe
Publicité

Populaire cette semaine

Publicité