KTM 1290 SUPER DUKE GT : LE MARIAGE DES EXTREMES.

Surfant sur le succès de son unique Sport Tourer (50% des ventes KTM en Allemagne), le constructeur autrichien a réalisé un upgrade complet de la grande sœur de « The Beast », la 1290 Super Duke R. Conservant son moteur exceptionnel, la GT recherche davantage de polyvalence en privilégiant le confort, dont celui du passager, et la possibilité de voyager. La GT est une véritable fusée conçue pour les longues distances.

Le look KTM…

On aime ou pas, mais il faut reconnaître qu’elle ne passe pas inaperçue ! La face avant a été élargie et dispose de deux petits compartiments qui permettent de ranger quelques cartes ou un ticket de péage. Signe distinctif de la marque, le phare est passé au mode Led. De part et d’autre du carénage, des Led intégrés dans le réservoir font office de clignoteurs, de feux diurnes et de feux de virage. Le réservoir de 23 litres s’intègre parfaitement dans l’ensemble et protège efficacement le pilote. Le tout donne une impression de mouvement vers l’avant et confère à la moto son look GT. L’écran, réglable manuellement sur 9 positions, offre une protection correcte. La présence de protège-mains confirment le caractère maxi-trail. La boucle arrière est bien équilibrée, elle a été renforcée et propose un siège passager de belle taille. Le garde-boue arrière – support de plaque est bien proportionné. Des sacoches rigides proposées en option peuvent être facilement fixées sur le système de montage intégré à la moto.

Le look mais pas seulement

Côté pratique, on trouve un port USB dans le compartiment gauche pour recharger un téléphone par exemple, ainsi qu’un système keyless. La Super Duke GT hérite d’un tableau de bord TFT de 6,5 pouces, inclinable et en couleur. Des modes de conduite au guidage virage par virage du système de navigation KTM by my ride, aucun détail important n’échappe au pilote. Cette nouvelle fonction de connectivité permet, moyennant un abonnement modique, de se servir de son téléphone pour afficher les indications sur l’écran. Il permet notamment de programmer son trajet, de téléphoner et d’écouter vos musiques préférées.

Le cadre treillis de l’autrichienne est une merveille de technologie. Pourtant, le défi était de taille : contenir la puissance du V-Twin sans compromettre le niveau de performance ou les aptitudes aux longues distances sur sentier ou sur la voie publique. Pour réussir cet exploit, les ingénieurs ont mis en œuvre des processus de modélisation, de développement et de fabrication du châssis aussi complexes que sophistiqués, utilisé des composants haut de gamme et appliqué des technologies d’avant-garde.

A la pointe de la technologie, la KTM multiplie les performances techniques.  D’une puissance impressionnante de 175 CV, le moteur développe un couple maximum de 141 Nm. Les soupapes d’admission très légères sont en titane, les culasses à quatre soupapes de dernière génération, un système à double allumage avec deux bougies indépendantes par cylindre, des orifices à flux optimisé et des chambres de résonance, des pistons forgés capables d’encaisser de fortes charges, des jupes de piston anodisées très résistantes, autant d’éléments qui contribuent à faire du moteur de 1301 cc dérivé de la Super Duke R une référence dans sa catégorie. Il se révèle très agréable aussi bien en conduite sportive où il libère toute sa puissance de manière progressive qu’en mode ballade où c’est le couple qui assure une conduite agréable sans devoir changer constamment de rapport. La promenade en duo est également envisageable dans des conditions de confort correctes pour le passager. Afin d’éviter les à-coups lors de l’accélération le système de cartographie EPI contribue à réduire les vibrations et le bruit moteur à bas régime tout en délivrant une puissance suffisante.

Toujours dans le but de réduire les à-coups, le ride-by-wire traduit de façon électronique les accélérations du pilote. Il analyse la rotation de la poignée de gaz par le biais de capteurs électroniques, et actionne les papillons par l’intermédiaire de servo-moteurs. L’embrayage anti-dribble complète la panoplie des aménagements destinés à l’agrément de conduite.

Avec une hauteur de selle de 835mm, la position de conduite est idéale, surtout pour les grands. Le guidon de la GT, réglable sur 4 positions, est légèrement plus haut que celui de la R, ce qui permet une position de conduite plus confortable pour les longs trajets. Les protège-mains et les poignées chauffantes sont prévus pour les sorties hivernales. Les leviers de frein et d’embrayage sont réglables et très souples. Le sélecteur est également adaptable à la taille et la pointure du pilote.

Confort et duo

La selle chauffante est très confortable au-delà de son esthétique. Le passager est également soigné grâce à une selle ergonomique et chauffante également. Notons que les Ergo Seat sont proposés en option.

Il en va de même pour les valises rigides très pratiques et proposées à 780 € la paire, qui permettront de ranger un casque intégral dans chacune. Une fois les valises ôtées, il n’y a pas de structure disgracieuse à vue, le support en acier se montrant très discret et n’altérant pas le style de la moto.

Une multitude d’aides à la conduite.

Dans ce domaine également KTM a mis le paquet. Le pack électronique exclusif permet de garder le contrôle de la moto et de l’exploiter au maximum de ses possibilités. Le MTC (Système antipatinage) sensible à l’angle d’inclinaison réagit instantanément lorsque la vitesse de rotation de la roue arrière ne correspond pas à la situation de conduite. En quelques millièmes de seconde, il réduit la puissance du moteur via les papillons des gaz de manière souple et quasi imperceptible, jusqu’à ce que le système ait réduit le patinage à un niveau conforme au mode de conduite sélectionné et à l’angle d’inclinaison atteint.

Le système MSC (Motorcycle Stability Control) intègre un ABS sensible à l’angle d’inclinaison. Basé sur l’excellent modulateur 9ME, il cumule les avantages d’un système de freinage combiné (sur roue avant et arrière) à modulation de pression, efficace et ultra-rapide, et des équipements Brembo de haute qualité pour parvenir au système de freinage le plus abouti du marché. Signalons également le TPMS (système de surveillance de la pression des pneus), les feux de virage à LED, un système anti-wheeling, le quickshifter+ (option) très souple, l’arrêt automatique des clignotants, un régulateur de vitesse et, last but not least, un ride by wire qui permet trois mode de conduite : Comfort, Steet et Sport.

Pour le plaisir de piloter.

Bien que la puissance n’augmente que de 2 chevaux (175 ch à 9.750 tr/min) par rapport au modèle précédent, l’évolution marquante du modèle 2019 réside dans la manière dont celle-ci est délivrée puisqu’elle est désormais disponible sur une plus longue plage avec un couple culminant à 141 Nm à 7.000 tr/min. La courbe de couple est ici plus linéaire que sur la R. A moins d’essorer la poignée de droite, l’accélération est extrêmement puissante mais jamais brutale. Les Pirelli Angel assurent une excellente adhérence, aidés par le contrôle de traction réglable sur 9 niveaux. La boîte à 6 rapports est un modèle de douceur. Le pack performance propose le quickshifter+ et la gestion électronique du frein moteur (MSR).

On pourrait penser que le paramétrage et la commande de cette armada d’aides électroniques s’apparente à un casse-tête pour le pilote. Pas du tout ! Le commutateur de mode situé à gauche du guidon possède 4 touches, sa manipulation est simple et permet de voyager dans le menu sans difficulté. Le changement de mode de conduite peut s’effectuer en roulant. En mode Sport, l’arrivée de la puissance est fluide, même si elle reste plus rapide que celle du mode Street qui demande d’ouvrir un peu plus les gaz pour atteindre le même rendement. Le mode pluie réduit encore plus la réponse de l’accélérateur tout en limitant la puissance à 100 chevaux.

Quel que soit le style de pilotage et le type de route, la Duke s’adapte à tout. Sur grands routes et autoroutes, sa puissance et son niveau de protection font merveille. Sur les petites routes sinueuses, son couple, son équilibre et ses aides électroniques permettent toutes les audaces. En ville, son agilité, le quickshifer et la souplesse du V-Twin facilitent la vie du pilote. Grâce à la suspension semi-actives WP réglables, les routes dégradées ne lui font pas peur. Le pilote peut ajuster aisément les réglages des suspensions d’une simple pression sur un bouton, les détails techniques étant gérés par l’intermédiaire de capteurs évolués. Il a également la possibilité de prendre en compte le poids du passager. La centrale électronique de contrôle des suspensions (SCU) permet d’adapter l’amortissement, la charge et la fonction « anti-plongée » en temps réel.

En cas d’urgence, la roue avant bénéficie d’une puissance de freinage haut de gamme grâce aux deux étriers Brembo monoblocs 4 pistons à fixation radiale, chacun venant prendre appui sur un disque flottant de 320 mm. A l’arrière, le disque de 240 mm et son étrier à deux pistons complètent le système. Le tout peut être exploité de façon optimale grâce à un ABS typé sport et déconnectable. L’assistant au démarrage en cote Hill Hold Control (HHC), disponible en option, se révèle très utile notamment dans les pentes assez raides.

Côté consommation et autonomie, il faut prévoir entre 6 et 7 litres en fonction du style de conduite et un peu plus de 300 km avant que le voyant s’allume.

Le prix de la Duke est en rapport avec ses performances : 19.199 €, c’est une somme…à laquelle il faudra ajouter environ 2.000 € si vous souhaitez l’équiper de le totalité des packs et de la bagagerie maison. Si, en plus, vous souhaitez piocher dans les accessoires carbone, la facture risque de faire mal. Notons enfin que la GT est disponible en noir ou blanc et orange bien entendu.

Conclusion

Pourquoi associer un moteur d’une telle puissance avec une version touring de la Duke R ? La réponse de KTM est claire : un sport tourer classique ne correspond pas à l’identité de la marque. Les adeptes de KTM attendent une attitude sportive, même sur ce type de moto. Pour la marque autrichienne, le principe « Ready to race » reste d’actualité, y compris sur une sport tourer.

L’objectif de la GT depuis son lancement en 2015 était d’offrir les mêmes performances que la Super Duke R alliées aux aspects pratiques du quotidien. Le succès de la GT prouve que KTM a vu juste.

Avec une telle puissance et une accélération impressionnante, on ne peut que féliciter les ingénieurs autrichiens qui ont réussi à marier confort, performances, souplesse, maniabilité et sécurité. Le Sport Tourer le plus extrême version 2019 place la barre encore un peu plus haut et donne à KTM quelques longueurs d’avance sur la concurrence. La Super Duke GT est vraiment une moto d’exception !

Dominique
Enseignant tombé dans le monde de la moto très jeune

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