HARLEY FAT BOY SPECIAL 2010 pas si  » fat  » que ça !

Fat Boy ou Fat Boy spécial ?
Ne cherchez pas sur les fiches techniques, vous ne trouverez ici aucune différence, les deux modèles sont sur papier exactement les mêmes. La version spéciale se distingue par un équipement différent.

Ainsi la version spéciale reçoit des jantes noires en place des chromées, idem pour la boîte du filtre à huile, une garniture des échappements Shotgun noire également, l’entourage du phare oublie aussi le chrome pour le noir, tout comme le cache filtre à air.

Toujours au rayon des modifications, la selle est ici plus étroite tout comme le guidon mini beach moins large que sur la version normale. Une version spéciale hérite forcément d’un écusson différent et le protège-réservoir en cuir est lui aussi différent. Il s’agit donc d’une question de goût qui vous coutera 300 € de plus pour la version spéciale, un look plus bad boy ou plus racé selon les avis des uns et des autres.

Pour rouler détendu
harley-fat-boy-special-Malgré son look de gentil dragster, le Fat Boy fait la part belle à son pilote. Confortablement installé sur la selle près du sol (seulement à 680mm), les pieds en avant sur les larges marche-pieds et les bras pas trop écartés ni tendus, on se sent près à enquiller des kilomètres. Et on a raison, car sous la condition d’éviter les grands axes, on profite d’une conduite détendue et pas fatigante du tout.Côté passager, la selle est bien plus petite, il faudra probablement puiser dans l’épais catalogue Harley pour un meilleur accueil ou l’équiper d’un petit sissy bar pour convaincre quelqu’un de rester derrière vous.Mais nous insistons, le pilote, lui est bien gâté . une sortie de plus de 200 kms ne vous donnera qu’une envie: la prolonger.A éviter : l’autoroute où la position vous transforme en vrai paravent à partir de 110 km/h. Maintenant, celui qui apprécie le vent en plein casque, rien ne le lui interdit, la moto assure des vitesses bien supérieures en tenant sans souci un bon 140km/h.

 

harley-fat-boy-specialSi la conduite coulée est conseillée, il faudra toutefois vous méfier du freinage. Le simple disque avant, malgré ses 4 pistons, se montre souvent limité pour arrêter l’engin, surtout si on doit freiner fort, il faut bien tirer sur le levier. Il faut même ne pas hésiter à utiliser le frein arrière qui actionne les deux pistons sur le disque et qui permet alors d’arrêter sur une distance raisonnable.

 

 

Good vibrations, mais elles sont où ?
Des Harleys précédemment testées, un point commun c’était les vibrations chères à la marque, un peu comme un signe distinctif. Pourtant équipé du Twincam 96B, le Fat Boy ne vous coûtera pas un dentier à chaque arrêt, certes le gros bicylindre s’anime et on sent bien les « trépidations de la machine » chères à BB, mais rien de comparable à la séance de massage musclé imposée par la sportster 1200 par exemple.

harley-fat-boy-special

Restons sur le moteur pour une petite déception : imaginant le look de dragster associé à un bicylindre de 1600cc, on s’attendait à voir nos bras s’allonger entre deux feux rouges, faire chauffer la gomme en ouvrant en grand… Eh bien, non. bon, il pousse quand même bien mais pas de coup de pied au cul, il accélère de façon plutôt linéaire mais sans plus. Pire, malgré le couple de 125 Nm à 3500 tours, il vous faudra régulièrement jouer du sélecteur pour avoir une reprise suffisante pour doubler. La plage moteur efficace est assez limitée et, bicylindre oblige, vous ne pourrez pas descendre trop bas dans les tours sous peine de gros cognements, il faudra vous y faire, la Fat Boy vous obligera à changer de vitesse.

Et avec un levier d’embrayage plutôt dur et une boîte assez rêche, on évitera. Comprenez-nous bien, si le passage de la première se fait dans un gros  » clong « , les autres passent plutôt bien, pas de faux point mort, pas de cafouillage (sauf peut-être pour trouver le point mort), la boîte est juste une boîte Harley, prévue pour un usage custom,nous ne sommes pas sur une sportive non plus…

harley-fat-boy-specialLes deux Shotguns distillent un grognement bien viril. Les normes actuelles ne leur permettent pas de se faire entendre davantage comme c’est souvent le cas pour une Harley. Ils ne sont pas castrés non plus mais nous dirions plutôt étouffés pour ne pas se faire taper sur les doigts au premier contrôle. La comparaison de notre modèle d’origine avec une Harley modifiée nous laisse sans voix (ou sans ouïe plutôt), les échappements quasiment libres de la Softail se font entendre à l’arrêt et à l’usage, notre Fat Boy est inaudible à ses côtés.

 

Un gros garçon maniable
harley-fat-boy-special

Avec un nom pareil et un rapide coup d’oeil sur la fiche technique pour voir s’afficher les 330 kg de la Harley (tous pleins faits) on craignait le pire pour partir à l’aventure sur les petites routes. L’idée même de passer par les routes du barrage de l’eau d’heure ne nous rassurait pas. Ignorants que nous sommes, bien campé sur son boudin arrière de 200, le Fat Boy se moque de nos hésitations et nous fera vite oublier nos appréhensions.

Une fois lancé, le custom en devient même joueur, se balançant d’un virage à l’autre sans sourciller, en adoptant une conduite coulée, on peut passer même assez vite en courbe au grand malheur des marches- pieds que nous avons entamés des deux côtés (espérons qu’Harley ne nous en tienne pas rigueur). Vous l’avez compris, nous nous sommes bien amusés à son guidon. Loin d’être ennuyeux, le Fat Boy permet de se promener à un bon rythme et de prendre les virages les pieds au sol (ou presque, il faudra prévoir un budget marche-pieds à défaut d’user des sliders).

Le seul bémol viendra pour les manoeuvres à l’arrêt ou au ralenti . le poids devient un inconvénient, la moindre bosse sous le pneu arrière vous fera suer des grosses gouttes pour reculer la moto.Côté suspensions, nous sommes aussi agréablement surpris de la bonne tenue de route de notre Fat Boy, les irrégularités du revêtement sont globalement bien gommées, pas de retour négatif dans le dos ou dans les bras et le confort reste assuré.

 

 

Le côté high-tech d’Harley
Nous l’avions déjà remarqué avec la Rocker C, Harley sacrifie un peu de la tradition au confort moderne.C’est ainsi que nous retrouvons la jauge sur le bouchon gauche du réservoir, le droit étant le vrai bouchon oubliant la fermeture à clé. C’est le côté tradition, mais dans le menu de l’écran lcd, commandé par un bouton sur le côté gauche de la console sur le réservoir, vous aurez droit aux partiels mais surtout à l’autonomie vous donnant les kilomètres encore à parcourir.

 

Autre concession : le système de clé. Le fonctionnement est on ne peut plus simple : plus besoin de laisser la clé sur la moto, vous débloquez le starter, rangez la clé dans la poche, il suffit de tourner le bouton sur ‘on’ et d’appuyer sur le démarreur pour faire s’ébrouer le gros twin. Encore mieux, le boitier rfid (commande sans fil) branche l’alarme dès que vous vous éloignez de la moto : un système diablement pratique qui vous évite d’avoir à sortir et à mettre la clé.

Les clignotants aussi sont modernisés, la commande est toujours séparée à gauche et à droite du guidon mais ils s’éteignent tout seuls quand vous redressez la moto.

Même la gestion de l’injection se la joue moderne en permettant une belle autonomie de plus de 300 km, en faisant le plein à plus de 250 km, l’ordinateur de bord nous en autorisait encore plus de 80 bien que la jauge approchait dangereusement la zone rouge. Les presque 20 litres (19,7 l) du réservoir vous autorisent ainsi une belle promenade sans passer à la pompe sauf si on vous le vide au premier arrêt (eh oui, l’absence de clé est un risque permanent).

harley-fat-boy-special

Agréable et appréciable sauf pour son prix

Bien sûr, c’est une Harley, vous entrez dans une famille, une histoire . bien sûr la finition est au top, on laisse les plastiques chromés au placard, tout est taillé dans la masse, poli ou peint . bien sûr à la revente on sentira la différence mais il faut quand même les sortir les 20.495 € et encore, sans craquer sur quelques accessoires et ceux qui sont déjà rentrés dans une concession Harley voient de quoi nous parlons.

Si le budget n’est pas un souci, ce Fat Boy special est un très bon choix alliant un look typé et remarquable à une conduite plutôt facile et agréable avec un coeur suffisamment vigoureux pour vous balader seul ou en groupe en gardant sous la poignée de quoi vous amuser.

 

 
FLSTFB Fat Boy à partir de 20,495 €

 

 

Sylvain R
Sylvain roule depuis qu'il en a l'âge, deux ou trois roues (voir même 4) et un moteur et il est parti pour un essai. Sportive, roadster, custom, trail ou autre, rien ne l'arrête. Sa maxime préférée : "Brûle la gomme, pas ton âme". Si vous le croisez, n'hésitez pas à le saluer, il ne mord pas... enfin normalement

Articles similaires

Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Suivez-nous

15,475FansLike
195FollowersFollow
2,230SubscribersSubscribe
Publicité

Populaire cette semaine

Nouveau site web et journées d’essai chez CFMoto

À partir du mois de mars, CFMoto organise un roadshow où vous pouvez vous rendre chez votreconcessionnaire local pour un essai (gratuit)...

Nouveautés chez Gaerne, les Razor et Rocket

Deux nouveautés chez Gaerne : G.Razor chaussure sportive, légère avec les protections nécessaires pour la moto, à la...

BMW S1000R , pas de quartier !

Pour mon deuxième essai BMW de la saison, je voulais me faire plaisir. Tout simplement, je l’avoue, l’envie de tester ce roadster dérivé en...
Publicité