ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X

« X » pour dixième anniversaire ! 10 ans d’existence pour cette machine hors normes et unique produite par Triumph. Seulement 500 exemplaires numérotés de la X seront produits pour fêter l’anniversaire de la moto la plus cubée du marché. Avis à ceux qui cherche une moto d’exception !
Un look d’acier.
Si vous appréciez une moto aux couleurs vives, passez votre route ! La Rocket X est entièrement peinte en noir ou presque ! Édition spéciale oblige, il s’agit d’une peinture Jet Black spéciale multi couches réalisée par l’atelier « 8-ball » ayant nécessité 4 jours de travail.

ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X
La Rocket X aime le noir!

Afin de rendre maximum cette impression de puissance brute, un liseré de toute beauté réalisé à la main laisse apparaître le métal du réservoir et des garde-boue. L’échappement, les roues à bâtons, la tête de fourche, le guidon, les rétros, le saute-vent, les pédales de frein et de sélecteur sont également peints en noir. Afin de personnaliser encore davantage cette moto d’exception, une plaque en aluminium avec le sigle Triumph est apposée sur le réservoir d’huile et une plaque d’identification atteste de la série limitée. Les deux phares ronds sont parfaitement en accord avec le style de la moto.

ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X
Travail d’orfèvre pour ce modèle anniversaire.

 

ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X
De toute beauté!

ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X
Les échappements tromblon contribuent à l’équilibre visuel.

Ce qui saute immédiatement aux yeux lorsqu’on regarde la Rocket, c’est bien entendu son moteur. Il s’apparente à celui d’un camion tout droit sorti de la fonderie. Impressionnant ! Surtout du côté droit avec les 3 échappements qui débouchent sur un pot qui ne l’est pas moins. Vu le volume de la bête, on s’attend à trouver la même chose de l’autre côté. Et bien non ! C’est un trois cylindres ! Quoique de belle taille, le radiateur s’intègre discrètement dans l’ensemble.

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Moteur de camion tout droit sorti de la fonderie.

 

ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X
Production limitée à 500 exemplaires pour ce modèle anniversaire.

 

 

 

 

 

 

 

Le réservoir haut vers l’avant s’arrondit dans sa partie antérieure. Il est prolongé par une large selle texturée ornée de surpiqûres également arrondie qui s’évase vers l’arrière. La selle passager, bien qu’étroite, semble néanmoins confortable. Les deux énormes échappements noir mat style tromblon contribuent à équilibrer visuellement l’énorme moteur. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est une sacrée g…

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Une sacrée g… cette Rocket X!

 

Un moteur hors normes

Depuis 10 ans, la Rocket n’a jamais été égalée en termes de motorisation et pour cause : un trois cylindres de 2.294 cc ! L’équivalent d’une Mercedes Classe C ! Un couple phénoménal de 221 Nm atteints à 2.750 tours seulement ! C’est 60 Nm de plus que la Yamaha V-Max, 80 de plus qu’une HD V Rod ! Ces chiffres donnent une idée de la démesure de cette moto.
D’après Triumph : « Le moteur est débridé et sa pleine puissance s’exprime sur les trois premières vitesses ». Je peux vous assurer que c’est également le cas pour les deux dernières. Placés dans le sens de la longueur, les trois cylindres sont collés au flanc droit de la moto et le vilebrequin est aligné avec la transmission finale par cardan. Il effectue une contre-rotation de façon à ce que la moto reste stable lorsque vous rétrogradez. Le cadre double poutre en acier tubulaire est suffisamment solide pour contenir la puissance de cette machine de guerre, tout en lui assurant une maniabilité correcte. Tout comme le cadre, la fourche inversée de 43 mm de type sportive est là pour maîtriser les hauts niveaux de puissance générés en offrant une conduite maîtrisée. La roue arrière de 16 pouces accentue la largeur du pneu arrière de 240 afin d’assurer la stabilité de la moto. La roue avant équipée d’un pneu de 150 contribue également à sa maniabilité. Évidemment, le poids est à l’avenant et avec ses 367 kg en état de marche, la Rocket n’est pas à proprement parler un poids léger.

Couple de fusée.
La mise en marche de la Rocket est déjà un moment d’émotion. Sentir ce monstre de 2,3 l s’ébrouer dans un bruit rauque procure une sensation agréable de puissance mais également de force tranquille. Malgré la largeur du moteur et du réservoir qui vous oblige à écarter les jambes, la position de conduite est relativement confortable. Le guidon n’est pas trop large et les repose-pieds, bien que placés vers l’avant, permettent au pilote d’avoir un bon équilibre. Vu la faible hauteur de selle (750 mm), les pieds sont bien posés au sol et le maintien des presque 4 quintaux ne pose aucun problème. La selle est confortable. Légèrement échancrée sur l’avant, elle s’élargit et remonte vers l’arrière permettant au pilote de caler le postérieur. Le parcours en duo est possible grâce à l’adjonction d’une petite selle passager relativement confortable. Elle ne permet cependant pas d’envisager de longs déplacements.
Le démarrage se fait en douceur grâce à l’embrayage multidisques à bain d’huile. La poignée est bien positionnée et progressive. Grâce à son centre de gravité très bas, la Rocket procure immédiatement une sensation de facilité et de maniabilité étonnante pour un engin de ce gabarit. Néanmoins, les manœuvres de demi-tour et les virages serrés se révèlent plus délicats vu la largeur du guidon et la position des pieds vers l’avant. En ville, se faufiler entre les voitures demandera également un certain savoir-faire car la Rocket n’est pas un scooter.

ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X
La Rocket n’est pas un scooter!

Entre 1.000 et 2.000 tours, la souplesse du moteur est surprenante et la conduite facile. Il est possible de repartir sans problème sous les 1.000 tours sur n’importe quel rapport. Un plaisir ! Mais là où la conduite de cette moto devient vraiment exceptionnelle, c’est entre 2.000 et 3.000 tours. Dès que vous franchissez la barre des 2.000 tours, le couple débarque linéairement et c’est une propulsion de fusée garantie. Accrochez-vous car ça tire (ou ça pousse …) vraiment…vraiment très fort ! Non seulement, les 148 CV sont au rendez-vous, mais c’est surtout le couple phénoménal qui procure cette sensation de montée en puissance musclée plutôt que violente. Il faut de solides biceps et tout ce qui va avec pour rester accroché. Mais quel plaisir ! Et je ne vous parle pas des vitesses astronomiques atteintes même sous les 3.000 tours car ce serait pécher !

ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X
Un couple de folie!

La conduite sur autoroute et sur routes rectilignes n’est pas le point fort de la Rocket. Sans protection ou presque, la position de conduite peu ergonomique fatigue vite et les bras ainsi que les épaules et la nuque en prennent pour leur grade. Sur routes sinueuses, c’est la faible garde au sol qui vous rappelle à l’ordre dans les virages. Par contre, la mise sur l’angle est aisée malgré la largeur du pneu arrière et la puissance de la machine vous permet de corriger les excès d’optimisme en sortie de virage. Soyez attentifs aux défauts de nos routes car, comme toujours avec cette position de conduite type « custom », c’est la colonne vertébrale qui encaisse.
Côté suspension, la fourche inversée de 43 mm de type sportive, le bras oscillant et les deux amortisseurs KYB réglables en pré-charge de 105 mm de débattement assurent une stabilité et un confort corrects.

ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X
Le freinage : un point fort.

Le double disque avant de 320 mm à 4 pistons et le simple arrière de 316 mm à 2 pistons garantissent un freinage très efficace et sécurisant. L’ABS de série vient compléter. Le freinage est sans aucun doute un autre point fort de la Triumph.
Côté équipement, c’est complet sans être pléthorique. L’ensemble compteur – compte-tours analogiques contient les voyants classiques (charge de batterie, phares, ABS, température moteur, …). Ils comportent chacun un écran numérique qui reprend les informations habituelles : kilométrage total et partiel, jauge de carburant, autonomie restante, double ordinateur, horloge, indicateur de vitesse engagée, …

 

 

Le commodo gauche contient la commande de phare, des clignoteurs et le klaxon. Celui de droite, le coupe-circuit et le démarreur. Niveau esthétique, on regrettera les câbles insérés dans une gaine en plastique qui dénotent quelque peu.

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L’ensemble compteur – compte-tours est complet.

ESSAI DE LA TRIUMPH ROCKET X
Les phares ronds sont en harmonie avec l’ensemble

Evidemment, avec un moulin pareil, il ne faut pas espérer de miracle. Vous engloutirez facilement 7 à 8l aux 100 km. Le réservoir de 24 l vous procurant une autonomie raisonnable de 300 km.
Rocket X, moto d’exception !
Rouler en Rocket c’est faire le choix d’une moto hors normes. C’est s’offrir des sensations exceptionnelles sur une machine qui ne passe pas inaperçue. Hormis quelques spécimens hors de prix réservés à de riches collectionneurs, c’est rouler sur la moto la plus cubée du marché pour un prix accessible. En un mot, c’est choisir le plaisir, les sensations, l’originalité et, reconnaissons-le, un peu la frime plutôt que le « mécaniquement correct » du roadster ou du trail de motard lambda.
Rouler en Rocket « X », c’est de plus s’offrir une moto au look exceptionnel produite à 500 exemplaires seulement. Une machine qui symbolise la force et la puissance à l’état pur et qui sera à vous pour la modique somme de 19.990 €. Le surcoût de 1.700 € se justifie-t-il ? Question de choix personnel et d’envie de posséder une série spéciale. Mais une chose est sûre : une fois que vous aurez roulé en Rocket (X ou pas), vous ne l’oublierez pas de si tôt !

Présentation de la Triumph Rocket X

Dominique
Enseignant tombé dans le monde de la moto très jeune

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