Casque Kiwi Trophy

Kiwi reprend son envol

Après s’être fait dans le passé une solide réputation, notamment en course, la marque française Kiwi revient sur le marché avec des produits performants et cependant fort abordables. Une production certes made in China mais conçue in France.

Casque Kiwi Trophy 

C’est la société française Tilt qui a repris la marque Kiwi en 2007. Depuis, elle a délocalisé la production en Chine mais s’est dotée d’un centre de R&D bien français, garant d’une qualité aux standards européens. Kiwi propose une dizaine de modèles, et refait vraiment surface depuis l’an dernier, avec la commercialisation de son intégral carbone K710C d’ores et déjà porté par nombre de pilotes français et quelques Belges aussi d’ailleurs. La principale nouveauté 2015 du fabricant est le K710F que nous vous présentons à l’essai : un intégral en fibres composites léger et particulièrement démocratique. Il existe en deux variantes : le Trophy, d’inspiration racing que nous testons ici (230€), et le Raptor plus routier, doté quant à lui d’un écran solaire rétractable (240€).

Casque Kiwi Trophy
Le K710F dans sa version route dénommée Raptor. Notez la présence d’un écran solaire interne.

Un rapport qualité/prix agressif

Disons-le, les casques en fibres répondant aux normes européennes sont rares dans cette gamme de prix. Outre la production chinoise qui permet évidemment de limiter les coûts, Kiwi fait le choix –judicieux à nos yeux- de réduire les décorations disponibles (une seule pour chacune des versions) et de proposer un packaging simplifié.

La décoration du Trophy est sobre ; le casque reste discret,  mais n’est pas sans élégance. On note une visière bien large, mais assez étriquée en hauteur si l’on pense à une utilisation sur piste. Au demeurant, sa double courbure rendra aussi malaisé l’usage de tear-offs, mais ce n’est qu’un détail insignifiant dans le cadre d’une utilisation routière. On découvre également dans l’emballage un insert antibuée autocollant Raleri, préféré au classique Pinlock « qui a tendance à fragiliser la visière puisqu’il réclame qu’on la perfore », nous précise le fabricant. Et le Raleri italien donne effectivement satisfaction ; il requiert juste qu’on le nettoie plus souvent qu’un Pinlock pour conserver sa pleine efficacité antibuée. Le reste de la dotation tient en quatre autocollants réfléchissants (obligatoires sur le marché français) ainsi qu’en un outil bien pratique pour faciliter la dépose de la visière. Détail chic : pour couvrir les crémaillères, on a le choix entre deux caches, un noir et un rouge.

Casque Kiwi Trophy  Casque Kiwi Trophy

Comme de coutume, l’intérieur hypoallergénique est démontable et lavable ; la bavette et le déflecteur nasal sont compris et la boucle de fermeture est de type Double D pour répondre aux exigences racing.

 

Des prestations appréciables

Certaines finitions pourraient encore progresser, comme quelques plastiques peu sympathiques au toucher (déflecteur nasal), mais dans l’ensemble, le Kiwi fait bonne impression. Son habillage interne, est doux et agréable sur le visage; nous trouvons cependant qu’il manque un peu de soutien à l’arrière de la tête. Globalement d’ailleurs, le Kiwi taille grand et permet d’envisager une taille inférieure à l’habitude. On note aussi que la pression où l’on immobilise la jugulaire fermée est assez difficile d’accès, sous l’habillage de joue gauche.

Casque Kiwi Trophy
Les finitions de l’extracteur arrière sont assez soignées. Notez le pli aérodynamique de la calotte.

A l’usage, c’est par son poids plume (1330g mesurés en taille XL) et par son aérodynamique que le Kiwi Trophy se distingue: il gère fort bien les remous, de sorte que la pression ressentie est homogène, ce qui diminue tant la fatigue que le niveau sonore. De fait, le Kiwi n’est pas un casque bruyant; nous le situerions à ce point de vue dans la bonne moyenne. De même, s’il laisse passer quelques courants d’air –c’est normal sur un casque aux prétentions sportives-, c’est sans excès. Le porter l’hiver comme nous l’avons fait ne pose donc pas de problème particulier. La visière s’ouvre sur plusieurs crans qui « verrouillent » bien et le premier permet aux porteurs de lunettes de rouler sans buée en ville ou sous la pluie sans trop perdre en confort. A ce point de vue, soulignons que le Trophy est l’ami des lunettes car ces dernières y trouvent aisément leur place sans gêner le pilote, même si la monture est épaisse. Bien vu!

De son côté, l’insert antibuée Raleri fait bien son travail; nous trouvons néanmoins qu’il génère plus de reflets parasites qu’un Pinlock en conduite nocturne. Du côté des aérations, nous avons trouvé leur effet un peu limité, mais c’est récurrent, et seuls les hauts de gammes très onéreux sont en général efficaces à ce point de vue. Disons que l’aération de mentonnière se tire d’affaire tandis que ses homologues supérieures font ce qu’elles peuvent…

Casque Kiwi Trophy
Les aérations frontales déçoivent.

Et donc

Au moment de conclure, nous avons envie de dire qu’au prix affiché, il sera difficile de se plaindre de ce Kiwi Trophy dont les prestations d’ensemble le situent à égalité avec des casques plus chers. En outre, sa déco dans l’air du temps avec les deux bandes parallèles, lui confère une élégance certaine et semble bien résister aux aléas de la route. De son côté, l’outil fourni permet de déposer la visière en un tournemain et le poids limité est un gage de confort en toutes circonstances. Un bilan résolument positif, donc.

Casque Kiwi Trophy   Casque Kiwi Trophy

 

Pour toute information:

www.e4bikers.com

www.kiwihelmets.eu

Casque Kiwi Trophy

Rude42
Je suis motard et rien de ce qui est motard ne m'est étranger.

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