Au bonheur des navetteurs

Pour les infortunés qui travaillent à Bruxelles ou dans sa périphérie congestionnée, les impératifs horaires l’emportent sur le plaisir motocycliste. C’est en pensant à eux que nous entamons ici une petite série d’itinéraires qui leur permettront de gagner leur boulot sans s’embêter au guidon. Joignons donc l’utile à l’agréable au départ de Mons ou de Charleroi.

Notre double cahier des charges: proposer aux navetteurs un itinéraire bis qui ignore sciemment l’autoroute mais la côtoie néanmoins d’assez près pour qu’on puisse facilement la reprendre en cas de besoin et bien entendu, ne pas multiplier inutilement les kilomètres. Nos deux trajets nécessitent une trentaine de minutes supplémentaires par rapport au parcours autoroutier, mais le jeu n’en vaut-il pas la chandelle pour voir autre chose et se faire plaisir?

Au bonheur des navetteurs
Le parc du Waux-Hall

Au départ de Mons

Depuis la ville universitaire, on quittera le petit ring (R5) pour prendre la direction de Binche en passant devant le parc du Waux-Hall, poumon vert et ornemental de la cité du Doudou. Ses 5 hectares, dessinés par un paysagiste au XIXème siècle, regorgent de sculptures et d’arbres rares parfois séculaires qui incitent à y flâner. La salle de spectacles, aujourd’hui fermée, devrait être prochainement réhabilitée mais la cafétéria reste ouverte en saison. Juste après le parc, on prendra à gauche vers Le Roeulx; le décor reste urbain mais la chaussée est lisse et ondulante. Après quelques kilomètres, une surprise architecturale s’offre sur la gauche; c’est le château d’Havré, un site connu dès le XIIème comme poste de guet sur la rivière Haine, celle-là même à qui le Hainaut doit son nom. Un peu plus loin, à partir de Ville-sur-Haine commencera un jeu de cache-cache avec le canal reliant Bruxelles à Charleroi.

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Le château d’Havré

A ce propos, si le cœur vous en dit, après avoir franchi l’ancien canal puis le nouveau, vous pouvez obliquer à droite vers Thieu pour jeter un œil à un ouvrage d’art étonnant: les ascenseurs à pistons du vieux canal, toujours parfaitement opérationnels et que l’on doit… à l’envahisseur allemand durant la Première guerre mondiale. Ce détour n’allongera votre route que de 4km. Mais revenons-en à la direction du Roeulx; on traverse la petite ville sans changer de route et, dans le haut, on laisse Soignies sur la gauche pour obliquer à droite vers Mignault par une route de campagne sinueuse qui vient d’être surfacée. Après avoir parcouru le charmant bourg de Mignault, on se dirige vers Marche-lez-Ecaussinnes dont la place, sur votre droite, a été récemment refaite.

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L’itinéraire vous fait traverser le complexe pétrochimique de Feluy

La route serpente ensuite pour gagner Feluy où l’on passe au beau milieu du complexe pétrochimique avant d’obliquer à gauche vers Ronquières par la Route Baccara, un axe connu de tous ceux qui aiment mettre gaz sur deux ou quatre roues. Tout comme en venant de Charleroi, on longe ainsi le plan incliné -le plus long au monde- qui abrite un très beau parcours-spectacle consacré aux métiers peu connus de la batellerie. Bon, je vous dis ça, c’est au cas où vous y reviendriez un week-end ou à l’occasion d’un jour de congé…

Au départ de Charleroi

Nous ne nous attardons pas et quittons la plus grande métropole wallonne par le Viaduc en direction de Mons. On peut aller tout droit et traverser les anciennes usines sidérurgiques, mais mieux vaut prendre à droite (direction Courcelles et Monceau) pour atteindre Marchienne-au-Pont par la « Route du Port ». L’eau y ondule entre les terrils et des usines dont la plupart ont cessé de vivre depuis longtemps. On ne peut s’empêcher de songer  au labeur que nos ascendants ont déployé ici pour nous assurer un avenir meilleur. Pour couper court au misérabilisme, il est temps de tourner la poignée. Remarquez, cela ne suffit pas forcément car sur la route de Trazegnies, le village de Souvret est là pour nous rappeler que bien des bourgades ouvrières peinent aujourd’hui à se reconvertir. En atteignant Trazegnies, ce n’est pas forcément mieux car le dépôt des TEC a disparu, la gare est fermée et maints commerces sont en berne. Une lampée d’espoir toutefois: le terril principal du lieu est devenu vignoble et le nectar qui en coule, le Clos du Château de Trazegnies, a même réussi à se faire une certaine réputation puisqu’on le compare souvent à de bons vins d’Alsace.

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En plein cœur du village, l’inattendu château de Feluy

Parvenu au feu commandant l’accès à un quatre-bras, on continue tout droit vers Gouy-lez-Piéton où l’on entre 4km plus loin. Là aussi, on se contentera de traverser la petite agglomération sans changer de route jusqu’au bas du village où l’on franchit d’abord le chemin de fer et ensuite le canal. Après ce dernier, c’est la première à gauche serpente à travers maisons récentes et fermettes rénovées. Gouy est plus étendu qu’on ne croit et, après avoir dépassé la bâtisse blanche de la Ferme de la Fléchère, au giratoire, on prend la première sortie, c’est la rue des Culots qui nous plonge dans la campagne jusqu’à un té où l’on choisit la droite vers Obaix. Une fois parvenu à Rosseignies, ce sera la première à gauche jusqu’à l’église, puis de nouveau à gauche pour un moment sinueux vers Arquennes dont on continue à suivre la direction. Une fois qu’on y arrive, on traverse la nationale vers la gauche jusqu’au premier feu où ce sera à droite vers Feluy et son château qu’on atteindra après avoir franchi un ancien pont savamment restauré. Le château fort dont la présence surprend au beau milieu du petit bourg, remonte au XIVème siècle alors que son corps de logis est renaissant. Laissant l’élégante bâtisse et son plan d’eau sur notre gauche, on monte alors vers l’église, et c’est gauche/droite vers Ronquières par un ruban campagnard qui serpente jusqu’à intercepter la route Baccara où l’on prendra à droite vers le plan incliné pour ainsi rejoindre l’itinéraire montois.

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Ronquières: la tour du plan incliné culmine à 150m

Depuis Ronquières

Au bas de la route Baccara, on opère un nouveau gauche/droite pour longer le canal par une route des plus agréables qui nous conduit à Ittre ; jouant à cache-cache avec les péniches, on continue à longer le canal et on traverse Ittre jusqu’à un rond-point où on prendra sur la gauche pour descendre vers Haut-Ittre et l’on suit dès lors la direction de Braine-le-Château que l’on parcourt jusque tout en bas avant de buter sur un té : droite/gauche cette fois, et l’on est en route vers Hal. Trois cents mètres après avoir pénétré le territoire d’Essenbeek, on obliquera à droite vers Dworp et Huizingen.

Au bonheur des navetteurs

Cette dernière portion de notre itinéraire, bien qu’elle se rapproche de la capitale, reste très roulante et vous étonnera par la diversité des paysages et des reliefs qu’elle offre. Après la traversée de Dworp, cosy mais sans ostentation, on descend vers un té, il s’agit à notre connaissance du seul endroit de notre itinéraire où un bouchon est possible sur 500m lors des heures de pointe. A moins que vous empruntiez la piste cyclable longeant la route ; je dis ça sans arrière-pensée évidemment ! Bref, une fois parvenu au té, ce sera à droite jusqu’au premier feu où vous tournerez à gauche vers Beersel et Lot ; cela monte à nouveau vers un petit giratoire dont vous sortirez à gauche pour prendre la direction du ring ; un nouveau rond-point vous enverra à droite vers Beersel pour reprendre l’autoroute en direction de Drogenbos toute proche et de la grande ceinture bruxelloise.

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Dworp: on a peine à croire qu’on est à 6km du centre de Bruxelles

Voilà donc deux itinéraires vous permettant de gagner la capitale en découvrant d’autres lieux et en parcourant d’autres routes avec un accent placé sur le plaisir d’être au guidon. Du parc du Waux-Hall jusqu’à Ronquières, vous ne rencontrerez que 3 feux de signalisation tandis qu’ils seront 5 depuis Charleroi : pas de quoi avoir des démangeaisons dans le gant droit, convenons-en. Comptez 62 bornes de Mons à Beersel et environ 77 depuis le Pays Noir, des kilométrages tout à fait acceptables pour qui connaît les distances parcourues en empruntant les autoroutes. Et si le matin vous êtes décidément trop à la bourre, rien ne vous empêche d’expérimenter les parcours dans le sens du retour.

Vos itinéraires

Depuis Mons: Havré, Ville-sur-Haine, Le Roeulx, Mignault, Marche-lez-Ecaussinnes, Feluy                                                                                                 

Depuis Charleroi: Dampremy, Marchienne-au-Pont, Roux, Souvret, Trazegnies,                         Gouy-lez-Piéton, Obaix, Rosseignies, Arquennes, Feluy

Ensuite pour les 2 parcours: Ronquières, Ittre, Haut-Ittre, Braine-le-Château,                             Essenbeek, Dworp, Lot, Beersel, Drogenbos

Au bonheur des navetteurs
Seul ou en duo, la Turismo Veloce est une compagne enthousiasmante

MV Agusta Turismo Veloce Lusso SCS (20.990€)

Puisque nous en disposons pour un test très longue durée, autant mettre notre MV Agusta à l’épreuve. Elle vous agrippe l’oeil et vous aimante l’oreille tant par son admission que par son échappement. A son guidon, les regards vous indiquent que vous avez quitté la banalité, ce qui est futile… mais apprécié. Dotée d’un sensationnel 3-cylindres, bardée d’une électronique de très haut niveau (tout y est paramétrable à votre discrétion, du frein moteur à la réponse des gaz en passant par l’arrivée du couple!), la Turismo Veloce n’a d’un trail que l’allure générale car son comportement est celui d’une sportive. Signe évident de cette orientation, ses jantes ont les dimensions de celles d’une superbike… Avec ses 191kg à sec et son vilebrequin contrarotatif, une technologie héritée du MotoGP, l’Italienne offre une maniabilité hors normes couplée aux qualités routières typiquement transalpines que lui confèrent sa compacité et son cadre treillis. Et ce n’est pas tout, elle porte l’estocade avec son Smart Clutch System, un embrayage automatique qui vous simplifie la vie en toute efficacité. Qui plus est, la Turismo Veloce a le bon goût de ne pas sacrifier confort et aspects pratiques grâce entre autres à ses valises, à ses prises USB, à son cruise control ou à ses suspensions électroniques. Une sacrée personnalité et une moto qui donne cette rare impression de valoir davantage que la somme de ses composants.

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Rude42
Je suis motard et rien de ce qui est motard ne m'est étranger.

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