Lazer Osprey – 2011

L’Osprey : un rapace !

Un intégral racing se doit de focaliser le meilleur de la technologie, et le Lazer Osprey ne fait pas exception à cette règle. Porte-drapeau du plus ancien fabricant mondial, le casque belge est porté par Xavier Siméon en Moto2. Objectif-Moto a vérifié ses prestations au quotidien autant que sur piste.

Lazer Osprey – 2011

En anglais, Osprey désigne le balbuzard, un oiseau de proie… Et il est vrai que le haut de gamme sportif de Lazer affiche de légitimes ambitions et a de quoi faire mal à une certaine concurrence. Dans ce cas-ci, nous l’avons reçu avec deux accessoires propres au fabricant belge : les visières Lumino (photochromique) et WideRace (conçue pour une utilisation en course).

Lazer Osprey – 2011 Lazer Osprey – 2011

 

Tendance

Commercialisé à 279€ seulement, ce qui le rend très concurrentiel dans le segment, l’Osprey présente évidemment des similitudes structurelles avec tous les hauts de gammes sportifs : un alliage de fibres composites, des plis aérodynamiques sur les flancs, des prises d’air frontales avec extracteur à l’arrière, un fermoir  » Double D « , un intérieur lavable, confortable et faisant appel à des tissus spéciaux pour plus de confort. Cependant, le casque belge se démarque esthétiquement par son spoiler arrière, et techniquement grâce au Morpho System Plus permettant le remplacement des éléments d’habillage internes pour une adaptation optimale à la forme de la tête.

Lazer Osprey – 2011 Lazer Osprey – 2011

Sans doute n’est-il pas utile de nous étendre longuement sur les données techniques, que vous trouverez détaillées sur le site www.lazerhelmets.com. D’autre part, pour juger pertinemment des qualités aérodynamiques et acoustiques du casque, nous l’avons confronté à des machines diverses, de la sportive à la GT en passant par le roadster, sur route et circuit dès qu’une moto s’y prêtait.

 

L’Osprey à  l’usage

Le Lazer Osprey est plutôt volumineux. Pensez-y si vous comptez l’enfermer dans un top case ou dans une valise latérale… Avec son spoiler arrière aérodynamique, sa coque est originale et agressive : l’Osprey a ce qui s’appelle  » de la gueule « . Notre déco, baptisée  » Genius  » est de belle facture et rend le casque, selon nous, plus séduisant en réalité que sur photos. Les finitions sont de qualité, avec notamment un revêtement interne doux au toucher, en net progrès par rapport à notre Fiber D1 de 2008. Avec 1560g vérifiés (en taille XL, précisons-le), l’Osprey peut sembler relativement lourd, mais son aérodynamique de premier ordre compense largement. C’est du reste son point fort. Comme nous le confiait Xavier Siméon:  » Ce que j’aime surtout dans ce Lazer, c’est qu’il ne bouge pas. Après un week-end de course, c’est de la fatigue économisée.  » Plus en finesse, on dira que l’Osprey évacue vraiment bien la pression du vent et est assez peu sensible aux turbulences. En cela, il fait aussi bien que l’AGV GP-Tech de Rossi, pourtant tellement plus cher. Comme quoi, le spoiler intégré à la coque n’est pas là pour décorer !

Lazer Osprey – 2011

Un point plus faible de l’Osprey, c’est son niveau sonore, mais rien d’exceptionnel cependant puisque c’est là une caractéristique commune à tous les casques racing. Bon point, ce niveau sonore ne s’accompagne pas de courants d’air désagréables, grâce à la mentonnière et au déflecteur nasal, tous deux amovibles. De leur côté, les aérations nous ont paru moyennement efficaces. A l’inverse, grâce au Pinlock intégré, le traitement antibuée du Lazer est imbattable. C’est le mieux qui soit disponible actuellement.

Lazer Osprey – 2011

D’autre part, le système breveté d’intégration de la visière à la coque évite à l’eau de perler à l’intérieur sous forte pluie. Pour ce qui est du (dé)montage de la visière, Lazer peut faire référence avec son système sans outil qui en est à sa troisième génération. Notons que si vous optez pour l’épaisse visière WideRace (2,8mm et 89€), il vous faudra la visser dans la calotte à l’aide d’une clé Allen, comme cela se pratique en MotoGP, pour éviter de perdre la visière en cas de crash. Le couple gagnant.

Lazer Osprey – 2011

Ne tournez pas vos regards vers Buckingham Palace si vous voulez voir le mariage de l’année. C’est Lazer qui vous l’offre. En effet, si vous couplez un Osprey à une visière Lumino (129€, voyez notre essai qui y est consacré), vous obtenez un ensemble de premier choix que nous avons pu juger au cours d’une journée de piste au temps alternant de couvert à ensoleillé. Avec la Lumino, pas de souci : blanche quand il fait sombre, noire (entre 80 et 90%) sous le soleil, cette visière est une vraie source de confort oculaire qui tire encore un peu l’Osprey vers le haut. Cocorico pour les Belges, une fois !
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Rude42
Je suis motard et rien de ce qui est motard ne m'est étranger. Motard dès l'âge de huit ans et journaliste/essayeur moto depuis 1988. Une expérience tout à votre service...

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