Ducati Scrambler 1100 Spécial : l’ambassadrice du « post héritage ».

Scrambler, une marque dans la marque chez Ducati. Surfant sur la vague du succès rencontré avec la Scrambler 800 qui compte pas moins de 7 modèles, Ducati propose trois déclinaisons de la 1100 : un modèle de base, la « Spécial » et la « Sport ». Le milieu de gamme est reconnaissable à ses jantes à rayons, ses accessoires en aluminium, dont un superbe bras oscillant en alu brossé, un guidon un peu plus bas et une selle monobloc en cuir brun surpiqué au niveau du pilote. Le réservoir « goutte d’eau » ciselé, les panneaux latéraux caractéristiques en aluminium et le phare rond cerclé d’aluminium qui intègre une croix distinctive ornée du logo Ducati lui confère une personnalité. Nommé ainsi d’après le verbe “to scramble” (mélanger), le Ducati Scrambler permet à chacun d’exprimer sa personnalité ainsi que son mode de vie. Les différentes versions de la moto ne sont que le point de départ pour créer votre propre monture, unique et personnelle. Grâce à une ligne d’accessoires complète et étoffée, chaque Ducati Scrambler peut être customisé selon une multitude de désirs.

Côté motorisation, on retrouve le Desmo 2 de 1.079 cc à double allumage et 2 soupapes par cylindre refroidi par air-huile dérivé de la Monster 1100 Evo. Il a été dégonflé pour atteindre 86 cv à 7500 tours et un couple de 88 Nm à 4750 tours. Trois modes de conduite : Active (sport), Journey (road) agissant sur le mapping moteur et City (rain) qui réduit la puissance à 75 cv. Au rayon des assistances, le DTC (Ducati Traction Control) à 4 niveaux lié aux modes de conduite est déconnectable et un « Cornering ABS » qu’on trouve habituellement sur des modèles supérieurs. Avec l’unité de contrôle, la plateforme inertielle constitue le cœur du système électronique, qui peut détecter la position exacte de la moto dans l’espace ainsi que l’intensité de l’inclinaison, de l’accélération et du freinage. Elle permet au DCT et aux freins de fonctionner avec précision, même en cas d’inclinaison maximale.

Le modèle « Spécial » est équipée d’une superbe fourche Marzocchi de 45 mm entièrement réglable et d’un amortisseur Kayaba monoshock, réglable en précharge et détente. La partie cycle n’est pas en reste avec un cadre treillis tubulaire et un freinage au top signé Brembo.

Esthétiquement, le Scrambler ne peut que séduire par sa référence aux années 60 et 70, époque de toutes les libertés et du rêve californien. L’échappement 2 en 1 est particulièrement réussi. Sa conception originale, c’est le moins qu’on puisse dire lorsqu’on observe la trajectoire des pots, le rend unique. Les deux silencieux qui contribuent à l’équilibre visuel de la moto sont situés de part et d’autre de la selle. Les gros Pirelli MT60 RS de 120/70 à l’avant et de 180/55 à l’arrière, tous deux en 17 pouces, accentuent le caractère baroudeur de l’italienne.

Les optiques sont également à la hauteur. L’avant, à éclairage diurne automatique et désactivable procure un faisceau puissant. U

n joli compteur digital à deux écrans, un rond et un ovale, fournit les informations habituelles, excepté la consommation instantanée et moyenne. Quelques « fashion faux-pas » dans cette présentation : la boucle arrière qui aurait pu être mieux réfléchie car elle dénote dans l’ensemble, le garde-boue avant, original, mais qui n’assurera aucune protection en cas de pluie, et le câble de frein forme une boucle peu esthétique au-dessus du guidon et donne l’impression d’être trop long.

La mise en route permet d’entendre le son rauque de la Scrambler.  Dès les premiers kilomètres, la Ducati se laisse apprivoiser. L’embrayage hydraulique est une merveille de souplesse. Grâce au Ride by wire, la poignée de droite permet un dosage précis des gaz. La suspension et les pneus boudins confèrent un grand confort. Quant à la selle, son revêtement la rend assez glissante, ce qui n’est pas toujours idéal, surtout lors des gros freinages. Heureusement, le large guidon et la position légèrement en arrière des repose pieds confèrent une position de conduite très ergonomique, légèrement penchée vers l’avant.

Le gros bicylindre fait preuve d’une souplesse étonnante. L’étagement de la boîte 6 est irrégulier. En mode « Active » surtout, la première pousse très fort. On passe ensuite rapidement les vitesses jusqu’en 4ème. Quant à la 6ème, elle fait office d’overdrive et permet une réduction de consommation appréciable. Par contre, il faudra veiller à sélectionner le bon rapport sous les 60 km/h sous peine de faire cogner le Desmo 2. Le couple de camion est également un atout majeur du Scrambler. Sans doute dû au fait que le modèle d’essai n’affiche que 1.250 km, le point mort n’est pas toujours évident à trouver. Si la ligne d’échappement est une réussite esthétique et un régal au niveau sonorité lorsqu’elle pétarade à la décélération, les pots hauts placés provoquent une surchauffe de la selle peu agréable l’été. En ce qui concerne les suspensions, je les ai trouvées un peu dures. Question de réglage probablement !

Dire que le Scrambler est maniable est un euphémisme, c’est un véritable vélo.  Il aurait toutefois pu l’être encore davantage avec à un guidon et un rayon de braquage un rien moins larges. Côté stabilité à l’arrêt, les 810 mm de hauteur de selle ne posent pas de problème au commun des mortels. Par contre sa largeur associée à la forme du réservoir pourront peut-être gêner les pilotes de petite taille. A propos du réservoir, je pensais que les 15 litres de capacité allaient m’obliger à passer à la pompe très rapidement. J’ai été heureusement surpris de devoir me préoccuper du ravitaillement après un bon 250 km. L’autonomie affichée une fois le plein fait est de 300 km. A la ville, elle se faufile sans problème dans la circulation et sa hauteur de selle permet d’avoir les pieds bien au sol.  A la campagne, la plage étendue des régimes moteur permet de bien s’amuser. Jusqu’à 5000 tours, c’est le couple qui assure ; ensuite, la cavalerie prend le relais jusqu’à la limite autorisée ou non.

Si cette moto appelle sans aucun doute à quitter le bitume, il faudra toutefois rester prudent et limiter ses ambitions, car elle pèse plus de 200 kg en ordre de marche. Ceci dit, il serait dommage de ne pas profiter de ses aptitudes aux balades champêtres et autres escapades dans le sable.

Si le 800 est un peu juste pour les virées en duo, grâce à sa puissance supérieure et sa selle plus confortable, le 1100 se révèle tout à fait apte aux sorties à deux.

En cas d’urgence, les 2 disques avant de 320 mm semi-flottants Brembo Monobloc à 4 pistons et le disque arrière de 245 mm à étrier flottant 1 piston assurent un freinage irréprochable. L’ABS Bosch de dernière génération assiste le tout sans faille.

Côte gadgets, les panneaux en alu du réservoir sont interchangeables et une prise USB est disponible sous la selle. Comme expliqué en introduction, cette moto est conçue pour être personnalisée. Il est donc possible de piocher dans la gamme infinie des accessoires tous plus « customisant » les uns que les autres. Et, pour compléter la panoplie, une gamme de vêtements « Scrambler » est proposée sur le site, très complet et original, de Ducati.

Le Scrambler 1100 est une belle réussite qui vient compléter une gamme déjà très riche. Proposé également en version permis A2, il possède tous les atouts pour séduire les adeptes de la balade dominicale qui aiment admirer leur belle mécanique, si possible personnalisée, de la terrasse d’un café ; mais également les « roule toujours » qui, grâce au 1100, pourront aligner les kilomètres sans fatigue, si ce n’est celle due à l’absence de protection et à une suspension un peu rugueuse. Une motorisation très réussie, une électronique de dernière génération, un freinage sans reproche et un design dont les italiens ont le secret. Par contre, le tarif pourrait être un élément dissuasif. A 14.290 €, le « Spécial » n’est pas donnée ! Quant au « Sport », il frôle les 15.000 €. Le modèle de base est à 12.990 €. Mais c’est du beau matériel !

Ducati Scrambler 1100 Spécial : l’ambassadrice du « post héritage ».

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Scrambler 1100

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Scrambler 1100 Spécial

Ducati Scrambler 1100 Spécial : l’ambassadrice du « post héritage ».
Scrambler 1100 Sport

 

 

Dominique
Enseignant tombé dans le monde de la moto très jeune

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