Comparatif intégraux racing – 2012

Chasseurs de têtes
Les hauts de gammes racing conjuguent les technologies de pointe ma&icirc.trisée par les fabricants. Portés par des pilotes de renom, ils sont souvent des objets désirables qui font payer leur exclusivité. Objectif-moto a voulu vérifier leurs prestations dans l’épreuve du quotidien autant que dans celle de la piste. Et par souci d’équité, nous opposons deux stars du segment à deux outsiders ambitieux.Certes notre menu est lacunaire puisque tester tous les heaumes racing du marché e&ucirc.t été impossible à faire sérieusement. En effet, pour bien étalonner le produit, il est nécessaire d’en disposer suffisamment longtemps, de l’utiliser sur différents types de motos et dans les conditions les plus diverses (pluie, froid, circuit, …). Ces restrictions posées, nous avons donc choisi des casques s’étalant sur toute la gamme de prix dévolue à ce type de modèles, soit de moins de 300 à plus de 700 euros:AGV GP-Tech  » Elements « , porté par Valentino Rossi en 2011.Airoh GP500  » White Gloss « , porté par Andrea Dovisioso en MotoGP .Arai RX7GP  » Speed Black « , omniprésent sur tous les paddocks mondiaux .Lazer Osprey  » Genius « , le modèle sportif du plus ancien fabricant de casques.

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MéthodologieChacun de ces casques brigue le haut du pavé dans son créneau. Opter pour l’un d’entre eux ne saurait donc être un mauvais choix. D’ailleurs un examen sommaire laisse appara&icirc.tre des similitudes structurelles: des plis aérodynamiques sur les flancs, des prises d’air frontales avec extracteur à l’arrière, des matériaux composites, des fermoirs  » Double D « , des visières qui s’ôtent sans outil, des intérieurs lavables, confortables et faisant appel à des tissus spéciaux pour plus de confort. Seul le Lazer Osprey se démarque esthétiquement par son spoiler arrière, encore que l’Arai en présente un (réglable) lui aussi. En théorie, tous ces casques entendent briller sur quatre plans principaux: l’aérodynamique, le silence, le confort et l’aération. En pratique, nous constaterons toutefois qu’ils ne sont pas égaux devant ces critères d’exigence.Nous pensons qu’il est inutile de nous étendre longuement sur les données techniques que vous trouverez détaillées sur les sites des différentes marques. c’est pourquoi nous nous en tiendrons à l’essentiel. D’autre part, pour juger pertinemment des qualités aérodynamiques et acoustiques du casque, nous l’avons systématiquement confronté à des machines diverses, de la sportive à la GT en passant par le roadster. sur route et circuit dès qu’une moto s’y prêtait. Enfin, outre une vérification serrée des poids et des champs de vision respectifs, nous avons tenu à utiliser nos couvre-chefs dans les conditions climatiques les plus diverses.Alors, les plus chers sont-ils les meilleurs ?

AGV GPTech Rossi Elements
AGV GPTech Elements, 1480g, 715€C’est donc dans la série spéciale  » Elements « , portée par Rossi à l’occasion de son passage chez Ducati, que nous avons reçu notre GP Tech à l’essai. Signée, comme de coutume, par Drudi Performance, cette décoration fait de l’AGV un des plus beaux intégraux racing jamais commercialisés. Le Rossi Elements ne se contente pas d’être voyant, il arbore aussi une palette de motifs qui ont du sens . dans le cas qui nous occupe, des symboles évoquant les quatre éléments de la nature. Bien entendu, un tel heaume n’a rien de discret, et si vous cherchez à ne pas être vu, allez plutôt vers le noir uni ! A noter que, dans le catalogue AGV 2012, le Elements n’est pas répertorié comme  » Replica  » (ce qui est le cas du Simoncelli), mais comme  » Top « . Il faut dire qu’à 715€ l’exemplaire, on est clairement au sommet…

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D’emblée, le GPTech joue sur un autre registre que ses prédécesseurs comme le TiTech par exemple, et la qualité des accessoires fournis l’apparente clairement aux stars nippones. La dotation est exhaustive avec tear-off, spoiler, écran nasal et sac de transport luxueux. Naturellement, la GPTech est réalisé en un alliage noble de carbone/kevlar qui lui garantit une résistance optimale face aux impacts et un poids vérifié de 1480g en taille XL. Une valeur pondérale qui en fait le plus léger après l’Airoh. Il va de soi que l’intérieur antibactérien est lavable et que le mécanisme de (dé)pose de la visière est sans outil et parfaitement conçu, une caractéristique qui n’est l’apanage que de très peu de casques. D’autre part, trois tailles de calottes sont disponibles et les aérations y sont moulées directement, à l’instar de ce qui se pratique chez Shoei ou Arai. De son côté, l’écran est plat et traité anti-rayures ainsi que antibuée, mais la visière verrouillable, préférable en usage piste, est une option. Quant au système de fermeture, il s’agit naturellement d’un  » Double D  » vu l’orientation racing du casque. Pour conclure ce chapitre statique, le détail qui tue : un logo AGV en relief sur le fond du revêtement interne . très classe ! Nous avons évidemment testé notre GPTech sur route et circuit, par temps sec, par temps chaud et sous des averses à faire couler le rimmel d’une compagne… Le verdict tombe sans appel : le GPTech est clairement le meilleur AGV jamais commercialisé à ce jour, même s’il n’est pas dénué de caractéristiques agaçantes.

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Si nous devons mettre en exergue les points forts du GPTech, nous pointons résolument l’aérodynamique et le confort. La forme atypique de l’AGV, avec son excroissance aérodynamique à l’arrière, lui permet de pénétrer l’air avec une grande acuité, de sorte qu’il réduit les turbulences à leur plus simple expression. C’est un avantage indéniable sur circuit, à hautes vitesses, mais aussi lorsqu’on roule sur route dans le sillage d’un véhicule encombrant par exemple. Dans les deux cas, le pilote ressentira moins vite la fatigue et ses cervicales remercieront le GPTech. En ce qui concerne le confort, le nouvel AGV mérite également vos suffrages : son revêtement interne est doux et accueille avec prévenance les différentes zones de la tête, de sorte qu’aucun point douloureux n’appara&icirc.t, même après des heures de route (1000km d’un trait en l’occurrence, ça vous suffit?) Les lobes des oreilles, les tempes, le front, les joues . tout ce petit monde plébiscite le chausson AGV. Et on peut même y faire entrer ses lunettes sans trop de difficulté. Bien entendu, s’agissant d’un casque racing professionnel, il ne fallait pas s’attendre à ce qu’il soit spécialement silencieux et exempt de courants d’air. Souvenons-nous que les pilotes portent des bouchons et roulent là où, en général, il fait chaud… Disons qu’à ces deux points de vue, l’AGV est dans la norme des hauts de gammes course, ni plus ni moins. Sous la pluie, on remarque l’efficacité perfectible du traitement antibuée (les visières fumées ne sont, elles, pas traitées) et on se félicite de constater l’étanchéité du joint de visière. Même lorsqu’il  » rince  » sévèrement, la flotte ne rentre pas.

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eux restrictions pour conclure, et la première, il est vrai, vous semblera peut-être anecdotique, a fortiori si vous roulez souvent seul. Le profil très particulier du GPTech, pour ainsi dire étiré vers l’arrière, vous donne la grosse tête . si bien que, dès que vous emmenez un passager, il ne cesse de venir cogner l’arrière de votre casque, et ça peut devenir irritant à la longue… Notre second grief est qu’à l’instar de ce que nous avions déjà dit de l’ancien TiTech, le GPTech manque de champ de vision vers le haut. Certes, c’est rarement gênant, et ça ne l’est virtuellement jamais sur route. Par contre, si vous vous frottez à un circuit aux dénivelés importants, il peut vous arriver de ne pas voir aussi loin que vous le souhaiteriez en sortie de courbe. Pour ce qui a trait aux aérations, elles nous ont semblé efficaces sans toutefois atteindre la qualité de l’Arai, le modèle du genre . l’AGV est cependant supérieur à la moyenne dans ce domaine. En guise de conclusion, si on excepte cette vision verticale un peu étriquée mais quasiment indécelable sur la route, l’AGV GPTech signe un sans-faute. Par son confort de haute tenue et son aérodynamique, il se positionne sur le podium des hauts de gammes sportifs. Son esthétique typée, sa déco inspirée signée Drudi et sa qualité de fabrication viennent s’ajouter à ce bilan méritoire pour justifier, au moins en partie, son prix de vente. Notons que, pour 2013, le GP Tech sera remplacé par le PistaGP, développé directement par Valentino Rossi.

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« GPTech Simoncelli Tribute »

Airoh GP500
Airoh GP500 White Gloss, 1290g, 440€Airoh est une compagnie italienne familiale qui s’implique de plus en plus dans l’univers de la course. En motoGP, le GP500, grosse nouveauté 2012 du fabricant, a Andrea Dovisioso (ex-Honda Repsol, aujourd’hui chez Tech3) pour principal ambassadeur. Et, autant le dire tout de suite, ce casque nous a impressionnés à plus d’un titre.

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D’abord parce qu’en dehors du Lazer, il est le plus abordable de nos concurrents (ajoutez 100€ si vous le souhaitez en Iannone Réplica) . ensuite et surtout en raison de son incroyable légèreté : avec ses 1290g vérifiés en taille XL, il écrase littéralement la concurrence. Ce poids plume se ressent dès qu’on l’a en mains et, a fortiori, lorsqu’on le porte. A certains détails, on voit que la marque a resserré ses co&ucirc.ts : l’emballage est moins classe que chez AGV ou Arai, le sac de transport du casque est moins rembourré (mais il est en satin blanc du plus bel effet), et certains  » périphériques  » comme la languette de verrouillage de la visière ou ses couvercles de crémaillères sont en plastique un peu cheap. Le mode d’emploi, pas toujours clair, n’est pas exempt de reproches non plus. Mais, puisqu’on s’y retrouve lorsqu’on passe à la caisse, c’est justifié.

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Si vous craquez pour un GP500, nous ne saurions trop vous conseiller de le choisir en blanc uni et nacré, c’est d’ailleurs la couleur que l’importateur a souhaité mettre en valeur dans notre test. En effet, c’est dans ce coloris que transpara&icirc.t le mieux toute l’agressivité du nouvel Airoh. Pour nous, c’est bien lui le plus beau de nos casques essayés : ses multiples plis et appendices aérodynamiques lui confèrent une gueule  » pas possible  » que le blanc vient renforcer. 3 tailles de calottes, alliage de carbone et de kevlar, aérations qui ont vraiment une utilité (moins que chez Arai toutefois), intérieur moelleux antiallergique, Pinlock finement intégré aux visières préformées pour le recevoir, l’Airoh GP500 offre tout ce qu’offrent ses concurrents, voire davantage. Par exemple, ce système de sécurité inspiré de ce que fait Arai, et qui permet d’ôter plus facilement le casque d’un pilote inconscient en détachant le rembourrage des joues. Autre exemple, un système de ressorts qui comprime la visière contre son joint pour éviter toute entrée d’eau à l’intérieur lorsqu’il pleut . et ça marche mieux que chez les concurrents, car l’Airoh est le seul à rester 100% sec. En plus, sa jugulaire blanche (mais un peu courte, attention au dikke nek !) est classieuse d’aspect.

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Ah ce poids plume ! Le GP500 ne pèse évidemment jamais sur votre tête. D’autant moins d’ailleurs qu’il est venu bousculer tous nos repères en matière d’aérodynamique. Jusqu’ici, nous pensions l’AGV et l’Arai imbattables en la matière . eh bien nous nous trompions ! L’Airoh GP500, bardé de toutes ses excroissances aérodynamiques, s’appuie littéralement sur l’air pour rester (presque) immobile, même à haute vitesse, et même dans les turbulences d’autres véhicules. Un vrai régal qui se manifeste aussi par un niveau sonore limité, à égalité avec l’excellent Arai, mais une classe devant les deux autres. De même, l’Airoh limite aussi fort bien les courants d’air, ce qui est appréciable lorsqu’il fait plus frais. Tous ces éléments vous mettent à l’abri de la fatigue et, quand il faut changer de visière (la visière fumée est elle aussi préformée pour le pinlock), on s’aperçoit que le système Airoh est plus facile qu’on croit de prime abord. Mais alors, il est carrément parfait ce casque ?

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on, évidemment . lui aussi a ses points faibles. Le premier, c’est que son architecture intérieure, malgré un revêtement doux, le rend très  » présent  » sur la tête : on le sent sur le front, aux tempes, aux joues . là où AGV et plus encore Arai sont de vrais chaussons qui se font immédiatement oublier. Après 4 heures de route ou, dans notre cas, de route et de piste, des zones sensibles peuvent appara&icirc.tre sur votre cr&acirc.ne. Rien de vraiment gênant, mais autant savoir… D’ailleurs, on nous dit chez l’importateur que  » un Airoh demande à être consciencieusement essayé avant l’achat car certaines morphologies cr&acirc.niennes s’y font moins bien que d’autres.  » Second manquement du casque italien, sa visière verrouillable (très bien en usage racing) ne permet pas de l’entrouvrir pour lutter contre la buée ou contre la chaleur, en ville par exemple. C’est prévu pourtant : il suffit de déplacer dans l’autre sens la languette plastique qui sert à la verrouiller pour la décoller un peu et profiter un peu d’un filet d’air. Voilà pour la théorie car, en pratique, ça n’a aucun résultat. Donc, soit elle est fermée, soit elle est à moitié ouverte et là, ça va derrière une grande bulle, mais c’est insoutenable sur un roadster ou sur une sportive… Comme pour répondre à l’AGV, le compact Airoh offre quant à lui un excellent champ de vision vers le haut. En tous les cas, le GP500 est la surprise de ce comparatif.

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Arai RX7GP
Arai RX7GP Speed Black, 1620g, 649€ en promoLe casque racing par excellence, la référence absolue issue de la course . à tel point qu’il devient oiseux de vous citer les pilotes qui le portent en Grands Prix… Est-il si bon, lui qui est si cher ? Car attention, pour 649€, vous n’avez droit qu’à notre déco  » Speed « , qui existe aussi à dominante bleue ou rouge . sans cela, un RX7GP vaut 849€ ou… 949€ dans un des nombreux coloris réplicas !  » Le cours du yen nous étrangle, nous dit-on chez Arai. Et cela pourrait même encore augmenter prochainement…  »

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L’addition est épicée, avouons-le, même pour les passionnés que nous sommes. Pourtant, nous ne sommes pas loin de croire, au terme de ce comparatif, que le casque Arai a des arguments susceptibles de faire passer la pilule tarifaire. Sur un RX7GP, comme sur un GPTech, tout est impeccablement présenté et fini . avec en prime ici, une peinture plus épaisse et remarquablement nacrée. Bien entendu, un pinlock est livré avec le casque et, au moment de le mettre en place, on constate que le système sans outil de (dé)pose de la visière, s’il a évolué, reste assez peu naturel. Disons qu’il faut s’y faire pour acquérir le tour de main nécessaire. Gr&acirc.ce à cette nouvelle visière 5mm plus large de chaque côté, le champ de vision de l’Arai a progressé, et il n’y a que le Lazer qui permette de voir (encore un peu) plus loin sur les côtés. Comme sur le Airoh, la visière est verrouillable, mais ici sans manipulation particulière : il suffit d’appuyer dessus.

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Les deux aspects où Arai impressionne, sont le confort et l’aération. D’après nous, plus agréable à porter que cet RX7GP n’existe pas . c’est un chausson qui se fait oublier dès qu’il est en place. Pourtant, le casque japonais est le plus lourd de notre comparatif : 330g de plus que l’Airoh, c’est énorme dans le créneau racing. Ceci posé, si un casque est confortable et aérodynamique, le poids n’est aucunement un problème, c’est tout au plus un argument marketing. Autre élément qui importera pour certains : l’Arai est aussi celui qui s’accommode le mieux du port de lunettes. Du côté des aérations, le RX7GP est le seul qui ventile efficacement toute la tête, mais cette efficacité à un  » prix  » : il n’y a pas moins de 8 ( !) commandes à manipuler pour passer de tout fermé à tout ouvert . inutile de vous dire qu’on renonce parfois à y chipoter en roulant, même si le besoin s’en fait sentir.

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Au-delà de ces constats, l’Arai RX7GP se montre aussi relativement peu bruyant pour un casque course, et son aérodynamique le rend très stable dans toutes les circonstances . seul l’Airoh fait encore mieux dans ce domaine. Notons la présence d’un spoiler réglable à l’arrière de la calotte. A propos de cette calotte, Arai insiste sur sa rigidité structurelle accrue, notamment sur la face avant, gr&acirc.ce à des recherches menées sur les casques de F1. Comme sur le Airoh, on trouve sur le RX7GP un système de sécurité permettant d’ôter aisément les joues pour enlever le casque d’un pilote accidenté sans risquer de lésions supplémentaires.

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Alors, un RX7GP a-t-il des défauts ? Si ce n’est son prix, pas vraiment . sauf un tout de même… Passons sur les complexités de mise en place de la visière et de commande des aérations . notre casque d’essai souffrait d’une visière fragile et très sensible aux frottements. Après une semaine de petits matins brouillardeux, nécessitant de frotter l’écran avec l’index pour en chasser la pellicule d’eau, la visière de notre RX7GP était marquée d’un voile gris&acirc.tre fait de micro-rayures provoquées par nos gants pourtant dénués de surface abrasive. A ce prix-là, ça fait désordre ! Tout comme l’impossibilité d’y monter d’origine des tear-off. A cela près, l’Arai RX7GP reste une incontestable valeur s&ucirc.re.

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Lazer Osprey
Lazer Osprey Genius, 1570g, 279€ (+129€ pour la visière Lumino) En anglais, Osprey désigne le balbuzard, un oiseau de proie… Et il est vrai que le haut de gamme sportif de Lazer affiche de légitimes ambitions, d’autant plus depuis qu’il est porté par Xavier Siméon en mondial Moto2. Dans ce cas-ci, nous l’avons reçu avec deux accessoires propres au fabricant belge : les visières Lumino (photochromique) et WideRace (conçue pour une utilisation en course).

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Commercialisé à 279€ seulement, ce qui le rend très concurrentiel dans le segment, l’Osprey présente évidemment des similitudes structurelles avec les autres hauts de gammes sportifs: un alliage de fibres composites (mais sans référence explicite au carbone/kevlar), des plis aérodynamiques sur les flancs, des prises d’air frontales avec extracteur à l’arrière, un fermoir  » Double D « , un intérieur lavable, confortable et faisant appel à des tissus spéciaux pour plus de confort. Cependant, le casque belge se démarque esthétiquement par son spoiler arrière, et techniquement gr&acirc.ce au Morpho System Plus permettant le remplacement des éléments d’habillage internes pour une adaptation optimale à la forme de la tête.

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Le Lazer Osprey est plutôt volumineux . pensez-y si vous comptez l’enfermer dans un top case ou dans une valise latérale… Avec son spoiler arrière aérodynamique, sa coque est originale et agressive : l’Osprey a un look bien à lui. Notre déco, baptisée  » Genius  » est de belle facture et rend le casque, selon nous, plus séduisant en réalité que sur photos. Les finitions sont de qualité, mais sans atteindre le niveau des Arai et AGV. Avec 1570g vérifiés, l’Osprey peut sembler relativement lourd, mais son aérodynamique efficace compense largement. C’est du reste son point fort. Comme nous le confiait Xavier Siméon:  » Ce que j’aime surtout dans ce Lazer, c’est qu’il ne bouge pas. Après un week-end de course, c’est de la fatigue économisée.  » Plus en finesse, on dira que l’Osprey évacue vraiment bien la pression du vent et est assez peu sensible aux turbulences. En cela, il fait aussi bien que l’AGV GPTech de Rossi, pourtant tellement plus cher. Comme quoi, le spoiler intégré à la coque n’est pas là pour décorer ! Arai fait un peu mieux et, comme on l’a dit, l’Airoh fait la loi dans ce domaine.

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Un point plus faible de l’Osprey, c’est son niveau sonore, mais rien d’exceptionnel cependant. Bon point, ce niveau sonore ne s’accompagne pas de courants d’air désagréables, gr&acirc.ce à la mentonnière et au déflecteur nasal, tous deux amovibles. De leur côté, les aérations nous ont paru moyennement efficaces. A l’inverse, gr&acirc.ce au Pinlock intégré, le traitement antibuée du Lazer est imbattable. D’autre part, le système breveté d’intégration de la visière à la coque évite à l’eau de trop perler à l’intérieur sous forte pluie. Pour ce qui est du (dé)montage de la visière, Lazer peut faire référence avec son système sans outil qui en est à sa troisième génération. Notons que si vous optez pour l’épaisse visière WideRace (2,8mm et 89€), il vous faudra la visser dans la calotte à l’aide d’une clé Allen, comme cela se pratique en MotoGP, pour éviter de perdre la visière en cas de crash. Peu pratique tout de même…Comparatif intégraux racing – 2012Après les mariages princiers de 2011, Lazer vous offre le mariage de l’année. En effet, si vous couplez un Osprey à une visière Lumino (129€, voyez notre essai 2011 qui y est consacré), vous obtenez un ensemble de premier choix que nous avons pu juger au cours d’une journée de piste au temps alternant de couvert à ensoleillé. Avec la Lumino, pas de souci : blanche quand il fait sombre, noire (entre 80 et 90%) sous le soleil, cette visière est une vraie source de confort oculaire qui tire l’Osprey vers le haut. D’ailleurs, après l’avoir vu  » fonctionner « , les gens de chez Airoh ont immédiatement décidé de demander au fabricant italien d’en doter leur GP500. Cocorico pour les Belges, une fois !

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Conclusions et ultimes remarques
A l’heure du choix et à la lumière des constatations précédentes voici les conclusions qui devraient vous aiguiller et vous éviter toute déception. Pour plus d’honnêteté, nous pensons qu’il est pertinent d’établir deux classements, suivant que l’on tient compte du prix d’achat ou non : Classement absolu (sans tenir compte du prix) :1. Arai RX7GP 2. Airoh GP500 &amp. AGV GPTech 4. Lazer Osprey Classement qualité/prix:1. Airoh GP500 2. Lazer Osprey 3. Arai RX7GP &amp. AGV GPTech Classements annexes :Esthétique : 1. Airoh, 2. AGV, 3. Arai, 4. Lazer . Confort : 1. Arai, 2. AGV, 3. Lazer, 4. Airoh . Silence : 1. Airoh &amp. Arai, 3. Lazer, 4. AGV . Aérodynamique : 1. Airoh, 2. Arai, 3. AGV &amp. Lazer . Au quotidien : 1. AGV &amp. Arai, 3. Airoh &amp. Lazer . Finitions : 1. Arai, 2. AGV, 3. Airoh &amp. Lazer . Prestige : 1. Arai, 2. AGV, 3. Lazer &amp. Airoh. Dans l’absolu, l’Arai s’impose gr&acirc.ce à ses prestations globales de très haut niveau et à ses finitions léchées. Il est également le plus confortable de nos casques, mais il est évident que son prix hors normes le handicape dès que le tarif est pris en compte. En réalité, le vainqueur moral de ce comparatif est sans doute l’Airoh qui affiche des performances de haut niveau dans tous les domaines pour un prix contenu tout en bénéficiant d’une incontestable aura racing. Il souffre juste d’un déficit d’image. L’AGV nous a également séduits, mais souffre de son prix et de ses courants d’air. Ce qui ne l’empêche pas de mettre en avant une déco très séduisante. Quant au Lazer, il est loin de démé

Rude42
Je suis motard et rien de ce qui est motard ne m'est étranger. Motard dès l'âge de huit ans et journaliste/essayeur moto depuis 1988. Une expérience tout à votre service...
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