PGO Bugrider 250

Le Buggy gagne en caractère

PGO Bugrider 250

En parallèle de l’engouement pour le quad, le buggy récolte lui aussi un certain succès. et la société Philco (importateur pour le Benelux et l’Allemagne) l’a bien compris avec ses produits PGO, qui font un carton en France et en Belgique. Pour l’occasion, Philco a mis à la disposition de Mototest un tout nouveau BugRider 250cc, qui fait partie de la seconde génération de ces engins, pour laquelle les ingénieurs de PGO ont rectifié les quelques problèmes de surchauffe et de suspensions rencontrés sur les premières machines.Techniquement, les buggys sont considérés comme quadricycles à moteur lourd, et sont repris dans les quads, malheureusement législation oblige, les fabricants ne peuvent livrer dans cette catégorie de véhicules excédant 20 ch. Voilà qui rend les dépassements pénibles, voire hasardeux, avec une vitesse de pointe qui plafonne aux alentours des 80 km/h… Au fond, le seul point commun entre un quad et un tel buggy, c’est le nombre de roues. pour le reste, tout est différent, la conduite, les sensations, la tenue de route, jusqu’à leurs terrains de jeux respectifs.Pour un plaisir en solitaire, vous pouvez opter pour le BugRider en version single. Maintenant, si vous souhaitez partager votre passion avec votre moitié ou votre môme (lesquels sont friands du concept!), le buggy duo est la meilleure alternative pour un prix assez démocratique.La forme du châssis tubulaire a été imaginée par le designer automobile Xavier de la Chapelle, la peinture de ce châssis est à présent de bien meilleure qualité qu’auparavant. Le BugRider peut d’ailleurs vous être livré et monté « prêt à rouler », sans supplément, dans une teinte noire version  » ON ROAD  » à pneus mixtes, ou en gris version  » OFF ROAD  » à pneus cross.Pour la face avant, nous remarquerons deux points importants. Les phares ont été rehaussés pour un meilleur éclairage de nuit commandé par un interrupteur à double commande qui se situe au tableau de bord. En ce qui concerne le problème de surchauffe allégué pour les versions liminaires, les ingénieurs ont d&ucirc. se creuser les méninges pour finalement placer un radiateur additionnel à l’avant du châssis, derrière une grille de protection. Plus confortable ?C’est vrai qu’on est bien installé dans les baquets de ce buggy, par rapport à la banquette trouvée sur le Secma (voyez notre essai précédent). C’est plus cossu qu’un quad y a pas photo… Sur cette nouvelle génération, les baquets sont du reste plus fins, pour gagner un peu d’habitabilité à l’intérieur. Le conducteur a la possibilité d’avancer son siège de quelques cm, mais il reste cependant qu’il ne faut pas être trop grand pour en profiter à plein. Le système de harnais est, para&icirc.t-il, critiqué par certains, à cause d’une manipulation peu pratique et du fait qu’il vous laisse le bras trop court pour pouvoir tirer le frein à main. On pourrait se dire que Secma opte pour la meilleure solution avec ses enrouleurs. Mais en termes de sécurité, tenu par quatre points, quand vous vous trouvez secoué comme un prunier centenaire sur un terrain de cross, rien de tel que des harnais. Ce n’est pas un hasard si on les retrouve dans tous les véhicules de compétition, pas vrai? Ce cas de figure nous ramène à l’espace intérieur du cockpit, où votre serviteur s’est senti oppressé pendant toute la durée de l’essai, avec des genoux qui touchent le volant et un tibia qui percute le châssis, à chaque coup de frein. Pour éviter de devoir freiner de la pointe du pied, ce qui est proscrit par la plus élémentaire prudence, une paire de botte de cross fera l’affaire pour éradiquer la douleur. Néanmoins, rouler plusieurs heures, restera fatigant pour les bras en raison de la direction dure comme celle d’un kart. au moins vous ne risquerez pas le lumbago grâce aux tout bons baquets.Un point non négligeable au sujet de la sécurité, c’est que l’énorme arceau et les harnais dispensent le conducteur de BugRider de porter un casque. une erreur selon nous puisque le pare-brise brille par son absence. Quand vous suivez un véhicule, la poussière qui s’en dégage vous agresse les yeux, et pires sont évidemment les projections de cailloux et d’insectes de toutes tailles et consistances. Aussi, un petit conseil: roulez intelligent avec votre casque. De jour comme de nuit, la visibilité reste excellente, entre autres avec un rétro central plus utile que les deux rétros latéraux, trop petits et pourvus de réglages limités.

Et performant
Pour ce qui est de ses performances, le BugRider se dévoilera à vous au fil des bornes parcourues. La conduite reste apparentée à celle de votre automobile (j’ai dit un gros mot?), sauf qu’ici il n’y a aucune aide au pilotage. Vous savez, tous ces systèmes électroniques bons pour les lopettes…La direction est assez dure et la pédale de frein l’est tout autant, mais le PGO est cependant précis et bon décélération bien qu’il manque de hargne sur les grand-routes.Un des points forts est incontestablement sa tenue de route dans les virages, qu’ils soient longs ou courts ainsi que sur n’importe quelle surface. Le buggy affiche un caractère légèrement sous-vireur dans les courbes, mais n’a jamais trahi son pilote par un tête à queue. Les pneumatiques montés sur le modèle de démo, sont de marque Godspeed en version mixte avec jante en alu poli, pour l’avant 19×7 – 8′ et pour l’arrière 255 / 60 – 10′. ils sont tout aussi efficaces sur sol mouillé, et c’est à souligner. Vous piloterez cet engin comme un pilote de rallye avec une pédale droite comme accélérateur et celle de gauche pour freiner. Le freinage, parlons-en, est tout simplement exceptionnel, grâce à 3 disques perforés: en l’espace de quelques mètres, il vous obéit au doigt et a l’&oelig.il et il ne restera plus qu’à tirer le frein à main pour jouir du paysage.Avec ses amortisseurs plus confortables (aucune vibration n’est à déplorer) et nettement plus costauds que ceux de certains quads, le PGO Bugrider 250 fait bonne figure. Il dispose en pratique de deux amortisseurs associés à des tirants réglables à l’avant, plus deux bras de suspensions indépendants, soutenus par deux gros amortisseurs hydrauliques, à l’arrière. Avec sa hauteur de caisse de 20 cm, il sera cependant très limité dans les chemins bosselés que les quads empruntent aisément.Alors que l’origine du moteur reste peu évoquée (ce serait un Kimco revu et corrigé par PGO), on apprend la bo&icirc.te auto est celle du scooter Kimco People 250. Avec une transmission automatique à variateur et une marche arrière, de nouveaux cardans plus solides ont également fait leur apparition pour répondre aux quelques casses de bo&icirc.tes dont furent victimes les premiers exemplaires. Dorénavant, pour choisir une des trois positions du sélecteur, la pédale de frein devra être enfoncée. Sur leur lancée, les ingénieurs ont également réglé le problème d’étanchéité de la bo&icirc.te de vitesses. Le démarrage est vif, pour arriver progressivement à la vitesse de croisière. Mais, comme nous l’avons dit, 80km/h restent limités pour s’insérer sereinement dans la circulation. Cela dit, il est possible de donner à ce Bugrider des performances dignes d’une voiture de sport, comme Daniel qui a retiré son petit moteur Kimco pour le remplacer par un moteur de Honda CBR 600 atteignant 51,4 Nm et une puissance aux roues arrière de 74.5 Ch. Dans ces conditions, le buggy serait, nous dit-on, capable d’atteindre 100km/h en 3 sec. De nombreux fanas en rêvent déjà, au risque de devoir préparer attelles et bandages…

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Très fun assurémentPour être apte à dévorer des km, le réservoir est passé à 10 litres. Le PGO peut ainsi rouler 170 km sans devoir s’alimenter en 98 d’octane. Ce qui est lamentable par contre, c’est de ne pas pouvoir profiter d’une jauge à essence. En cas de panne sèche, il vous faudra tout de même pousser 324kg…Après une balade arrosée où l’on vient de boire la tasse, car les nouveaux garde-boue, fixés sur silentblocs, sont moins efficaces que ceux d’un quand on aurait presque intérêt à se passer soi-même au jet à pression. Pour le nettoyage d’ailleurs, il n’est pas évident de redonner au cockpit l’aspect du neuf quand les éléments se sont décha&icirc.nés contre vous.Terminerons par quelques points à souligner comme le graissage qui a été amélioré, et également l’étanchéité du circuit électrique, même si, à voir ce câblage apparent, on a l’impression d’un travail bâclé. Sinon au tableau de bord, le compteur est très visible, et une prise allume-cigare fait son apparition pour recharger un GSM ou profiter d’un GPS orienté moto puisqu’il devra être étanche.Un petit véhicule qui aura peut-être besoin d’une grande remorque, mais qui reste sacrément sympa pour découvrir la nature et se faire plaisir contre un débours limité au raisonnable.

PGO Bugrider 250PGO Bugrider 250PGO Bugrider 250

Fiche technique
PGO Bugrider 250 – 5.399 &euro.PGO Bugrider 250

Moteur : Base KYMCO 4-temps Cylindrée : 250 cc Puissance max. : 20 CV DIN à 7000 tr/mn Allumage : Electronique CDI Transmission : automatique à variateur et marche arrièreRefroidissement : Liquide avec ventilateurEssence : Super sans plomb Frein : Disques avant et arrièreTransmission finale : Par cardans sans différentielGarantie : 1 an pièces et main d’oeuvre, kilométrage illimité. ImportateurPHILCO nvIndustrie Industriezone PotaardePotaardestraat 74, Unit 2-42845 Nieltel. 03 888 99 99fax. 03 843 29 49info@pgo-bugxter.comwww.pgo-bugxter.com Site intéressant : www.bugxter.net
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Geoffroyhttp://www.Objectif-moto.Com
Motard et SimRacer passionné, j’aime partager avec vous mes découvertes au travers d’Objectif-moto et Objectif-Racing!

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