Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

Le look sous l’empreinte du Lion
Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort. Impossible de nier la filiation entre le Metropolis et les voitures de la même marque tant certains éléments du scooter s’inspirent des 4 roues.A l’avant, on remarque cette calandre mise en évidence par ce liseré orange, une couleur que l’on retrouve à plusieurs endroits pour donner une touche sportive.

Ainsi les jantes, la selle et la coque arrière ont droit à leurs lignes oranges contrastant avec les gris et noir de la carrosserie.  Au-dessus, prennent place deux optiques séparées et entre les roues, il y a une bande de 5 Leds que vous pouvez utiliser de jour. La bulle, signée Ermax Sport, est fumée mais surtout facilement réglable sans outil, une source qui devrait en inspirer certains.

 

 

 

Derrière celle-ci, le tableau de bord reprend deux cadrans analogiques avec à gauche le compteur et à droite, le compte-tours (qui ne sert toujours à rien vu l’absence d’embrayage) et entre les deux, un écran digital qui indique la jauge, la température du liquide de refroidissement ainsi que l’autonomie restante, la consommation moyenne ou instantanée, l’heure et la température. (brrr, il a affiché au mieux 8°. pendant notre essai). Au centre, le RDC veille à la pression des pneus.

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

On y trouve aussi des voyants moins courants : un pour le frein de parking, un pour le verrouillage du basculement et même un pour signaler que le coffre est ouvert.Continuons la visite avec un plancher plat et sa pédale de frein, obligatoire pour une utilisation avec le permis B. La selle est large et confortable, les dosserets du pilote et du passager sont réglables. Sur le côté, on peut abaisser deux platines servant de pose pieds pour le passager et deux belles poignées sont à sa disposition.

 

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

A l’arrière, les deux optiques séparées sont inspirées de celles des 208 et entre celles-ci, vous ne rêvez pas, il s’agit bien d’un coffre conçu comme un hayon et luxe suprême, une simple pression sur un bouton au tablier et il s’ouvre tout seul… inspiré de la voiture, on vous le disait!Le Peugeot Metropolis RS a son look bien à lui, on aime ou on n’aime pas mais il interpelle les passants et même les automobilistes que vous croiserez.

 

Une vidéo ? Oui la première de la saison, soyez indulgents, on doit retrouver nos bonnes habitudes et nos réglages. LA VIDEO DE L’ESSAI

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

A 3 c’est mieux
Trois roues bien entendu, à quoi pensiez-vous donc?

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.Le Metropolis partage le même concept que son concurrent italien avec ses deux roues avant et une arrière. Le mimétisme s’arrête toutefois à la taille des jantes : 12 pouces à l’avant et 14 à l’arrière.Peugeot s’inspire une fois de plus de l’automobile pour la conception du train avant avec une double triangulation et une suspension hydraulique. De visu, on voit très clairement que ce système diffère de celui du Piaggio MP3.

 

 

Le principe reste toutefois identique : une pression sur un commodo bloque ou
déblPeugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.oque le basculement latéral du scooter. En théorie, ceci vous permet de vous arrêter sans poser le pied à terre. Nous écrivons bien « en théorie », la limite de vitesse fixée par Peugeot pour pouvoir activer le système est tellement basse que la plupart du temps, vous mettrez bien pied à terre avant de l’enclencher.Il en va de même au démarrage : à peine le temps de tourner la poignée que le bip signalant sa désactivation se fait entendre.

Impossible donc de rouler avec le train avant verrouillé, ça serait pratique quand on suit dans une file qu’on ne veut pas dépasser…Mais l’intérêt des 3 roues est aussi tout autre et ne se limite pas à l’arrêt sans salir vos belles chaussures (au passage, même en scooter, bottes ou bottillons obligatoires) ou au parking sans devoir utiliser la béquille (ça c’est très pratique par contre.) La tenue de route est le point fort du scooter 3 roues et trois points de contact au sol, c’est toujours mieux que deux. On le remarque déjà sur le sec, en courbe, le Metropolis semble coller à la route mais c’est sous la pluie qu’il révèle sa force. On adapte sa vitesse quand même, on ne voulait pas le casser non plus mais on se sent en sécurité, à l’abri d’une dérobade de la petite roue avant du scooter traditionnel.

 

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.Testé sous la pluie avec à peine 4° au tableau de bord, le Peugeot ne nous a fait aucune frayeur, pas certain que nous aurions fait pareil avec une autre moto.

Pour celui qui roule par tous les temps en scooter, un essai du Metropolis s’impose tant on l’a trouvé facile et rassurant même dans ces conditions un peu extrême (on a d’ailleurs croisé très peu de motards pendant l’essai)

 

La seule ombre au tableau, parce qu’il y en a une, vient de la conception même du train avant. Les deux roues sont étroitement liées et si vous passez l’une d’elles dans un trou, vous le sentirez assez fort dans le guidon. Mieux vaut d’ailleurs le tenir fermement sur les routes en mauvais état. De manière générale, la suspension filtre assez mal les irrégularités de l’asphalte. Cela ne devrait pas mettre en péril votre trajectoire mais on s’attendait à plus de confort.Notons quand même, qu’avec une seule roue, les mêmes trous, en courbe, auraient pu avoir des conséquences bien plus désagréables…

Pratique au quotidien
Un scooter digne de ce nom se doit d’être pratique et le Metropolis n’est pas en reste.Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.Sa rampe de Leds à l’avant permet par exemple de vous distinguer dans le trafic. Les rétroviseurs asphériques vous donnent une meilleure vue arrière et de l’angle mort sans trop subir de vibrations. Pour le garer, vous avez un frein parking électronique qui d’une simple pression va bloquer le frein : plus besoin de le mettre sur la béquille et si vous êtes en pente ou en dévers, il suffit de verrouiller le basculement en le gardant droit et actionner le frein parking.

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.Côté rangement, à l’avant vous avez une petite trappe avec un espace profond et une prise 12V et dans le tablier, il y a aussi un bac de rangement qui ne ferme pas à clé. Dans le devant de la selle, il y a un crochet escamotable si vous profitez du plancher plat pour accrocher un sac. En parlant du plancher, l’espace est suffisamment large pour y loger nos bottes taille 46, pratique.

 

 

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

Toujours à l’avant, vous avez deux boutons commandant l’ouverture de la selle et du coffre. Il n’y a malheureusement pas de place pour un casque intégral. Sous la selle, une mallette, un portable ou un petit sac entreront et dans la partie arrière, un demi-jet ou un sac peut prendre place. Notre appareil reflex dans son sac trouve tout juste sa place à l’arrière, un peu juste comme capacité de rangement.

 

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

 

Vous aurez sans doute remarqué l’absence de contacteur. C’est normal ! La Smartkey est un petit boitier que vous gardez en poche. Il suffit de vous approcher du Metropolis et les boutons d’ouvertures sont actifs, tout comme celui pour déverrouiller le blocage de direction et allumer le scooter. Le démarrage reste lui au commodo droit.Une fois de plus il y a des avantages et des inconvénients.Impossible par exemple de verrouiller ou déverrouiller le frein parking sans allumer le scooter. Le système se met en veille si vous ne démarrez pas assez vite : le temps de fermer la porte du garage et on pouvait retourner le bouton pour le rallumer. Par contre, pas de clé qui pendouille et le Metropolis emprunte aux 4 roues la coupure différée des phares gardant ceux-ci allumés un petit instant une fois le contact coupé, idéal pour ouvrir une porte quand il fait noir.Au tableau de bord, on trouve aussi le dessin des trois roues qui en fait vous indique la bonne pression des pneus. Noir vous pouvez rouler sans souci, une fois que l’une des roues clignote, vous devriez vérifier la pression des pneus.

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

Un coeur vaillant
Le Peugeot est doté d’un monocylindre 400 cc développant 37.2 cv et un couple de 38.1 Nm. Si ça semble peu pour les 256 kg à sec du Metropolis, on ne ressent de lourdeur que pour les manoeuvres à l’arrêt. Une fois en route, les accélérations sont franches et les reprises suffisantes pour des dépassements en toute sécurité.Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.    Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

Il se permet même de croiser à 130 km/h, il suffit de monter la bulle au plus haut et l’autoroute deviendrait presque une partie de plaisir. Il paraît même qu’il atteint les 160 km/h mais pas sur nos routes bien entendu. On note aussi que le Metropolis ne vibre pas beaucoup, même en exploitant au mieux son moteur, un bel effort des ingénieurs français.Avec ses 12,3 litres de réservoir et une consommation affichée d’un peu plus de 4 L/100, l’autonomie devrait être suffisante au quotidien. Lors de notre essai, avec un passage sur le ring et par autoroute, nous étions quand même plus proche des 5 L/100 et le voyant de réserve s’est allumé après 170 kms. Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

En tout cas, les performances sont assez bluffantes pour ce mono. On en viendrait à trouver le freinage trop limite. Pas d’ABS mais un BSC pour un système combiné. La pédale et le levier de gauche freinent donc sur les 3 roues mais les disques de 200mm à l’avant et 240mm à l’arrière ont peine à suivre le rythme qu’on veut leur imposer. C’est d’autant plus dommage qu’en ligne droite, le système des deux roues avant permet de vraiment rentrer fort dans les freins sans risque de se vautrer. Il ne faudra donc pas hésiter à tirer fort sur la poignée ou appuyer sur la pédale. Par défaut, on finit par utiliser les deux poignées sans se limiter sur l’effort.

Pour rouler tous les jours par tous les temps
Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.  3° affichés au tableau de bord ce matin, voyant de givre allumé, fine bruine, ce ne sont pas les meilleurs conditions pour un essai et pourtant cela démontre à quel point le concept est intéressant. Bottes et jambes à l’abri du vent et presque au sec, protection suffisante et bulle réglable pour ne pas prendre toute la pluie de face, espaces de rangement étanches et surtout un train avant qui rassure, voici tout un tas d’arguments qui plaident en la faveur du Metropolis. Pas beaucoup plus large qu’un autre scooter (775mm contre 765 pour un Satelis à deux roues), on peut passer entre les files et la maniabilité le permet sans souci.

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

On devra toutefois combiner avec ses défauts : vitesse pour le verrouillage du basculement trop limite, espace sous la selle limité, frein de parking uniquement actionnable avec le contact allumé (il reste verrouillé une fois éteint bien entendu) et freinage manquant de mordant.L’essai du MP3 étant trop ancien, on ne se permettra pas de comparer les réactions du train avant sur les bosses.

Pourtant on s’y attache (il va falloir agrandir le garage à ce rythme-là) et on se verrait bien faire tous les trajets maison-boulot ou petites courses avec lui, d’autant plus qu’il est facile à garer, même en pente.

 

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

Finalement, son pire ennemi ne sera peut être pas son concurrent mais son prix. A 9299 euro pour cette version RS il est au même niveau que l’Italien mais reste plus cher qu’une moto de moyenne cylindrée et on sait combien les motards sont attachés à leur image de motard justement.

Il existe un Metropolis de base à 9099 euro et les différences semblent plutôt esthétiques bien que le silencieux soit différent. Utilisable avec le permis B, c’est peut-être là qu’est son public-cible, pour ceux qui en ont marre des files et des bouchons mais qui ne sentent pas prêts à passer un permis moto supplémentaire. Il suffit d’ailleurs de faire un tour par le périphérique Parisien aux heures de pointe pour comprendre le succès de ces 3 roues.

En tout cas, nous, il ne nous a pas déçu et même avec ce temps hivernal, on a gardé le sourire dans le casque.

Peugeot Metropolis RS 400 Sartre avait tort.

 

Sylvain R
Sylvain roule depuis qu'il en a l'âge, deux ou trois roues (voir même 4) et un moteur et il est parti pour un essai. Sportive, roadster, custom, trail ou autre, rien ne l'arrête. Sa maxime préférée : "Brûle la gomme, pas ton âme". Si vous le croisez, n'hésitez pas à le saluer, il ne mord pas... enfin normalement

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