Petits conseils pour le permis

Comme la plupart des candidats, vous souhaitez sans doute obtenir votre permis moto sans devoir multiplier les essais.
Voici une série de conseils qui ne constituent pas un chèque en blanc pour le permis mais qui pourraient contribuer à augmenter vos chances de réussite.
Il ne s’agit que d’un fil conducteur et la liste n’est en aucun cas exhaustive.
Malgré tout, chaque point est déterminant. Imprégnez-vous en et soyez surtout convaincus qu’il s’agit d’une sorte de sésame. Songez aussi que l’argent dépensé à la réussite du permis est celui dont vous ne disposerez plus pour l’achat du matériel adéquat.
La motivation est de taille.
1) Ne tentez pas à tout prix l’examen si vous ne vous y êtes pas préparé de manière sérieuse
2) Soyez ponctuel
3) Préparez tous les documents nécessaires dès la veille
4) Présentez-vous en tenue de moto complète et correcte (évitez trous, déchirures et autres dégradations aux vêtements)
5) Pendant votre examen, restez calme, poli et courtois

Evitez de courir à la catastrophe
L’obtention du permis de conduire n’est ni un droit ni une formalité. Réussir signifie s’investir et se préparer sérieusement.
La plupart du temps, les candidats échouent par manque de préparation ou par manque de pratique.
Il est évident que les heures obligatoires imposées dans les moto-écoles sont loin d’être suffisantes pour acquérir le niveau requis par l’examen actuel.
Les conseils de base sont bien entendus une étape fondamentale mais, dès lors que les bases sont acquises, c’est en circulant que l’expérience viendra.
Certains auront eu l’occasion de faire leurs premières armes sur circuit et ce sera sans conteste un avantage appréciable. Entrainez-vous autant que faire se peut en évitant bien entendu de circuler de manière irrégulière sur la voie publique.
Mauvaise idée donc que de s’essayer à la pratique de la moto sur la chaussée sans être titulaire du permis. Vous risqueriez de vous en voir suspendu avant que de l’avoir obtenu. Un peu stupide !!
Engrangez un maximum d’expérience mais en tenant compte de la législation en vigueur.
Pour ce faire, vous devrez retirer votre permis de conduire provisoire auprès de l’administration communale de votre domicile et profitez de sa durée de validité pour forger votre propre expérience
Essayez-vous à tous les types de situation : trafic intense, manœuvres, météo favorable et défavorable, …
Lorsque vous vous sentirez suffisamment aguerris, dès que vous aurez une connaissance de votre machine frisant la perfection, dès que vous aurez acquis les automatismes, alors et alors seulement, vous serez prêt à contacter le centre d’examen et à fixer votre rendez-vous.
Dans l’éventualité où les manœuvres ne seraient pas votre point fort (ce qui est le cas de presque tout le monde, rassurez-vous) n’hésitez pas à reprendre quelques heures orientées spécifiquement vers cette succession de moments de bonheur inégalés.

Le jour J, soyez exact au rendez-vous et assurez-vous que vous disposez de l’ensemble des documents requis
Comme se plait à le répéter l’un de mes amis les plus chers : « cela va bien sans le dire, mais cela va mieux en le disant »
Vérifiez deux fois plutôt qu’une le jour et l’heure du rendez-vous.
Le fait d’arriver en retard indispose tout le monde et en premier lieu votre examinateur. Cela commence déjà mal car lui aussi est soumis au respect d’un horaire.
En ce qui vous concerne également l’arrivée tardive ne constitue certainement pas un atout. Vous risquez d’arriver essoufflé, nerveux, tendu.
Vous devrez vous en excuser et vous apercevrez probablement quelques précieux points s’envoler de la calculette de l’examinateur.
Tenant compte du fait que la ponctualité est la politesse des rois, soyez présent 5 à 10 minutes avant l’heure H.
N’oubliez pas vos documents, à savoir :
– Une carte d’identité valable (date de péremption non dépassée)
– Un certificat d’enseignement établi à votre nom et une attestation de réussite de la partie théorique ou votre permis provisoire si vous avez utilisé les services d’une moto-école
– Si vous avez opté pour la filière libre, votre permis provisoire et les documents du véhicule (certificats de conformité et d’immatriculation, assurance et le sigle « L »
– N’oubliez pas de prévoir de l’argent en suffisance ou de disposer d’une carte bancaire puisque les appareils tendent actuellement à se généraliser

Présentez-vous à l’examen moto en tenue de motocycliste correcte
Lorsque vous faites de l’escalade, vous ne vous équipez pas d’une tenue de joueur de hockey sur glace.
Chaque activité sportive nécessite un équipement adapté et c’est certainement le cas en ce qui concerne la pratique de la moto.
Au-delà d’une question de présentation, il y va aussi de votre sécurité. Vous présenter en tenue correcte tend à prouver que vous avez déjà saisi les notions de protection et de sérieux avec lesquelles il est nécessaire d’aborder cette activité.
En résumé, vous aurez besoin des effets suivants.
– un casque de protection homologué (E + un chiffre) et attaché, qu’il soit intégral, modulable, de cross ou d’enduro ou même jet
– une veste de moto de préférence
– des gants de moto si possible (les gants en laine sont à proscrire de toute façon car ils entraînent un manque de grip)
– un pantalon adapté
– des chaussures couvrant les malléoles (attention aux chaussures lacées dont les lacets peuvent s’accrocher dans les commandes)
– N’oubliez pas votre petit survêtement fluo.

Lors de l’examen lui-même, restez calme, poli et courtois
Plus facile à dire qu’à faire, me direz-vous. Effectivement, la pression est intense. Un peu comme si l’on devait monter sur scène. Les moments qui précèdent nous voient en plein stress et il devient difficile d’enregistrer quoi que ce soit.
Rassurez-vous, une fois en piste, ces sentiments disparaissent.
C’est l’instant de vous maîtriser et de mettre tout en œuvre pour garder votre calme.
Cela vous permettra de bénéficier malgré tout des dernières directives qui vous seront fournies.
En ce qui concerne les manoeuvres sur terrain isolé.
Une fois arrivé sur la piste de manoeuvres, vous allez pouvoir procéder à une reconnaissance du circuit à pied, en compagnie de vos mentors qui, en principe, vont vous rappeler une dernière fois la manière d’effectuer chacune des manoeuvres imposées et vous en préciser les critères de cotation.
Ensuite, vous aurez la possibilité d’effectuer un tour de circuit avec votre moto, à allure réduite, afin de bien mémoriser l’enchaînement des 8 manoeuvres après quoi commencera véritablement l’examen.
L’examinateur vous posera certaines questions relatives à votre machine ainsi qu’aux points qu’il est bon de vérifier avant tout départ.
Assurez-vous que vous connaissez votre moto par coeur et sachez ce qu’il convient d’y vérifier régulièrement. Pensez notamment aux témoins d’usure des pneus, leur pression, l’usure des plaquettes, le niveau du liquide de frein, du liquide de refroidissement, de l’huile moteur, la tension de la chaîne, le fonctionnement des feux, du stop.
Assurez-vous que vous êtes capable de la placer sur son pied central, du moins si elle en est dotée.
Lors du demi-tour à effectuer en marche arrière, sachez que vous pouvez appuyer votre moto contre votre cuisse si besoin en était et que vous pouvez corriger votre mouvement en marche avant autant de fois que nécessaire afin de ne pas « mordre » sur les lignes …à condition de ne pas y passer la journée, bien entendu !
Vous constaterez que certains cônes du parcours sont rouge et blanc et d’autres jaune et noir.
Les rouge et blanc sont prévus pour délimiter votre trajectoire tandis que les jaune et noir sont ceux sur lesquels il est nécessaire, voire indispensable, de porter votre regard pour exécuter correctement la manoeuvre à laquelle ils sont associés.
Il en va ainsi lors du slalom et du tracé du double « huit », lors de la négociation de la courbe (demi rond-point) à 30 km/h., lors de l’évitement d’obstacle et lors du freinage de précision.
Pour réussir l’évitement, rassurez-vous, il n’est pas indispensable de savoir appliquer la technique dite du « braquage inversé ».
En effet, la vitesse minimum imposée (50 km/h sur sol sec et 45 km/h sur sol humide), la distance dont on dispose pour éviter l’obstacle (10 mètres) et la largeur de celui-ci (2,5 mètres) intègrent des paramètres suffisamment généreux que pour pouvoir réussir cette manoeuvre par un braquage traditionnel.
Donc, pas de complexe à ce niveau !
Par contre, vous devez impérativement veiller à ne pas couper les gaz et à ne pas toucher à vos freins avant d’être passé devant le « radar ».
La grande majorité des échecs s’explique par un passage à une vitesse trop peu élevée (entre 45 et 49 km/h sur sol sec)
Pour mettre toutes les chances de votre côté dans l’épreuve de lenteur (10 mètres à parcourir en un temps minimum de 12 secondes), adoptez déjà votre vitesse de croisière plusieurs mètres avant de pénétrer dans zone chronométrée.
Vous disposez, en effet, de 23 mètres, en ligne droite qui plus est, pour vous préparer à entrer dans cette zone ! Donc, pas de précipitation, mais bien de la détermination à évoluer le plus lentement possible sans mettre pied à terre, comme vous l’avez fait auparavant, à maintes reprises, dans la circulation.
Enfin, lors du dernier mouvement, le freinage d’urgence à 50 km/h. minimum, efforcez-vous une fois encore de ne pas couper les gaz et de ne pas freiner avant d’être passé devant le radar tout comme pour l’évitement.
De plus, au moment où vous vous arrêtez, ne bougez plus d’un centimètre, restez totalement immobile, parce que l’examinateur va venir immédiatement contrôler votre distance d’arrêt par rapport à la vitesse à laquelle vous êtes passé devant le radar.
Dès lors, si vous reculez un peu, vous trichez et vous risquez l’annulation alors que si vous continuez à avancer, à l’inverse, vous vous défavorisez!

En ce qui concerne le parcours sur la voie publique.
Cette seconde partie ne peut avoir lieu que si la première partie est réussie.
Attention, il ne suffit pas de se contenter de respecter le code de la route. Cela est nécessaire mais pas toujours suffisant.
Voici quelques points à ne surtout pas oublier.
– marquer l’arrêt à un STOP et donc y mettre (au moins) un pied à terre et immobiliser complètement sa moto
– tourner la tête aux carrefours surtout lorsqu’on n’y est pas prioritaire
– céder le passage aux piétons qui sont engagés sur leur passage protégé ou qui attendent à son extrémité le moment de pouvoir le faire
– utiliser la bande des bus pour changer de direction vers la gauche ou, le cas échéant, vers la droite
– éviter de pénétrer dans une rue à sens interdit ou à circulation locale
– s’arrêter lorsqu’un feu passe à l’orange fixe et, à fortiori, lorsqu’il est rouge
– contourner les îlots directionnels par la droite (sauf dispositions particulières)
– céder le passage aux conducteurs prioritaires et ne pas profiter d’une mobilité supérieure à la leur pour leur brûler la politesse
Cela dit, veillez également à votre position sur la machine, vos trajectoires, l’adaptation de votre vitesse, votre attention vis-à-vis de votre environnement, votre anticipation, les distances de sécurité, votre habileté, vos reflexes, etc.

Conclusion : après une bonne préparation, efforcez-vous de donner le meilleur pendant une petite heure.
Pensez aux bons moments avec les potes et bon courage pour les épreuves

Didier
50 ans - Policier dans la Province de Namur - passionné de deux roues - co-créateur de la journée sécurisation moto - un faible pour les sportives et les super motards

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