BMW F800R – 2012

La BMW F800 erre?
Moto plaisir, la F800R bouscule encore un peu plus les standards BMW, et complète une gamme déjà riche qui inclut la F800S (sport), F800ST (sport tourisme), F800GS (trail) et enfin, la F650GS (trail routier). Cette F800R innove puisqu’elle ne partage pas tout avec sa devancière, tant au niveau de la partie-cycle qu’au niveau du moteur.

BMW F800R – 2012

Une météo  » farceuse  » a quelque peu perturbé les essais mais aura au moins permis d’essayer cette petite BMW dans plusieurs situations tant printanières qu’automnales, l’été étant aux abonnés absents, dont une belle « drache » sur les pavés bruxellois, que même nos confrères parisiens nous envient !Si la F800R partage son bicylindre vertical de 800cm3 avec ses a&icirc.nées, celui-ci conna&icirc.t quelques modifications au même titre que la bo&icirc.te de vitesses. Les culasses sont inspirées des nouveaux modèles de K1300, et contrairement aux autres F800 équipées d’un graissage à carter sec, celle-ci possède un graissage à carter demi-sec avec une pompe qui refoule l’huile du moteur à la bo&icirc.te. Le tout donne une motorisation qui gagne 2 CV pour atteindre 87ch à 8000tr/min et affiche un couple maximal de 86Nm, mais un peu plus haut, à 6000 plutôt qu’à 5800 sur la S, et ça se sent. In fine, la bo&icirc.te de vitesses a une démultiplication finale qui lui est propre, sur les 3 derniers rapports.

En route !
2000 tours sinon rienLa prise en mains est agréable, et la taille de guêpe de notre machine, malgré la selle d’origine un peu basse pour moi, permet de faire corps avec la belle…

BMW F800R – 2012 BMW F800R – 2012

La F800R comme tout twin, a une plage d’utilisation limitée, ici, pas de régimes affolants, la Béhème joueuse trouve sa plage d’utilisation idéale entre 3500 et 7000 tr/min.Sur notre machine d’essai (315 km seulement au compteur), le fait de passer en dessous des 2000 tours ne lui faisait vraiment pas plaisir. A 1500 t/m en troisième, il ne fallait même pas essayer : calage assuré !Elle devrait néanmoins, avec un peu de réglages, accepter de descendre plus bas dans les tours sans pour autant rechigner à reprendre sur un filet de gaz si la conduite requiert plus d’attention ou si c’est le mode  » balade ON  » qui est privilégié.Notre machine d’essai avait quelques  » pets  » à la décélération, mais quelque 300 km plus loin, le bicylindre vertical a su se montrer nettement plus dynamique, en répondant bien aux sollicitations du pilote pour une conduite plus sportive.Ce twin garde cependant une réponse très linéaire qui facilite grandement l’efficacité du pilotage surtout sur les petites routes viroleuses, où notre F est particulièrement à son aise.De toutes façons, les 3 derniers rapports spécifiques font que la machine tire court, et ajouté au manque de protection du petit saute-vent, c’est hors des grands axes qu’on prend le plus de plaisir à son guidon, et, bien chaussée, elle colle littéralement au revêtement.

BMW F800R – 2012

En ville : la guêpe se faufileCette F800R se faufile avec aisance dans les embouteillages bruxellois, probablement les autres aussi…Facile à emmener, elle est également très réactive aux contrebraquages, ce qui est un vrai régal pour qui sait en user, cela permet de  » placer  » la machine où l’on veut, surtout en situation d’évitement d’urgence !A la ville comme à la campagne, le freinage progressif mais puissant et l’ABS bien dosé, font merveille !

F 800R au long cours
Au long cours…La bo&icirc.te de vitesses de notre BMW d’essais n’était pas  » normale « . Quelques faux points morts et quelques difficultés à descendre les rapports, m’ont fait penser que le rodage de cette pièce mécanique est plus long que prévu…De fait, après 300 km à un rythme plus  » dynamique « , les rapports passaient mieux et la boite était moins revêche.La sonorité, feutrée, mais néanmoins présente, de l’échappement haut ressemble, à certaines fréquences, à celle d’un boxer! Amusant, on croirait s’être parfois trompé de machine.

BMW F800R – 2012

Pour la partie-cycle, la F800R conserve les cadres des S et ST, les treillis étant réservés aux GS. Elle abandonne par contre le monobras des S/ST pour un double bras oscillant (ce n’est pas le même que sur les GS) et la transmission par courroie au profit d’une cha&icirc.ne à joints toriques. Des solutions plus conventionnelles qui permettent aussi de baisser le prix de cette  » petite  » BMW R.Fourche et amortisseur sont fermes mais pas excessivement, pour favoriser l’usage joueur qui se dégage dès qu’on prend le guidon.A noter, la F800R est dotée en équipement standard, d’un amortisseur de direction.Le freinage est signé Brembo et est assuré à l’avant par deux disques de 320mm et à l’arrière par un grand disque de 265mm. Etonnamment avec ce grand diamètre, l’arrière n’est pas vraiment mordant, ce qui est idéal pour  » écraser  » la machine toute en continuant à accélérer en courbe serrée…La pédale de frein est bien trop petite pour les grands pieds, qui doivent aller la chercher à l’intérieur !Le levier commandant les freins avant, est pour sa part très efficace. L’attaque n’est pas réellement brutale, mais cela freine très vite, très bien et la puissance se maintient pour un freinage impeccable et sans  » fading « .Encore une fois, l’ABS de cette petite BMW R est discret mais redoutablement efficace, et l’on ne dénote ni vibration gênante ni modification de trajectoire.La partie cycle est très vive et très agile et permet une conduite extrêmement précise et ce, sans avoir besoin d’une grande expérience pour en profiter pleinement. La monte de pneumatiques Metzeler Sportrac, est impeccable et n’est jamais prise en défaut.Sur tous types de revêtements, tant citadins que ruraux, cette combinaison pneus/partie-cycle bien accordée, fait merveille !Un régal dans les petits coins…Petit bémol, le rayon de braquage pourrait être bien plus faible… ce n’est pas une Italienne, mais on n’en est pas loin, et je sais de quoi je parle.Le point fort à retenir de cette F 800R, est certainement cette grande facilité de conduite, qui même pour les grands gabarits, est vraiment un plaisir.

Equipement, et toute cette sorte de choses…
Au rayon Equipement / Accessoires, la F800R possède un nombre d’accessoires conséquent comme sur toute la gamme BMW Motorrad.La machine essayée (et photographiée) est équipée du saute-vent de la même couleur que la moto, de clignotants à LED, d’un ordinateur de bord (température de l’air, indicateur de rapport engagé, consommation moyenne, consommation instantanée, etc.), de poignées chauffantes et de valises… enfin, valises… deux  » beauty-cases  » qui permettent d’emporter une combinaison de pluie, une brosse à dents électrique, un string, un maillot de rechange et deux sandwiches ! Rouge à lèvres et verre à dents en sus !Pour tout autre volume (PC, porte-documents A4…), prévoir un sac à dos ou un kitbag sur la selle (sans crochets) !Le GPS n’était malheureusement pas dispo.La F800R au catalogue est moins richement accessoirisée mais le passager profitera tout de même des poignées. Sous la selle, se cachent quelques outils, mais aucune place n’est disponible. Chose assez exceptionnelle dans la production actuelle, BMW a pensé aux morphologies nordiques puisque cette machine, en plus d’avoir une selle  » taille de guêpe « , est également disponible en 3 hauteurs : 775mm, 800mm et 825mm, soit un écart de 5 cm entre les deux extrêmes. La hauteur n’est pas réglable, il s’agit en réalité de selles de remplacement et différentes. Il faut la demander lors de l’achat, cette selle est offerte !

BMW F800R – 2012

J’ai aimé / Pas aimé :La BMW F800R met évidemment l’accent sur la facilité de conduite avec une position plus « décontractée » au quotidien que sur les S/ST et moins typée que sur les GS, dont elle partage une consommation qui reste faible (environ 4.1 -4.8 L aux 100km, la machine étant encore en rodage, je n’ai pas osé ouvrir comme un sauvage, me contentant de deux pointes de vitesse progressives).Si elle revendique sa différence esthétique dans la gamme, elle se distingue surtout par une très grande facilité de prise en mains qui saura mettre en confiance les moins expérimentés et soutenir un rythme très sportif pour les autres.La position du guidon ne peut être modifiée sans outillage spécial, je n’ai donc pu l’adapter à ma main. La position de celui-ci, combinée à la selle basse, sur long trajet, fait assez mal aux mains, surtout la gauche dont la force d’appui est supérieure à celle de la poignée de gaz.Une partie de ce phénomène incombe probablement aux poignées chauffantes, qui ne sont guère épaisses et très dures.Je suis s&ucirc.r qu’en modifiant ne f&ucirc.t-ce que la position du guidon de la F 800 R, ou en y greffant un guidon un peu plus haut et un peu plus cintré vers le pilote, on devrait arriver à une position de conduite presque parfaite permettant de mieux  » rentrer  » dans la moto.Le saute-vent est joli, mais plus vraiment efficace une fois les cent dix km/h dépassés… Attention également aux trottoirs et à la vulnérabilité du filtre à huile !Les rétroviseurs en forme de losange, sont beaux, mais pour ma part, je vois trop mes épaules… et impossible de les régler autrement qu’en desserrant les commodos, donc en modifiant itou la position des leviers… dommage.

BMW F800R – 2012 BMW F800R – 2012

Dommage aussi les vibrations qui apparaissent dans les rétros entre 110 et 130 kmh , cela  » floute  » un peu la vision, mais cela n’a rien de catastrophique.Le son du klaxon ressemblait plus au glapissement d’un chihuahua asthmatique qu’à un avertisseur digne de ce nom, mais je n’ai pas touché au réglage pour tenter d’en tirer une meilleure sonorité… à faire en concession avant de subir les quolibets des passants en rue !Consommation de l’essai : 4.8 L/100 sur un parcours mixte : 1/3 ville/ 1/3 route / 1/3 autoroute : pas mal du tout !

Conclusions
Alors : Achat / Pas achat ?Certainement, même si cette machine n est pas une moto de légende, mais dans la mesure où le prix de vente de cette F800R est raisonnable et les entretiens moins onéreux que sur les vaisseaux amiraux de la marque, elle constitue un excellent choix pour un pilote pouvant en tirer la quintessence. Hormis quelques défauts relativement aisés à corriger ou à améliorer, la machine n a pas de vice de forme, et le rapport plaisir/prix/efficacité est à l avantage du consommateur, qui sera satisfait de cet achat. Comme la majorité des BMW, cette moto décote très peu, et il est possible, suivant modèle, de faire de bonnes affaires tant en concession qu’en occasion.Le modèle essayé est équipé de l’ABS (775 &euro.), des poignées chauffantes (215 &euro.), ordinateur de bord (160 &euro.), saute-vent couleur de la moto (rouge magma), clignotants LED (105 &euro.) et de la prise de courant (25 &euro.).

BMW F800R – 2012

Evolutions :Toujours en avance, BMW qui fut la première marque à présenter une moto de série avec ABS en 1988, anticipe la loi qui imposera l’ABS en 2016 sur toutes les motos vendues en Europe. A partir du millésime 2013, toutes les BMW seront donc équipées de série avec l’ABS ! Pour le reste, peu de changements pour la F800R, hormis l’apparition de deux packs et de nouveaux coloris. Le Dynamic Package gratifie ce petit roadster BMW d’un spoiler moteur, d’un feu et de clignoteurs à LED et d’un dosseret de selle amovible, tandis que le Touring Package comprend des poignées chauffantes, l’ordinateur de bord, une prise 12V, un porte paquets et une béquille centrale. Apparaissent les coloris Racing blue/Alpine white et Sapphire black, les combinaisons blanc/noir et Rouge Magma/Aluminium comme celle de notre essai, vont aux oubliettes, snif, c était bô.

BMW F800R – 2012

Bruno

Fiche technique
MoteurBicylindres à quatre temps, refroidi par eau, DOHC, lubrification à carter secCylindrée 798 cm3Puissance 64 kW (87 cv à 8.000 t/min ou 25 kW (34 cv à 7.000 t/min)Couple 86 Nm à 6.000 t/min (58 Nm à 3.250 t/min)Démarreur électrique Pot catalytique 3 voies réglé par sonde lambda aux normes antipollution Euro 3Injection électronique, gestion du moteur numérique avec régulateur anti-cliquetis intégré(BMS-K+TransmissionEmbrayage multidisques à bain d’huile à commande manuelleBo&icirc.te de vitesses à six rapports commandée par crabots, intégrée au bloc moteur Transmission par cha&icirc.ne avec amortisseur de couple dans le moyeu ARPartie cycleCadre périmétrique en aluminium, moteur intégré à la structure portanteLongueur 2.056 mmLargeur 826 mmHauteur de selle 775mm / 800mm / 825mmEmpattement 1,520 mmGarde au sol 120 mm (env. 3 cm en moins avec le sabot) Poids tous pleins faits : 199 kgCharge utile : 206 kgSuspension avant : Fourche télescopique, fourreaux de 43 mm de diamètreSuspension arrière : Double bras oscillant en alu coulé avec BMW Motorrad Paralever ,combiné ressort/amortisseur central à mécanisme à leviers, précontrainte du ressort à réglage hydraulique en continu par molette,amortissement réglable en détente.Angle de chasse 65&deg.Chasse à la roue 90.7 mmFrein avant Bidisque flottant, diamètre 320 mm, étrier fixe à 4 pistonsFrein arrière Monodisque, diamètre 265 mm, étrier flottant monopistonRoues En aluminium coulé 17″Pneu avant 120/70 ZR 17Pneu arrière 180/55 ZR 17Contenances Réservoir 16 l (Réserve env. 3 l )Prix (raisonnable) : 8200 euros
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