Bikers’Cla​ssics Jean-Franà§Ã¢â‚¬â€¹ois Baldé et Armstrong Motorcycle​s

Bikers’Cla​ssics Jean-Franà§Ã¢â‚¬â€¹ois Baldé et Armstrong Motorcycle​s
Jean-François Baldé : Vingt ans de carrière et de podiums…Jean-François Baldé est un de ces pilotes dont on connaît le nom mais dont on n’imagine pas la valeur du palmarès. Ayant aujourd’hui atteint la soixantaine, cet originaire de Mulhouse a disputé 200 Grands Prix, en a remporté cinq mais est aussi monté 26 fois sur le podium. Cela lui valut d’être vice-champion du monde en 250cc derrière l’Allemand Anton Mang et trois fois troisième du mondial 350cc. Une catégorie ou, en 1982 il fut à deux doigts de remporter le titre.
Bikers’Cla​ssics Jean-Franà§Ã¢â‚¬â€¹ois Baldé et Armstrong Motorcycle​s Bikers’Cla​ssics Jean-Franà§Ã¢â‚¬â€¹ois Baldé et Armstrong Motorcycle​s
S’il naît à Mulhouse, Jean-François se retrouve à Hyères à l’âge de 13 ans. Sous le soleil du midi, il va très vite se passionner pour la moto et disputer sa première course cinq ans plus tard. Au guidon d’une Suzuki 250 il se fait suffisamment remarquer pour que Guignabodet, important concessionnaire de la côte, lui apporte son soutien. C’est d’ailleurs plutôt en endurance qu’il se fait remarquer dans l’hexagone. En 1976, sur une Yamaha TZ compétition client, il se lance dans les Grands Prix et attire l’attention de Kawasaki. Il forme avec Anton Mang et Kork Ballington le fer de lance de l’écurie verte. En 1980, il terminera 3ème des quarts de litre derrière ses deux compagnons d’écurie. Même s’il connaît le chemin du podium, il n’est pas encore parvenu à grimper sur la plus haute marche. Dès l’entame de la saison 81, c’est chose faite : il domine le G.P. d’Argentine !Par la suite, en France, en Grande-Bretagne, en Hollande et en Afrique du Sud, il connaîtra encore ce bonheur. Les saisons 81 et 82 constituent les meilleurs moments de sa carrière. Il y joue longtemps le titre tant en 250 qu’en 350cc.
Par contre, année noire en 83. Repris dans l’écurie d’Alain Chevallier, il débute par un succès en Afrique du Sud devant Didier de Radiguès son compagnon de team, mais est victime d’une méchante chute en cours de saison et s’arrache les ligaments du genou.Pour son retour, il fait partie de l’aventure de la « Pernod », une 250cc élaborée et totalement construite en France. Malgré sa combativité et son pilotage précis, il ne retrouve pas les succès de jadis et décide, en 1989, à 39 ans donc, d’arrêter la compétition. Il ne quitte pourtant pas le milieu puisqu’il fut longtemps consultant sur les G.P. pour plusieurs chaînes de télévision.Comme on le constate Jean-François Baldé, pilote toujours très sympathique et ouvert au public, a vraiment sa place aux Bikers’ Classics des 1er, 2 et 3 juillet prochains.
Armstrong marche sur les Bikers’ Classics.L’histoire d’Armstrong Motorcycles commence à la fin des années septante quand les petites compagnies que sont Cotton et Barton s’associent. Terry Wilson, le patron de Cotton, a développé, sur base d’un moteur autrichien Rotax, une 250cc particulièrement compétitive. Une version 350cc suivra. Les premiers succès sont d’abord locaux, avant que Steve Tonkin ne remporte le IOM TT Junior et que Jeff Sayle ne complète ce succès par une quatrième place. Nous sommes en 1981 et dans la foulée Tonkin s’empare du championnat britannique, une couronne qu’il conservera d’ailleurs en 1982. Ce doublé Niall Mackenzie le signera à son tour en 1985 et 1986, au guidon de la 250 officielle.
Bikers’Cla​ssics Jean-Franà§Ã¢â‚¬â€¹ois Baldé et Armstrong Motorcycle​s Bikers’Cla​ssics Jean-Franà§Ã¢â‚¬â€¹ois Baldé et Armstrong Motorcycle​s Bikers’Cla​ssics Jean-Franà§Ã¢â‚¬â€¹ois Baldé et Armstrong Motorcycle​s
Deux saisons particulièrement prolifiques pour la marque qui, avec Donnie McLeod s’accapare des deux premières places du championnat anglais.Mais l’exploit le plus retentissant viendra de McLeod sur le circuit de Francorchamps. Lors du G.P de 1986, il rivalise avec l’Espagnol A. Pons et obtient la seconde place au détriment de Cornu, Dominique Sarron, Alan Carter et Cardus.
Ainsi un petit constructeur anglais mettait à mal la domination des grandes marques japonaises. Il se distinguait également par les innovations techniques qu’il proposait et qui convainquirent quelques grands noms de l’époque comme Carter, Chas Mortimer, Tony Head.L’usine développa notamment les premiers châssis et bras de suspension en fibre de Carbone jamais utilisés en course, fit breveter un système de suspension et exploita une alimentation par injection.Ces nombreuses innovations étaient dues, côté moteur, à l’ingénieur Barry Hart qui allait même dessiner un 500cc trois cylindres confié à Niall MacKenzie. La cylindrée de ce moteur sera portée à 750cc pour équiper le side-car avec lequel Nigel Rollason remporta le TT 86.Cette saison 86 allait être la plus prolifique, mais également la dernière complète de l’Armstrong Factory G.P. Team. La raison en fut simple : Armstrong se tourna vers la production de motos militaires (qui seront baptisées par la suite Can Am) après sa vente à Harley Davidson. La division racing sera reprise par Colin Hopper qui continua à développer le potentiel bon an, mal an. En 1990, Hopper revendait cette division à un fabricant de kart.
Il faudra attendre près de vingt ans, en 2009, pour que le nom d’Armstrong réapparaisse dans le monde de la moto. Au travers du Rave Motorsport, quelques amis décidèrent de faire revivre la marque et s’attelèrent à la restauration de deux motos au départ de moteurs employés en 1983.Ce sont ces 250cc que, grâce au Rave Motorsport, nous aurons le plaisir d’admirer et de voir en piste aux mains de Donnie McLeod lors de la 9ème édition des Bikers’ Classics qui se tiendra les 1ier, 2 et 3 juillet sur le circuit de Spa-Francorchamps.Un retour sur le lieu du plus bel exploit de l’usine qui mérite d’être vécu.

Articles similaires

Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

[fbcomments url="http://peadig.com/wordpress-plugins/facebook-comments/" width="375" count="off" num="3" countmsg="wonderful comments!"]

Suivez-nous

15,364FansLike
201FollowersFollow
2,530SubscribersSubscribe
Publicité

Populaire cette semaine

Yamaha Tracer 900 GT, la même en mieux.

Lancée sur le marché en 2015 sous le nom de MT-09 Tracer, la Sauterelle surexcitée de la firme d’Iwata subit en 2018 une profonde...

Kymco Maxxer 300

Encore du boulot ! Kymco cartonne au hit-parade français alors qu'il commence seulement à s'implanter. Cette année, les Taiwanais agrandissent leur famille avec...
Publicité