Yamaha X-Max 250
Because life is a sport!
Ainsi commence le dossier de presse décrivant ce modèle. En effet, les ingénieurs de Yamaha donnent le ton en matière de sportivité dans le segment maxi-scooter, privilégiant le plaisir de conduite, tout en apportant leur pierre à l’édifice afin de pallier les problèmes de mobilité bien connus dans nos villes.
Le mot « fun » a donc guidé les géniteurs du X-Max, et force est de constater qu’ils sont parvenus à allier le sport et l’utilitaire dans cet engin fort bien conçu, capable de vous emmener en ville comme en dehors, en libérant des sensations plus proches de celles ressenties au guidon d’une moto qu’aux commandes d’un autre scooter.
Plaisir de conduite
En selle, donc ! Le moteur réagit immédiatement au coup de démarreur, en prenant garde toutefois de saisir un levier de frein. La sonorité du 249,78cc 4-temps est étouffée, feutrée, à cause du volumineux silencieux et des normes actuellement en vigueur. Cela ne laisse pas présager ce dont cet engin est capable, en effet, avec une puissance de 20 chevaux, la réponse aux gaz est franche, l’extraction du trafic aisée ; plus on tourne la poignée de droite, plus la poussée continue, sans à-coups grâce à la transmission automatique, et on arrive à une vitesse de pointe affichée de près de 160 km/h, étonnante si l’on considère les données constructeur mentionnant 125 km/h... Alors, compteur optimiste, ou faute de frappe ? Au rayon mécanique, le moteur a été placé très bas, le radiateur et la batterie ont été avancés, et sont situés dans le tablier avant. Le réservoir, d’une contenance de 12,5 litres, prend place sur le plancher, entre les pieds du pilote, tout ceci permettant d’abaisser le centre de gravité, ce qui assure au X-Max un comportement routier des plus joueurs.
La partie cycle, composée d’un cadre en tubes d’acier, repose sur des roues de grand diamètre (pour un scooter s’entend), de 14’’ à l’arrière et de 15’’ à l’avant, l’empattement est relativement long pour lui assurer une bonne stabilité sans toutefois nuire à la vivacité, les suspensions sont confiées à une fourche télescopique, et à deux combinés ressorts réglables en précontrainte qui s’avèrent très fermes, voire parfois trop rigides sur route dégradée, où la tenue de cap s’apparente parfois à du rodéo... Sur un billard, il se comporte admirablement, comme posé sur un rail, permettant des prises d’angles « pas possibles », réagissant à la moindre impulsion sur le guidon, inspirant très rapidement confiance à son pilote qui en redemandera. Le fun avant tout ! Pour freiner ses ardeurs et ses 164 kg, il peut compter sur un disque de 267 mm à l’avant, et sur un disque de 240 mm pour l’arrière, qui se montrent efficaces si on n’hésite pas à tirer fort sur les leviers. Au niveau consommation, lors du test, le X-Max n’a brûlé qu’entre 3 et 3,5 litres d’essence pour 100 km, les arrêts à la pompe pouvant donc être espacés de 350 à 400 km. Pas mal, le scooter au long cours…
Pour avoir effectué un premier galop d’essai sous une pluie battante, la protection offerte par le tablier et la bulle s’avère satisfaisante. Notons cependant que la découpe entre le bloc guidon et le bas du bouclier laisse ruisseler l’eau, rinçant proprement les genoux du pilote. Pantalon de pluie vivement conseillé ! La tête se trouve épargnée des remous grâce au pare-brise dont la courbure permet une déviation fort efficace de l’air. Certaines turbulences génèrent quelquefois une poussée dans le dos, mais à plus vive allure.
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